‹ Traité pratique d'auscultation, ou, Exposé méthodique des diverses applications de ce mode d'examen à l'état physiologique et morbide de l'économieChapitre 59 sur 74 · BRUITS DU CŒUR FCETAL · texte numérisé non relu

BRUITS DU CŒUR FCETAL

Le bruit fœtal une fois bien constaté peut, dans Tétat de maladie, éprouver diverses modifications, être accompagné d'un bruit de souffle (1), et cesser d'une manière définitive avec la vie du fœtus. D'ailleurs, pendant tout le temps de sa durée, il reste, en général, indépendant de la circulation maternelle, et il n'est point influencé par les troubles que cette dernière peut présenter. Pendant des accès d'éclampsie, M. Depaul a perçu les pulsations redoublées avec leur rhythme ordinaire, il a même vu, pendant plusieurs maladies aiguës, le pouls maternel s'élever jusqu'à \kO pulsations, et celui du fœtus rester à 130 ou 135, comme avant l'affection intercurrente.

femmes qui avaient dépassé le quatrième mois, sans toutefois être arrivées au delà de la dix-neuvième semaine, il a entendu vingt-cinq fois les doubles battements, et dans sept cas d'absence, l'enfant avait cessé de vivre dans la cavité utérine. — Sur 307 femmes qui étaient entre le cinquième mois et la fin du neuvième, il les a trouvées 281 fois ; dans vingt cas, il n'a pu les constater, parce que le fœtus était mort. — Enfin , en réunissant les chiflYes de plusieurs observateurs, il en résulté que sur un nombre de 906 femmes auscultées dans les trois derniers mois de la gestation, les bruits du cœur fœtal ont manqué huit fois seulement. (Depaul, ihid,, p. 245 et suiv.)

(1) M. Depaul ^ pu vérifier la réalité de ce souffle cardiaque du fœtus, puisque dans trois cas où il l'avait observé pendant la vie intrar-utérlne, il a pu le retrouva sur les enfants après leur naissance.

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Diagnostic différentiel. — Les bruits du cœur fetal sont d'ordinaire caractéristiques par leur timbre , et surtout par leur rapidité ; dans Timmense majorité des cas, ils ne sauraient être méconnus. Cependant, sous Tinfluence de causer diverses, le pouls de la mère peut s'accélérer, et monter à 120, 140 par minute, tandis que, pendant ce temps, le pouls du fœtus ne variera point; en outre, les bruits du cœur de la mère se propagent quelquefois jusqu'au-dessous de rombÛic. St donc ces deux circonstances (accélération et trans^ mission étendue des battements) se trouvaient réunies , l'erreur serait possible ; mais elle se dissiperait bientôt lorsque, par une comparaison plus attentive des pulsations maternelles et fœtales , on s'assurerait qu'elles ne sont pas synchrones. A la rigueur, il ne serait pas impossible que le synchro- Disme existât ; mais alors si les doubles battements af^rtiennent à la mère, en eokistatera leur augmentation d'intensité, à mesure qu'en auscyltant» on se rapprochera de la région précotrdidô ; s'ils dépendent du fœtus oa trouvera letu* maxÎBiatt sur un des points de l'abdomen corre^ndant att globe utérin. On pourrait encore éclaircir la question en imprimant à la circulation de la mère une nK)diflcation acci<lentelle qui resterait sans kxn flœnce sur la circulation du fœtus. — Quant aux pulsations de l'aorte , on ne saurait les confondre

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