‹ Traité pratique d'auscultation, ou, Exposé méthodique des diverses applications de ce mode d'examen à l'état physiologique et morbide de l'économieChapitre 61 sur 74 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

chique {bronchophonie vrate). Il se lie à dea altérât tiens ordinairement semblables, mais moins étendues ou moins marquées.

B. La voix bronchdque est une résonnance beau* coup plus forte que le retentissement normal ; eUe est remarquable par son intensité, son étendue, sa fixité^ sa pennanence. EUe coïncide presque U>^^ jours avec la respiration bronchique.

On peut la constater dans la dilatation des brvnches; dans la pleurésie et surtout dans l'induration du poumon. — Mais en raison de la rareté de la dilatation des bronches, c'est presque toujours une induration pulmonaire qu'annonce la bronchophonie: or , de toutes les altérations où la densité du poumon est augmentée, la pneumonie et les tubercules sont incomparablement les plus communes. Les conditions de la voix bronchique étant mieux remplies dans la pneumonie que dans les tubercules , elle est plus prononcée dans cette première maladie que dans la seconde; elle n'existe guère que dans certains cas de pleurésie^ et si alors elle est forte et étendue, ellepeui faire penser que i'épanchement pleurétique est compliqué d'induration pneumonique ou tuberculeuse.

C. La voix chevrotante (égophonie) est une résonnance partibulière de la voix qui prend ^n timbre plus aigre, et devient plus tremblotante et saccadée. On dirait parfois qiie le malade parle avec un jeton placé entre les dents et les lèvres (voi» de polichinelle},— Elle s'entend d'ordinaire d'un seul côté dans la moitié inférieure de la fosse sous-épineuse , et quand elle occupe une étendue plus considérable, c'est encore en ce point qu'elle est le plus prononcée; elle peut changer de siège dans les positions diffé-

620 RÉSUMÉ DES SIGNES STÉXHOSœPIQUES.

rentes du malade. Elle coïncide presque toujours ayec la faiblesse ou ral)senee du murmure vésiculaire à la base de la poitrine.

L*égophonie vraie annonce un épanchement pleural, presque toujours séreux, — Si elle est perçue â^uncôté seulement, avec coïncidence de fièvre, il y a pleurésie; 9if des deux côtés, sans fièvre, et avec hydropisie générale, il y a hydrothorax. Si elle apparait dans le cours d'une phUgmasie du parenchyme pulmonatre, et si de plus elle se déplace par les changements de position du malade, elle indique une pleuropneumonie.

D. Voix caverneuse (pectoriloquie). — Il y a rota; caverneuse, s'il nous semble, en auscultant un malade qui parle, que les vibrations vocales sont concentrées dans un espace creux , dont les parois renvoient à Toreille les sons plus ou moins distinctement articu* lés.— Elle est en général circonscrite à la partie supérieure de la poitrine , et coïncidot sok avec le râle caverneux, soit surtout avec la respiration caverneuse.

La voix caverneuse indique, comme le souffle caverneux, Texistence d'une dilatation bronchique en ampoule^ ou d'une excavation tuberculeuse, ou purulente^ apoplectique, gangreneuse.

De la rareté des dilatations bronchiques en ampoule et des excavations pulmonaires indépendantes de la phthisie, comparée à la fréquence des ciwemes chez les phthisiques, on conclura que neuf fois sur dix la voix caverneuse cmnonce une excavation tuberculeuse.

E. Voix amphorique. — EHe est caractérisée par une résonnance tout à fait semblable au bourdonnement métallique et caverneux que Ton produit en parlant à travers le goulot d'une grande cruche aux trois quarts vide.— Elle coïncide ordinairement avec

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