‹ Traité pratique d'auscultation, ou, Exposé méthodique des diverses applications de ce mode d'examen à l'état physiologique et morbide de l'économieChapitre 62 sur 74 · TOUX · texte numérisé non relu

TOUX

la respiration amphorique, et annonce, comme elle , un fmeumo-ihorax^ et plus rarement une vaste excavation limonaire,

ART. m.— AUSCULTATION DE LA TOUX.

L'oreille, appliquée sur la poitrine d'un homme sain, perçoit, au moment de la toux^ un bruit sourd et confus, accompagné d'une secousse qui ébranle la cavité pectorale. Ce phénomène mixte d'impulsion et de bruit est d'autant plus perceptible, qu'il se passe plus près de l'oreille, ou dims des tuyaux bronchiques plus volumineux, et que le malade tousse avec plus de force. La toux écoutée sur le larynx et la trachéeartère, et, chez les sujets à poitrine étroite, à la racine des bronches , a quelque chose de caverneux , et donne la sensation du passage rapide de l'air dans un tube.

A y état 'pathologique , la toux offre des caractères spéciaux : elle est bronchique ou tuhaire, caverneuse, amphorique.

Quand la toux est tubaire, Toreille éprouve la sensation que donnerait une colonne d'air traversant , avec beaucoup de bruit, de force et de rapidité, des tubes à parois solides. — Elle se manifeste dans les mêmes conditions que la respiration bronchique, et se lie surtout à Yhépatisation pulmonaire.

La toux caverneuse consiste en un retentissement plus fort et surtout plus creux que celui de la toux normale. Elle est accompagnée d'une impulsion contre l'oreille qui est tout à fait caractéristique. — Elle est un des signes les plus positifs de caverne pulmonaire.

622 RÉSUMÉ 0£S SiGNfiS 8TÊTH0SG0PIQUES.

La t&vœtmphorique est caractérisée par un retentissement métallique très-marqué ; elle annonce, avec la respiration et la voix amphorique, Texistence d'an pneumo'hydrotliorax ou d'une vaste excavation pulmonmre.

Tintement métallique.

On donne ce nom à un petit son argentin unique ou multiple , semblable au bruit qu'on produit en laissant tomber un ou plusieurs grains de sable dans unegrande coupe de métal. îl accompagne la respiration et la voix ; mais il est généralement plus manifeste pendant la toux.

Il atmonce l'existence , soit d'une très-grande caverne pulmonaire, soit d'un pneumo-thorait; ou d'un hydro-pneurhO'thôrax avec ou sdns perforatioh fistuleuse des bronches.

En raison de la rareté des cavernes assez spacieuses pour donner lieu à un tintement mêtatlique évidéni, ce phénomène, quand il est bien caractérisé^ est presque toujours V indice d*un pneumo-thorax. — Comme les épanchements gazeux de la plèvre existent rarement sans collection liquide ou sans perforation pulmonaire, si le tintement est produit d*une manière constante et manifeste, par la respiration el pat la voix, il est un signe presque pathognomonique d'un hydro-pneumo-thorax, avec communication fisluleuse de la plèvre et des bronches.

Bruit de fluctuation thoracique.

Dans l'état physiologique , la succussion ne manifeste aucun bruit dans la poitrine ; mais lorsqu'il y a

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