‹ Traité pratique d'électricité, a l'usage des ingénieurs et des constructeursChapitre 45 sur 120 · Na» H · texte numérisé non relu

Na» H

p désignant la résistance totale du circuit (cadre et galvanomètre) .

On peut éliminer — entre les deux équations précédentes ; on

trouve ainsi

4i:* n Na«

RO sia 4

Si a et R sont évalués en centimètres, Q étant évalué en seconde de temps, cette formule donnera la valeur absolue de p en unités CGS.

Introduisons maintenant dans le circuit une résistance a:, qui s'ajoutera à p, et recommençons l'expérience ; nous déterminerons p + j; et, par suite, x en unités CGS. La méthode de Weber permet donc d'obtenir la mesure absolue de la résistance d'un conducteur quelconque.

En particulier si ce conducteur est une colonne de mercure d'un millimètre carré de diamètre à la température de la glace fondante, la longueur qu'il faudra lui donner pour que la valeur correspondante de x devienne égale à 10' sera de 106 centimètres.

La colonne de mercure ainsi définie a la résistance d'un ohm ; c'est là l'étalon de résistance, le prototype légal.

126. Etalons de résistance. — On a fait, pour les besoins de la pratique, diverses copiés de l'étalon oAm, soit'en mercure, soit en fils métalliques.

Les étalons secondaires à mercure exigent l'emploi de tubes de verre. La figure 61 représente un de ces étalons. Le tube, plusieurs

fois recourbé sur lui-même, est Féuni par des anneaux en caoutchouc à des godets de grand diamètre, remplis de mercure, qui servent à établir tes prises de contact pour le passage d'uD courant; on tes ferme au moyen de bouchons k t'émeri lorsque l'appareil n'est pas en service. Le tube est plongé dans un bocal que l'on peut remplir soit de glace fondante, soit d'un liquide dont on mesure exactement la température en degrés centigrades. Si cette température n'est pas égale à zéro, il faut faire subir à ta valeur de la résistance de cet étalon secondaire une petite correction d'après la formule ^''■^- ^'■ R = Ro (1 4- 0,0008649 ( + 0,00000112 (»).

Les étalons secondaires en fil métallique sont ordinairement en maillechort, métal dont ta résistance varie avec la température suivant la formule

R = Ro {1 -H 0,00044 () ;

on emploie quelquefois aussi le platine-argent, le platine-or, le platine pur. La figure 62 représente un de ces étalons, muni de son thermomètre ; les deux barreaux recourbés sont en cuivre et servent aux prises de contact. Le fit, enduit de parafiîne, est placé entre deux cylindres métalliques que l'on peut i plonger dans un bain. '

Un étalon secondaire est toujours construit de manière que sa ^<S- t>2. résistance à zéro degré soit à peu près Vohm légal ; on indique la

température à laquelle cette résistance prend rigoureusement la valeur d'un ohm.

127. Rhéostats. — On donne le nom de rhéostats k divers appareils dont la résistance est connue approximativement.

Le rhéostat de Wheatslone (fig. 63) se compose d'un fil métalli-

que non recouvert d'une matière isolante qui s'enroule sur deux cylindres égaux parallèles, l'un conducteur L, l'autre isolant B ; ce dernier est muni d'une rainure hélicoïdale qui dirige les spires du fil en s' opposant h. leur contact. Les deux cylindi-es peuvent tourner dans le même sens, en sorte que le fd qui se déroule de l'un d'eux s'enroule exactement sur l'autre. Le cylindre isolant porte un cercle métallique auquel est soudée l'une des extrémités du ru. La prise de contacts se fait au moyen de deux frotteurs R et R', dont l'un s'appuie sur le cercle métallique du cylindre isolant et l'autre sur le cylindre conducteur dont la résistance est

négligeable. La résistance que cet appareil met en circuit est égale à celle du fil enroulé sur le cylindre isolant ; on peut la faire varier d'une manière continue et la connaître approximativement d'après l'indication donnée par une échelle m n placée entre les deux cylindres.

Le rhéostat à corde, qu'on appelle aussi rhéocorde, se compose d'un fil métallique, de résistance connue, tendu parallèlement à une règle divisée et d'un curseur métallique mobile le long de cette règle ; ce curseur prend avec le fil un point de contact dont on fait à volonté varier la position. Le courant arrive par l'extrémité du fil qui correspond au zéro de l'échelle et sort par le curseur ; la lecture de la division correspondant au point de contact fait connaître la longueur de fil et, par suite, la résistance mise en circuit.

128. Boites de résistance. — Les rhéostats les plus usuels s'obtiennent au moyen de bobines de résistance, constituées par Tenroulement cylindrique d'un fil métallique isolé, préalablement replié sur lui-même pour éviter les effets de l'induction. Etant donnée une série de ces bobines, dont les résistances diffèrent et sont connues d'avance, on peut faire varier, d'une façon discontinue mais avec de faibles soubresauts , la résistance mise en circuit.

Ces bobines sont ordinairement placées dans une botte spéciale, en adoptant les dispositions qui facilitentl'introduction de chacune d'elles dans le circuit.

Les deux extrémités d'une même bobine B aboutissent (fig. 64) à deux masses de cuivre a et b, laissant entre elles un intervalle qui peut être fermé par une cheville C. Cette clé métallique fait com- *'**?• 6*-

muniquer directement les deux blocs de cuivre, en mettant hors circuit la bobine B ; il suffit de l'enlever pour introduire dans le circuit la résistance de cette bobine.

Le dispositif le plus commode est celui des boites à décade (fig. 65). Les blocs de cuivre, au nombre total de 30, sont divisés

en trois groupes de 10, présentant chacun la disposition eîfculaire. On a dans le premier groupe, 9 bobines égales avec la résistance d'un ohms, dans le second groupe 9 bobines de 10 ohms, et dans le troisième 9 bobines de 100 ohms. La figure indique comment

1 l^fc.O)

U> loW

Fig. 65.

s*établissent les communications métalliques des divers groupes ; A et B sont les deux bornes d'attache. Les bobines sont ordinairement en maillechort.

129. Pont de Wheatstone. — Soit AMBN (fig. 66) un parallélogramme dont les quatre côtés représentent des conducteurs.

Nous supposons fixes et connues les résistances a et & des deux côtés AN et AM ; la résistance c du côté BM peut varier au gré de l'opérateur, en prenant diverses valeurs toujours connues ; la résistance x correspondant à un conducteur donné, représenté par le côté BN, est l'inconnue qu'il s'agit de déterminer.

A cet effet, faisons entrer le parallélogramme, par les deux sommets opposés A et B, dans le circuit extérieur AEB d une source d'électricité (pile ou machine). Etablissons d'ailleurs entre les deux autres sommets M et N une communication métallique munie d'un galvanomètre G.

Pour que l'envoi du courant de la pile ne fasse pas dévier l'aiguille du galvanomètre, il faut et il suffit que la valeur de la résistance auxiliaire c soit prise de manière à rendre égaux les potentiels en M et N sur le circuit bifurqué qui va de A en B.

Supposons que cette condition soit remplie ; désignant par V etV les valeurs du potentiel en A et en B, nous aurons

pour chute de potentiel de A en M, et

pour chute de potentiel de A en N ; comme ces deux chutes de potentiel doivent être égales, on a

d'où

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