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ENREGISTREMENT PHOTOGRAPHIQUE

Si les éléments du magnétisme II et i sont déterminés, la valeur de p. est immédiatement connue par l’une des équations

OU

t's H cos i

a = rr •

ni

Si H et i ne sont pas connus, il faut opérer comme nous l’avons dit pour le magnétomètre de Gauss; comme on l’a vu, les opérations déterminent la valeur de deux inconnues dont l’une est précisément pu

235. Enregistrement photographique des variations magnétiques. — Il est inutile d’insister sur les avantages que présente l’enregistrement continu des variations magnétiques comparé aux observations faites à des heures déterminées : le premier système seul permet de se rendre compte de tous les changements qui se produisent et qui n’ont quelquefois qu’une courte durée.

Comme les forces qui sont mises en jeu dans les phénomènes que nous étudions sont très minimes, on ne saurait songer à un enregistrement mécanique, le moindre frottement arrêtant le mouvement qui avait une tendance à se produire. Aussi le procédé employé est-il toujours l’inscription photographique: un miroir est lié à la pièce dont on veut étudier les changements de direction; un rayon lumineux de direction invariable tombe sur ce miroir et est réfléchi dans une chambre noire sur un papier photographique qui se déroule uniformément. S'il n’y a pas de variation, le faisceau réfléchi reste invariable de position et sa trace sur le papier mobile est une ligne droite; cette ligne est sinueuse, ondulée, au contraire, si le miroir venant à changer de direction le rayon lumineux réfléchi est dévié (la déviation de ce rayon est le double de celle du miroir) : l’étude de cette courbe sinueuse permet de se rendre compte de toutes les variations et même de les évaluer si l’on a eu soin, à l’avance, de faire une graduation par comparaison directe.

Gomme on ne peut avoir un seul rayon lumineux, mais seulement un faisceau, on dispose, entre la source de lumière et le miroir réflecteur, une lentille convergente tellement choisie que, après la réflexion sur le miroir qui alors est plan, le foyer se fasse sur le papier sensible. Quelquefois on supprime la lentille et l’on emploie un miroir concave tel que la source de lumière et le papier photographique soient deux foyers conjugués.

236. — Les dispositions que f on peut adopter sont variables suivant les circonstances que l’on rencontre; nous donnons la description des appareils enregistreurs installés au Collège de France par M. Mascart : cet appareil donne, par l’enregistrement photographique, les variations des trois éléments qui définissent le magnétisme terrestre en un point du globe.

« L’aiguille de déclinaison A (fig. 153) est un petit barregu de 3 centimètres de longueur muni d’un miroir. Un barreau analogue B porté par une suspension bifilaire en fils de soie donne les variations de la composante horizontale. Celles de la composante verticale sont fournies par une aiguille à couteau C oscillant comme un

fléau de balance. Une seule lampe au gazogène, dont l’éclat est comparable à celui d’une veilleuse, envoie par trois fentes abc de la lumière aux trois instruments de variations, et les trois images de retour peuvent, par un système de prismes réflecteurs, tomber sur une même plaque sensible mue par un mouvement d’horlogerie H (fig. 154). Sur chaque appareil de variations est installé un miroir fixe qui donne une image invariable de la fente pour servir de repère. La plaque sensible est du papier au gélatino-bromure placé entre deux lames de verre. Enfin, l’horloge est munie d’un contact électrique qui fait passer toutes les heures un courant momentané dans trois bobines situées respectivement auprès de chaque appareil; l’interruption produite ainsi surles courbes d’inscription permet de déterminer exactement l’heure de toutes les perturbations. »

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