BOUSSOLE DES SINUS
petite longueur ne permettrait pas de mesurer aisément les angles de déviation : on y adapte un index constitué par un long barreau placé perpendiculairement et qui se meut sur un cercle divisé; ce
Fig. 171. — Boussole de Gaugain. ( Ducretet ■)
barreau est en aluminium et fort léger, de telle sorte qu’il ne charge que très peu le pivot.
250. Boussole des sinus. — Pouillet donna une autre solution de la mesure de l’intensité des courants, à l’aide de la boussole des
sinus. Cette boussole (fig. 172) diffère de la boussole des tangentes, seulement en ce que le cercle sur lequel est enroulé le fil est mobile autour d’un axe vertical et que l’on peut mesurer les angles dont il tourne. Voici comment on se sert de cet appareil.
Le courant ne passant pas, le plan du cercle est amené dans le plan du méridien magnétique NS, pian qui est défini parla direction de l’aiguille aimantée librement suspendue sur un pivot au centre du cercle. On fait alors passer le courant, l’aiguille est déviée dans un certain sens; on rend le cercle libre et on lui communique un mouvement de rotation tel qu’il se rapproche de l’aiguille qui tend à s’écarter davantage. Mais, dans certains cas, elle s’éloigne moins vite que l’on ne rapproche le cercle, de telle sorte que l’on parvient à placer de nouveau l’aiguille ns dans le plan du cercle : on lit alors l’angle dont a tourné le cercle, angle qui est celui qu’il fait, comme l’aiguille aimantée, avec le méridien magnétique. Soit a cet angle; un raisonnement analogue à celui que nous avons fait ci-dessus donne immédiatement pour l’équation d’équilibre :