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PROPRIÉTÉS DES COURANTS INDUITS

électrolyte, on n’observera aucun effet, s’il s’agit de décomposer un sel dans lequel plongent deux lames du même métal, chaque courant détruisant absolument l’effet du courant précédent; s’il s’agit de la décomposition de l’eau acidulée (132) dans un voltamètre, les décompositions se feront alternativement d’une façon opposée et l’on recueillera un mélange d’oxygène et d’hydrogène dans chaque éprouvette.

L’effet sur un galvanomètre sera nul parce que la durée des courants est trop petite par rapporta celle des oscillations de l’aiguille; l’impulsion communiquée par la force est trop minime.

Les courants fournis par la bobine d’induction, sauf leur alter-

Fig. 248. — Bobine de Ruhmkorff avec interrupteur simple à mercure. (Gaiff c.)

nance et leur courte durée, obéissent aux lois générales des courants et produisent les mêmes effets. On l’a prouvé en les étudiant à l’aide du rhéotrope (193) qui servait à interrompre l’inducteur : un second rhéotrope monté sur le même axe et dont la disposition est facile à concevoir ne laissait passer que les courants directs ou que les courants inverses. On peut même imaginer qu’à l’aide d’une roue du même genre on puisse redresser les courants alternatifs et obtenir dans un conducteur des courants successifs toujours de même sens.

En ce qui concerne les effets calorifiques, qui sont très marqués, cette précaution est inutile, parce que la quantité de chaleur dégagée est indépendante du sens du courant.

354. — Les phénomènes sont différents si le circuit qui est traversé parles courants induits présente une solution de continuité :

des étincelles, qui paraissent presque continues si l’interrupteur marche assez rapidement, jaillissent entre les deux pointes et un galvanomètre ou un voltamètre placé dans le; circuit indique que le côurant direct paéSé seul, le cburant qui correspond à la rupture du courant inducteur. Cela tient à ce que la fôfcé élëchbmotride correspondante au courant i river se, forcé éléttfdriiôtfiéé qui é&t la plus faible, n’esf pas suffisante pour ' Vairihbé la résistance opposée par l’air, tandis que la force éléétromotricè' directe a une assez grande valeur pour produire cet effet.

355. Machine de Clarke. — Nous avons donné le principe de cette

machine et indiqué sa disposition générale : il nous reste seulement à signaler quelques détails.

L’aimant en fer à cheval porté sur un support vertical est généralement formé de lames superposées : entre ses deux branches et à la hauteur des pôles, le support est travérsé par un axe horizontal auquel un rapide mouvement de rotation est communiqué par l’intermédiaire de roues dentées et d’une chaîne sans fin ; la manivelle motrice est mue à la main.

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