‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 113 sur 240 · MOULINS A BROYER LE TLATRE, LA CHAUX ET LES CAILLOUX · texte numérisé non relu

MOULINS A BROYER LE TLATRE, LA CHAUX ET LES CAILLOUX

four est très-rapproché à cause de la chaleur; à cent mètres, il n’y a pas d’inconvénients pour les jardins.

Bruit du battage ou du broyage.

Prescriptions. — Les mêmes, quant à la disposition des fours que pour les fours à chaux. (Voir cet article, t. I, p. 590.) Engager à remplacer le broyage à la demoiselle par le broyage à la meule, qui diminue notablement la poussière et le bruit.

Permettre pour combustible, le bois, la houille, le coke, et un lignite abondant sur quelques points de la France, connu sous le nom de charbon-pierre (près Marseille, carrières de Belcodène, Saint-Savournin et Peypin), — qui est d’un prix très-peu élevé.

Moulin!,! à broyer le plâtre, In t-linux et les cailloux (2' classe). — 9 février 1825.

Détail des opérations. — Ce travail peut cire fait de deux manières, — par voie sèche et par voie humide. Celte dernière façon n’offre que fort peu d’inconvénients et pourrait certainement être placée dans la troisième classe.

Le plus habituellement, on emploie la voie sèche, à l’aide de meules, ou de batteries à pilons, qui ont l’inconvénient de donner beaucoup de poussière et de faire beaucoup de bruit.

On pourrait encore agir dans un tambour hermétiquement fermé.

Causes d’insalubrité. — Souvent, action grave sur la santé des ouvriers et sur celle des habitants voisins, par suite de la grande quantité de poussière de silex ou autres répandues dans l’atmosphère (Ophthalmie, irritation chronique des muqueuses nasales, pharyngienne et pulmonaire), pendant le travail par voie sèche.

Causes d’incommodité. — Bruit incessant.

Prescriptions. — Autant que possible, ordonner l’emploi de la voie humide , c’est-à-dire de mouiller le silex (c’est la poudre de silex qui est la seule véritablement dangereuse).

I’arvoie sèche, agir dans un tambour hermétiquement fermé.

Si cela ne peut avoir lieu, opérer à l’air libre, et dans un espace où l’air puisse être facilement renouvelé.

PLATRE

Si l’on agit dans un atelier, y pratiquer une cheminée d’appel à tirage énergique.

Faire porter un masque de toile métallique aux ouvriers, leur prescrire des lavages quotidiens de la figure en sortant de l’atelier.

Fermer toute ouverture donnant sur la voie publique pendant le travail.

Ne point adosser le moulin aux murs mitoyens.

Dépôts de plftlre «la us les villes.

Dépôts de plôtre. quand le dépôt pour la vente a lieu dans une boutique ouverte sur la rue (2* clause).

Dépôts de pWVtre, quand ce dépôt ou cette vente ont lieu dans le fond d'une cour (5* classe). — 1831.

Causes d’incommodité. — Poussière abondante produite par le tamisage et l'ouverture des sacs.

Bruit du battage.

Prescriptions. — Clore la devanture de la boutique.

Ne jamais secouer les sacs vides dans la rue.

Ne jamais encombrer la rue par l’amas de sacs ou de voitures. Tenir le sol de la rue correspondant à la boutique ou celui de la cour en parfait état de propreté.

Dans le cas où l'on broierait le piètre, pour le réduire en poudre plus fine, ne se livrer à cette opération que de huit heures du malin à sept heures du soir, et, dans ce cas, sur la rue, comme au fond de la cour, tenir fermées les ouvertures de l’atelier donnant sur la voie publique.

PLOCS DE COTON (Préparation df.s). Voir Coton, t. 1, p. 494. PLOMB (Industrie du).

Acétate de plomb (Fabrication de I’), sel de saturne (5* classe). — 14 janvier 1815.

Acétates de plomb. — Acétate neutre, ou sucre de saturne.

Détail des opérations. — 11 se présente dans le commerce sous la forme d’aiguilles agrégées, efflorescenles, de saveur sucrée, puis slvptique et soluble dans les sept dixièmes de leur poids d’eau.

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