‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 141 sur 240 · DISTILLATION DU BOG-IIEAD (HUILE DU GOUDRON · texte numérisé non relu

DISTILLATION DU BOG-IIEAD (HUILE DU GOUDRON

vée avec un lait de chaux, puis rectifiée. Elle est propre à l’éclairage quand sa densité ne dépasse pas huit cent dix millièmes. — Les produits secondaires consistent dans la paraffine, les huiles paraffinées ; on fait avec elles des bougies, des graisses pour les machines.

Causes d’insalubrité. — Danger permanent d’incendie, soit pendant l’extraction, soit pendant la préparation et la distillation.

Causes d’incommodité. — Odeurs vives, pénétrantes, désagréables.

Fumée.

Vapeurs d’huiles volatiles empyreumatiques, surtout si l’on opère à feu nu, — un peu moins quand on opère en vases clos.

Prescriptions. — Isoler l’usine des habitations (cinq cents mètres) .

Aérer énergiquement les ateliers et les magasins pour éviter l’accumulation du gaz.

Opérer en vases clos sous des hottes qui communiquent avec des cheminées hautes. — (Quinze à vingt mètres selon les localités.)

Diriger les gaz non condensés sous le foyer de l’appareil distillatoire.

Séparer les ouvertures des foyers et cendriers des ateliers de travail et des magasins.

Construire les ateliers en matériaux incombustibles, ou n’y laisser aucune partie de bois apparente; les recouvrir de maçonnerie.

N’éclairer les magasins et ateliers qu’à l’aide de lampes de sûreté ou par l’interposition de châssis à verres dormants.

Ne pas soutirer le brai dans l’atelier quand il y a des lumières.

Avoir dans l’usine une pompe à incendie, et s’opposer à sa propagation par les moyensaujourd'hui mis en pratique dans l’industrie (soupapes hydrauliques , toiles métalliques serrées et multipliées).

Déposer les tourilles d’huile dans une cave voûtée.

| Séparer les foyers de l’atelier de distillation.

Ne laisser couler aucun liquide sur le sol ni sur la voie publique, — cl, pour cela, paver, daller ou bitumer le sol des ateliers avec pente vers une citerne, d’où les liquides sont enlevés le soir et en vases clos.

Dans les fabriques de goudron de houille, habituellement annexées aux établissements d’extraction du gaz hydrogène carboné pour l’éclairage, prescrire de le déposer dans des caisses hermétiquement fermées, et l’y maintenir jusqu’à parfait refroidissement. (Voir, au mot Huiles , l’article Distillation des huiles de térébenthine et de résine, t. II, p. 96.)

Goudron minéral (Fabrique de clinîncs en fer enduites de) pour la marine ( classe).

Goudron minéral (Fabrique de chaînes en fer enduites de), si l'on opère h chaud et il l'air libre (2* classe).

Goudron (Fabrique de chaînes en fer enduites de), si l'on opère sous une cheminée, ou h froid (3* classe).

L’application du coaltar ou goudron minéral sur les chaînescâbles de la marine constitue dans certains départements une industrie fort incommode. Elle peut se faire à chaud, et donne lieu alors à la formation de vapeurs très-abondantes et trèsodorantes, surtout si l’on opère en plein air. En traitant les chaînes-câbles à froid, le coaltar se dessèche très-lentement et le fer colle aux mains.

Détail des opérations. — On dispose sur le foyer d’une forge des couches alternatives de copeaux ou de vrillons de bois, et des chaînes-câbles, puis on met le feu aux premiers. La chaîne est ainsi chauffée, et, quand elle a acquis un degré de chaleur suffisant, on la plonge par parties successives dans un baquet contenant du coaltar froid. Cette partie plongée est ensuite étendue à terre. 11 s’en échappe une première vapeur blanche qui paraît le produit de 1 évaporation d une huile essentielle. La partie résineuse du coaltar reste sur le fer. — Puis une fumée épaisse et abondante.

Causes d’insalubrité. — Aucune.

Causes d’incommodité. — Odeurs désagréables.

Vapeurs épaisses.

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