‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 148 sur 240 · SALAISONS · texte numérisé non relu

SALAISONS

.&<eliers pour les salaisons. Voir Conserves île sul/slanccs alimentaires { Industrie des), t. I, p. 473 et 477.

Salaisons liquides, connues sous le nosu de Rognes. Voir Rognes, t. II, p. 410.

Salaisons «le morue. Voir, au mot Conserves de substances alimentaires { ludustrie des), l'article Sécltcriis, l. 1, p. 473.

Salaisons de poissons. Voir Conserves de substances alimentaires ( Industrie des), t. I, p. 473.

Salaisons «le viandes. Voir Conserves de subs ances alimentaires ( Industrie des), t. I, p. 475.

SALPÊTRE. Voir Poudres ( Industrie des), t. II, p. 571.

SANG DES ANIMAUX DESTINÉ A LA FABRICATION DU BLEU DE PRUSSE (Dépôt ou ateliehs rouit la cuisson ou la dessiccation du) (tre classe). — 9 février 1825.

Détail des opékations. — Le sang recueilli dans les abattoirs pour servir, soit à la fabrication du bleu de Prusse, soit à celle des engrais ou au raffinage du sucre, est habituellement coagulé, dans l’abattoir même, à l'aide de l’acide sulfurique ou des résidus de la fabrication de l’eau de Javelle. Quelquefois cependant il existe des ateliers particuliers où on opère celte coagulation dans des appareils analogues à ceux qui évaporent les sirops dans le vide. Mais, comme il est dans l'intérêt de l'industriel que le sang qui sert aux raffineries de sucre, par

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exemple, soit trcs-frois, ils ont avantage à opérer tout de suite à l’abattoir. Le transvasement et une partie du sang qui se putréfie facilement donneraient lieu à de graves inconvénients, si l’on n’imposait pas des règlements sévères à l’exercice de cette industrie.

Causes d’insalubrité. — Odeur putride et insalubre, toutes les fois qu’on laisse le sang entrer en fermentation.

Causes d’incommodité. — Odeur des tonnes pleines ou vides et qu’on laisse exposées à l’air.

Écoulement d’eaux sanguinolentes susceptibles de se putréfier.

Prescriptions. — Opérer la coagulation immédiatement à l’abattoir, ou bien, si cela a lieu dans des ateliers, en vases clos et dans des appareils parfaitement lutés.

Faire passer dans le foyer du générateur tous les gaz non condensés.

Pratiquer l’enlèvement, le transport et l’évaporation du sang dans le plus bref délai possible.

Faire le transport dans des tonneaux hermétiquement fermés.

Pendant les saisons chaudes, faire dans les tonneaux et sur le sol des ateliers des lavages avec la solution de chlorure de chaux et ajouter dans le sang un peu d’acide sulfureux, pour empêcher sa fermentation.

Quand il s’agit de dépôt de sang pour engrais, coaguler le sang dès son arrivée à la fabrique, enfouir immédiatement le sang coagulé sous une couche de terre de 50 centimètres d’épaisseur.

Ne pas laisser dans la fabrique plus de cent hectolitres de sang coagulé non recouvert.

Mélanger le sang coagulé avec les matières désinfectantes au fur et à mesure des demandes.

Ne pas avoir plus de deux cents hectolitres d’engrais fabriqués à l’avance.

Surmonter d’une cheminée d’appel les magasins où l’on conserve le sang à l’état sec.

Faire, comme pour les engrais en général, les dépôts de sang

SANGSUES

dans des lieux isolés ; — el surveiller rigoureusement les mesures de désinfection qui sont ordonnées.

Si le sang, coagulé immédiatement à l’abattoir, est transporté dans des tonneaux très-hermétiquement fermés el porté frais aux raffineries de sucre, — on peut placer en deuxième classe l’industrie de la préparation et du transport du sang faits dans ces conditions, car il n’y a alors aucune odeur fétide, et l’intôrét de l’industriel est une garantie des précautions qu’il doit prendre.

SANGSUES (Établissements pour l’élève des) ou (Marais a) (lreclasse) .

Détail des opérations. — Les marais à sangsues ont pris, depuis une quinzaine d’années, un développement assez considérable. L’appauvrissement survenu dans les sources où ces annélides étaient puisés, en Hongrie et en Espagne surtout, a engagé un certain nombre d’industriels à établir des marais à sangsues et à se livrer à une véritable hirudinicullure. Cet art a été l’objet de plusieurs ouvrages importants ; je ne citerai que celui de M. Fermont, pharmacien en chef de l'hospice de la Salpêtrière (Seine) ; près de Poitiers, près de Bordeaux, dans le département de l’Oise, il y a des établissements bien tenus el destinés à la reproduction des sangsues.

C’est surtout dans le département de la Gironde qu’on a donné une plus grande extension à cette industrie. Je ne puis entrer ici dans tous les détails de l’établissement d’un marais à sangsues, je dirai seulement qu’il est en général fourni par un terrain découpé en une foule d’ilots, séparés les uns des autres par beaucoup de rigoles à berge bien entretenue. L’eau doit y circuler de manière à s’y renouveler assez souvent, surtout au début delà création du marais, alors que beaucoup d'animaux succombent, et pour éviter toute cause d’infection du liquide. — La nourriture des sangsues se faisant le plus souvent à l’aide des chevaux (dans le département de la Gironde, on a employé à celte industrie plus de quatre mille chevaux en 1858-59), il doit y avoir un appareil bien construit à l’aide duquel, sans violence pour les animaux, on peut les enlever el les déposer

sangsues (établissements pour l’élève des) ou (marais a). 415

dans tel ou lel point du marais. — Un vaste hangar, souvent même une écurie, sera adjointe pour servir d’abri aux chevaux dans les intervalles de leur séjour à l’eau. — Les rats étant une des principales causes de la destruction des sangsues, il y aura toujours plusieurs chiens d rat , dressés à la chasse.

Causes d’insalubiuté. — Chevaux morts qu’on donnerait en pâture aux sangsues.

Amas de sang déjà en fermentation, accumulé soit en tas, soit dans des tonneaux, et donnant lieu à des odeurs trèsfétides.

Eaux stagnantes.

Sangsues gorgées du sang de chevaux malades, ou en putréfaction, pouvant communiquer à l’homme diverses maladies par leur piqûre et l'inoculation d’un liquide putride.

Prescriptions. — On trouvera dans l’arrêté du préfet de la Gironde, qui suit cet article, une grande partie des précautions et mesures qui doivent être prises.

Il faut y ajouter les suivantes :

Avant d’accorder une autorisation, entendre l’ingénieur du département, chargé du service des eaux, afin de régler parfaitement leur cours.

Recommander aux autorités locales de surveiller s’il y a constamment un écoulement ou renouvellement d’eau conforme aux prescriptions faites.

Renouveler ces eaux au moins une fois tous les jours, qu’elles proviennent de rivières, de sources ou de ruisseaux.

Faire arriver les sangsues dans les bassins, chargées de leur limon.

Défendre le séjour des animaux en dépaissement sur les terrains à sangsues, tant que celles-ci ne seront pas rentrées dans le sol.

Veiller, à l’aide d’un inspecteur (un membre des commissions d’hvgiène de l’arrondissement), à ce que les animaux livrés à la nourriture des sangsues soient dans un état ’de santé convenable

SANGSUES

Défendre aux éleveurs de sangsues de se livrer, clicz eux, à aucune opération d'équarrissage.

La Société protectrice des animaux, s’appuyant sur la loi Grammont, a protesté contre l’usage des chevaux malades ou épuisés pour servir à l’alimentation des sangsues. — Quand ce service est surveillé, que les chevaux ne sont atteints d’aucune maladie grave ou contagieuse, qu’on a soin d’eux, je ne pense pas qu’il y ait aucun inconvénient.

Documents relatifs à l’industrie des sangsues.

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