COMBUSTION DE PLANTES MARINES
faire arriver finalement les vapeurs acides dans des vases remplis de chaux ou des résidus de soude.
Ou bien, faire communiquer l’extrémité des appareils de condensation de l'acide hydrochloriquc par des conduits souterrains dont le fond devra toujours être couvert d’eau, avec une cheminée d'appel qui aura au moins trente-cinq mètres d'élévation.
Bisulfate de soude.
C’est un corps analogue au bisulfate de potasse.
Il est produit dans les mêmes circonstances, et sert aux mêmes usages et à la môme fabrication.
Soude de wnrecli, quand la fabrication s'opère dans des établissements permanents (5* classe). —27 mai 1858.
Cette fabrication, qui a lieu, en général, à l’air libre dans des fosses, a été décrite au mot Soucie , article Fabrique de cristaux de, t. II, p. 447-449.
Combustion de plantes marines, lorsqu'elle se pratique dans des endroits permanents (Cabricalion de soude de varech) (l,a classe). — 27 mai 1858.
Détail des opérations. — Comme le grillage de quelques pyrites , comme les charbonnières , la combustion des plantes marines dans des établissements permanents surtout, peut donner lieu à de graves inconvénients. Près des habitations, elle offre une imminence constante d’incendie. Dans la campagne, les récoltes ont beaucoup à souffrir de ce voisinage. — On obtient avec cette combustion une soude, dite de varech. (Voir Soude de varech , t. II, p. 449.)
Causes d’insalubrité. — Près des habitations, danger d’incendie et vapeurs désagréables.
Dans la campagne, — fumée épaisse, chaleur brûlante, nuisibles à la végétation, et pouvant s’étendre fort loin, selon la violence du vent, quand on agit à ciel ouvert et sans abri contre les courants d’air.
Causes d’incommodité. — Fumée épaisse et prolongée.
Odeur désagréable.
SOUFRE
Prescriptions. — N’autoriser cette pratique que loin des habitations (cinq cents mètres).
Ne permettre la mise des feux que quand les récoltes du pays sont terminées.
Entourer le lieu où se fait la combustion de paillassons et de toiles qu’on dirigera successivement dans le sens opposé au vent.
Si l'établissement est rapproché des habitations, ne l’autoriser qu’à la condition qu’il sera entouré de murs qui auront au moins trois mètres de hauteur. — Au besoin, si cela était nécessaire, faire élever une cheminée de trente mètres, sous laquelle on dirigerait les vapeurs et la fumée.
SOUFRE (Industrie du).
Soufre (Fabrication ries fleurs de) (1'* classe). — 9 février 1825.
Soufre (Distillation du) (1” classe). — 14 janvier 1815.
Soufre (Fusion du), pour le couler en canons, et épuration de cette
même matière par fusion ou décantation (2' classe). — 9 février 1825.
Détail des opérations. — Ce corps se présente dans la nature sous la forme de cristaux et sous la forme de poudre amorphe. Il se trouve dans le voisinage des volcans et dans les eaux naturelles sulfureuses ; ces eaux contiennent de l’hydrogène sulfuré libre , provenant souvent de la décomposition des sulfures qu’elles renferment; l’oxygène de l’air, en présence des matières organiques renfermées dans ces eaux, décompose l'hydrogène sulfuré en eau et en soufre qui se dépose.
Extraction. — Le soufre s’extrait du soufre naturel impur de la Sicile. Quand la matière brute est riche, on la fond dans une chaudière, sans atteindre une température de deux cent cinquante degrés à laquelle la masse s’enflammerait spontanément; on décante le soufre fondu pour le séparer du dépôt, et on le laisse refroidir.
On se sert quelquefois pour la mine pauvre d un four coulant où les résidus précédents servent à chauffer au commencement de l’opération. Mais le plus souvent on emploie des creusets de terre, disposés sur deux rangs, au nombre de douze ou seize, dans un long fourneau de galère; le feu est établi entre les deux