SULFURES MÉTALLIQUES (GRILLAGE DE?) . 4G
vapeur acide n’en ait été dissipée. — On écartera de ce soufroir toutes les matières susceptibles d’inflammation.
(Soufroirs des fabricants de bonneterie et de tous objets de laine et de soie.)
11 n’en est pas de même pour des soufroirs de petites pièces, par exemple pour les teintureries de minime importance.
Sulfures métalliques (Grillage «les), en plein air (1'" classe). — 14 janvier 1S15.
Sulfures métalliques (Grillage des), dans les appareils propres A tirer
le soufre et A utiliser l'acide sulfureux qui se dégage ('2' classe). —
14 janvier 1815.
Détail des opérations. — Les sulfures métalliques s’obtiennent, en général, par le grillage. Ce grillage peut avoir lieu en tas, en plein air ou dans des fours construits spécialement pour cet objet ; cette opération donne lieu, en général, à un dégagement considérable de chaleur et à la production de gaz odorants plus ou moins dangereux, selon le métal qu’on traite. Il faut y ajouter la fumée.
Quelquefois le grillage des sulfures a lieu pour en retirer le soufre et utiliser l’acide sulfureux qui se dégage pour la fabrication des sulfites, par exemple. — Dans ce cas, tous les gaz produits sont recueillis avec soin et les inconvénients disparaissent.
Causes d’insalubrité. — Dégagement de gaz en général nuisibles à l’homme et à la végétation.
Causes d’incommodité. — Fumée.
Chaleur rayonnante, nuisible à la végétation.
Mauvaise odeur.
Prescriptions. — Isoler complètement les fours ou les lieux où se pratique le grillage.
A l’air nu, entourer le foyer d’abris protecteurs, tels que de larges toiles, des paillassons, etc., etc.
Dans les fours, surmonter ceux-ci d’une botte qui communique avec une cheminée de quinze à vingt mètres d’élévation.
SOUFRE
Sulfure «le carbone (l" classe, par assimilation à l’éther).
Le sulfure de carbone ou acide sulfocarbonique est un liquide à odeur putride d’une densité égale à 1 ,293 à zéro : il bout à quarante-cinq degrés ; il peut s’enflammer comme l’éther et donner alors de l’acide sulfureux et de l’acide carbonique trèsdélétères. 11 est presque insoluble dans l’eau et soluble en toutes proportions dans l’alcool et l’éther.
Préparation. — On le prépare dans les laboratoires par le moyen suivant :
On remplit presque complètement une cornue de fragments de charbon de bois ; on a préalablement fixé par la tubulure un tube de porcelaine plongeant presque jusqu’au fond. On place celte cornue dans un fourneau, on y adapte une allonge, puis un réfrigérant terminé par un tube plongeant dans un ballon bien refroidi qui communique lui-même avec l’atmosphère par un tube très-long. On chauffe la cornue graduellement jusqu’au rouge clair, puis on introduit un morceau de soufre par le tube de porcelaine qu’on bouche aussitôt après, et, de deux en deux minutes, on ajoute un morceau de soufre. Ce soufre se réduit en vapeurs, et, au contact du charbon incandescent, il se change en sulfure de carbone qui passe dans le réfrigérant, s’y condense et se rend ensuite dans le ballon ; il se rassemble au fond ; l’eau qui y était contenue le surnage; on peut l’avoir pur et anhydre en le distillant doucement sur du chlorure de calcium.
Quand on opère en grand, on emploie le même moyen et des vases analogues proportionnés aux quantités que l’on veut obtenir.
On a remplacé la cornue de laboratoire par un long cylindre de fonte de trente centimètres de diamètre, deux mètres de hauteur sur six centimètres d’épaisseur, reposant sur un bloc de fonte; le couvercle porte deux tubulures, l’une sert à laisser passer un tube de porcelaine qui descend à quelques centimètres du fond ; l’autre serl à recharger le cylindre à mesure que disparait la braise dont on le remplit d’abord.
Une troisième tubulure latérale serl à laisser dégager les