CHANDELLES
Ne point jeter les eaux sur la voie publique. — Les vendre pour engrais. — Et, dans ce cas, les conserver dans une citerne étanche, et les en extraire dans des tonnes bien fermées, le soir seulement. — Une fois par mois, curer la citerne, et la désinfecter avec les chlorures de chaux ou le sulfate de fer.
Pour les chandelles. — Causes d’insalubrité. — Danger du feu.
Causes d’incommodité. — Odeur désagréable.
Eau de fabrication.
Prescriptions. — Ne jamais employer que du suif blanc, sec, cassant, sans odeur et parfaitement épuré.
La chaudière sera en cuivre rouge. — Elle sera, ainsi que la bassine où l'on trempe les mèches à baguettes, couverte et débordée de trente centimètres par un grand manteau conduisant la vapeur dans la cheminée du foyer, qui dépassera de deux mètres les toits environnants, dans un rayon de cinquante mètres.
Ne jamais opérer à feu nu.
Mettre au fond de la chaudière onze à vingt litres d’eau qu’on renouvellera à chaque fonte, à moins qu’on opère au bainmarie.
Enduire de plâtre ou de mortier les murs de l’atelier. Voûter sa partie supérieure, à moins que le plafond ne ferme exactement toutes les issues par où la vapeur du suif pourrait s’échapper.
Rendre dormants les châssis de l’atelier. — Faire que la porte d’entrée se ferme d’elle-môme, ou la munir d’un tambour.
Ne pas avoir de presses à cretons, n’introduire dans le fondoir ni flambards, ni suifs de tripiers, ni ceux qui auraient subi déjà un commencement d’altération.
En été, ne pas laisser séjourner le suif en branches dans le fondoir plus de vingt-quatre heures avant de le mettre en chaudière.
Ne pas laisser couler sur la voie publique les eaux provenant de la fonte du suif à la vapeur.
534 suif.
Disposer d’une quantité suffisante d’eau, en cas d'incendie.
S’abstenir de brûler des douves et cercles imprégnés de suif.
Placer en dehors de l’atelier de fusion et du magasin aux matières grasses l’ouverture du foyer et du cendrier.
A l’avenir, engager à fondre à l’acide ou à l'alcali, — et alors plonger dans de l’eau aiguisée à l’acide, ou alcalinisée, le suif en branches, à son arrivée à la fabrique.
En fondant le suif par les alcalis, on aurait, avec les autres avantages qui appartiennent à ce procédé, celui d’avoir des chandelles sans odeur , puisque la solution alcaline se charge de tous les principes odorants.
C’est donc à ce mode de faire qu’il faudrait ramener toutes les fabriques de chandelles.
Suif en brunclios (Dépôts de) (1" classe, par assimilation à l'accumulation de
matières animales fermentescibles).
Ces dépôts peuvent être assimilés, à cause souvent de leur mauvaise odeur, et de la fermentation qui s’y développe, au milieu de leurs masses agglomérées dans un espace mal aéré, à des dépôts d’os, ou de vieux fromages. Il y en a beaucoup dans l’intérieur des villes, et il serait peut-être utile de les en éloigner.
Causes d’insalubrité. — Dangers du feu par l’accumulation de matières susceptibles d’entrer en fusion ignée.
Causes d’incommodité. — Odeurs détestables et putrides.
Prescriptions. — Éloigner ces dépôts des quartiers habités, les reléguer dans les endroits les plus isolés.
Ventiler le magasin à l’aide d’une cheminée d’appel à large section. — Dans les villes, conduire cette cheminée spéciale jusqu’à deux et trois mètres au-dessus des cheminées voisines.
Ne laisser aucune ouverture sur la rue ou les cours intérieures des maisons.
Faire inspecter ces dépôts, au moins une fois par mois, afin de faire enlever toute portion de marchandise qui serait en putréfaction.