‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 189 sur 240 · CONSEIL DE SALUBRITÉ DE LA SEINE · texte numérisé non relu

CONSEIL DE SALUBRITÉ DE LA SEINE

§ TEINTURIERS

11 y a peu de conditions importantes à prescrire pour les teinturiers dégraisseurs, si ce n’est celle de ne pas verser leurs eaux sur la voie publique durant les gelées, lorsque l’établissement a quelque importance.

Pour les teinturiers en étoffes de laine et de soie, on doit exiger :

1° La construction de fourneaux isolés des murs mitoyens;

2° Au-dessus des chaudières, et sur toute la longueur des fourneaux, une hotte qui dépasse les fourneaux en avant de vingt à vingt-cinq centimètres, afin qu’elle reçoive facilement la buée;

5° Faire communiquer le sommet de la hotte avec une cheminée, par une ouverture d'au moins cinquante centimètres sur trente;

4° Faire arriver les tuyaux en poterie dans celte cheminée, et les y élever jusqu’à une hauteur de deux mètres, à partir du sommet de la hotte ;

5° Élever la cheminée à deux mètres au-dessus du faîtage des maisons voisines ;

G° Paver l'atelier et enduire les joints des pavés de bitume, ou mieux daller l'atelier;

7° Y établir un ruisseau dallé ou gargouille ;

8° Faire écouler les eaux jusqu'à l’égout le plus voisin, par une conduite souterraine;

t)0 Fermer toutes les fenêtres qui peuvent donner, soit sur une rue, soit

Tin.

sur une cour habitée, y établir seulement un ou deux vasistas pour l’entretien d’un courant d'air, et pour une bonne alimentation de l’appel de la cheminée ;

10° Dans le cas où la disposition des localités ne permet pas un système de fourneaux adjacents les uns aux autres, faire arriver la baie dans un centre commun, ainsi qu’il a été demandé par deux rapporls, sous les n°‘ 155 et 298, par l’établissement central d'une cheminée d’appel, ou bien encore faire vitrer la cour de rétablissement, y placer une large cheminée qui s’élève audessus du faîtage des maisons voisines, elle est destinée à recevoir la totalité de la buée ;

11° Isoler dans tous leurs parcours les tuyaux des fourneaux des charpentes ou boiseries, par un intervalle de 1 rente centimètres, et faire hourder ces boiseries en plâtre ;

12° Dans le cas où, par impossible, une conduite souterraine ne saurait être établie, prescrire ou le transport des eaux à l’égout le plus voisin, durant les gelées; ou, enfin, casser les glaces qui peuvent se former. Toutefois, ce n’est que par exception, et dans le cas d’impossibilité reconnue de faire autrement, que ces deux dernières conditions sont tolérées par le conseil.

Quant aux teinturiers en crin, les mesures à prendre ont été formulées notamment dans plusieurs rapports, sous les n0! 381 et 472. Outre les prescriptions ci-dessus, en tant qu’elles sont applicables à l’espèce, l’industriel est tenu de teindre dans une chaudière fermée par un couvercle; d’avoir une bonne cheminée d’appel pour la buée; de ne jamais faire écouler les eaux sur la voie publique; et si, par des circonstances toutes particulières de localité, on ne pouvait lui imposer cette condition, il ne devrait les y déverser qu’après six heures du soir en hiver, et dix heures en été. Il doit, de plus, lui être imposé de ne jamais conserver d’amas de crin chez lui; enfin, une pareille teinturerie ne saurait en général être permise qu’à une assez grande distance des habitations.

TÉRÉBENTHINE. Voir Huiles [Industrie des), t. II, p. 96, et Résineuses (Matières), t. II, p. 595.

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