‹ Traité pratique d'hygiène industrielle et administrative comprenant l'étude des établissements insalubres, dangereux et incommodesChapitre 193 sur 240 · TRÉFILERIES · texte numérisé non relu

TRÉFILERIES

Art 2. Sont également exceptés, 1° le nettoiement des machines à la lin de la journée ; les travaux que rend immédiatement nécessaires un accident arrivé à un moteur, à une chaudière, à l’outillage ou au bâtiment môme de l’usine ou tout autre cas de force majeure.

Art. 3. La durée du travail effectif peut être prolongée au delà de la limite légale : 1° d'une heure à la fin de la journée de travail, pour le lavage et l’étendage des étoffes dans les teintureries, blanchisseries et fabriques d’indiennes; 2° de deux heures dans les fabriques et raffineries de sucre, et celles de produits chimiques; 5° de deux heures pendant cent vingt jours ouvrables par année au choix des chefs d’établissement, dans les usines de teinturerie, imprimerie sur étoffes, d’apprêts d’étoffes et de pressage.

Art. 4. Tout chef d'usine ou de manufacture qui voudra user des exceptions autorisées par le dernier paragraphe de l'article 5, sera tenu de faire savoir préalablement au préfet, par l’intermédiaire du maire qui donnera récépissé de la déclaration, les jours pendant lesquels il se propose de donner nu travail une durée exceptionnelle.

TRÉFILERIES DE MÉTAUX (5e classe).— 20 septembre 1828.

Détail des opérations. — Les tréfileries sont des établissements où les métaux, principalement le fer et le cuivre, sont réduits en fils plus ou moins minces, par l’étirage à froid au moyen d’une filière.

La filière est une plaque d’acier très-dur, percée de trous placés en échiquier, et dont les diamètres vont en décroissant : ces trous sont légèrement, coniques, et l’on fait entrer le fil par le grand côté du cône. Comme la longueur du lil s’accroît à mesure du passage à la filière, on l’enroule sur des cylindres ou bobines horizontales auxquelles on donne un mouvement de rotation qui produit la traction nécessaire à l’étirage ; les fils de petit diamètre sont enroulés sur des bobines verticales ayant la forme de cônes très-aigus; chaque bobine est traversée par un axe duquel elle reçoit son mouvement.

Afin de diminuer le frottement pendant l’attraction, on graisse le fil au moment de son passage dans la filière, ou mieux, ou applique sur la filière une pelolte de graisse qui facilite le passage, et empêche l’élévation de température de la filière. L’extrémité du lil est sensiblement appointée pour permettre à la pince de le saisir; on règle la vitesse sur la nature et sur le diamètre du fil. — Le fil s’écrouit, et devient de moins en

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