LAITONNAGE DES PIÈCES EN ZINC
ou, s’il y a près de ce dépôt, ou en même temps que lui, une fabrique de poudrelle, enfouir les produits dans des silos bien fermés.
A leur ouverture, ventiler énergiquement pour éviter des accidents d’asphyxie aux ouvriers. — N’ouvrir ces silos que pour le débit.
Recouvrir ces silos d’écoutilles.
Si le dépôt est temporaire, limiter l’autorisation à deux ou trois années seulement. — Et exiger encore plus sévèrement que la désinfection soit permanente. (Voir, aux Considérations préliminaires, l’article Désinfection , t. I.)
VARECH (Sodde de). Voir Soude ( Industrie de la), t. II, p. 444. XYLOïDIME (Pyuoxam ou amidon azotique). Voir Poudres ( Industrie des), t. II, p. 350.
ZINC (Industrie du).
Battage du zinc. Voir Batteurs (le métaux, t. I, p. 274.
Dorure sur zinc. Voir Argenture, t. I, p. 255, et Doreur?, t. I, p. 583.
Il faut d’abord tremper le zinc dans un bain galvanique de cuivre.
Usages. — On fabrique ainsi beaucoup de modèles de pendules pour l’étranger.
Fonte de rognures de zinc. \oir Fonte de métaux, l. Il, p. 27.
Laitonnage des pièces en zinc.
Le laitonnage des pièces en zinc s’opère au moyen de six piles à charbon et d’un bain composé de trois cents kilogrammes d’eau, dix kilogrammes de sulfate de cuivre, quatre kilogrammes de sulfate de zinc, dix kilogrammes de cyanure de potassium, trois litres d’ammoniaque; en une heure et demie les pièces sont recouvertes d’un dépôt de laiton solide et brillant ; on lave les pièces à grande eau au sortir du bain ; on les lave de nouveau à l’eau bouillante ; enfin, on les sèche à l’étuve et à la sciure. (Voir, au mot Cuivre , l’article Cuivrage galvanique, t. I, p. 563.)
ZINC
Laminage «lu zinc. Voir Laminage de métaux, 1. 1!, p. 122.
Moulage «lu zinc.
Le moulage au sable gâte le zinc; aussi, clans la fabrication des objets en zinc destinés à faire de faux bronzes, on emploie, au lieu de sable, des moules en bronze. On doit soigneusement l’écumer avec une poche huilée avant la coulée. Dans la fabrication des bronzes d’art, vrais ou faux, on a déjà introduit la substitution du gaz au charbon de bois ou au coke pour opérer la fusion. Les creusets durent plus longtemps et l’opération est plus facile. (Voir Moulage et Fonderie.)
Tréfileric «lii zSeïc. Voir Trêfllerie de métaux, t. II, p. 122.
’ï'oiiurcs en zinc.
Elles brûlent avec facilité. — (C’est à l’inflammation par l’azotate de potasse de zinc pulvérisé qu’est due la flamme brillante des chandelles romaines dans les feux d’artifice.)
Oxytlc <!c zinc Mjuii*. — ISlanc «le zinc (Fabrication du) et épuration
(2° classe, par assimilation). — Ordonnance du 21 février 1848.
L’oxyde de zinc, plus connu dans l’industrie sous le nom de blanc de zinc , peut être obtenu de plusieurs manières; mais, pour ses emplois dans les arts, on ne le fabrique plus guère en grand que par la voie sèche.
Détail des opérations. — On obtient l’oxyde de zinc en chauffant ce métal à une température suffisante pour le volatiliser, on enflamme sa vapeur pour en retirer une poussière fine d’oxyde blanc de zinc au moyen d’un courant d’air.
Premier procédé. — Les vases en terre destinés à la distillation sont analogues aux cornues à gaz ; ils ont environ soixantedix centimètres de longueur, vingt-cinq de largeur et seize de hauteur ; on les dispose dos à dos sur deux rangs au nombre de huit ou de dix dans un four à réverbère. La flamme du foyer passe sur les cornues et revient sous la sole avant de se rendre à la cheminée centrale.
Quand la température est élevée au rouge blanc, on introduit trois ou quatre saumons de zinc dans chaque cornue : le mé-
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tal fond, bout et distille par l'extrémité libre des cornues; un courant d’air, chauffé à trois cenls degrés, sort sous l’embouchure des cornues, détermine l’oxydation et la combustion des vapeurs de zinc. L’oxyde entraîné passe par les tubes qui surmontent les embouchures des cornues, circule de haut en bas et se dépose dans des chambres communiquant entre elles.
La dernière ouverture de communication de ces chambres est recouverte d’une toile métallique tendue sur un châssis, destinée à laisser passer les gaz et à retenir l’oxyde; dans le conduit qui ramène ces gaz dans la cheminée, on peut placer deux toiles semblables en ayant soin de ménager un regard près de chacune d’elles pour les nettoyer et changer au besoin si elles s’engorgent.
L’oxyde déposé dans la première chambre est seul moins blanc que les autres, parce qu’il contient des parcelles de zinc métallique et les oxydes des métaux étrangers au zinc qui ont été aussi entraînés; on le tamise et le soumet à une lévigation soignée; on ne l’emploie du reste qu’aux peintures communes.
Les chambres où le dépôt s’effectue sont terminées à la partie inférieure sous la forme de trémies qu'on peut ouvrir à volonté pour vider le blanc de zinc dans des tonneaux; on a soin d’envelopper l’embouchure de chaque trémie et l’ouverture du tonneau d'une toile serrée, pour empêcher la déperdition de l’oxyde dans la fabrique. Il ne reste plus qu’à tasser cet oxyde dans les tonneaux, soit en piétinant (en enveloppant les pieds de plusieurs doubles de linge, pour rendre le travail plus efficace et moins pénible), soit en pressant sous une vis de fer.
Deuxième procédé. — Le procédé précédent, un des premiers mis en pratique, a été remplacé dans beaucoup d’endroits par le suivant.
Les cornues ont la forme d’un parallélipipèdc allongé dont la longueur est un mètre six centimètres, la largeur trente-deux centimètres, la hauteur dix centimètres à l’intérieur; elles sont plus épaisses à la partie inférieure qu’à la partie supérieure ; l’embouchure a vingt-quatre centimètres de longueur sur quatre
ZINC
de hauteur; elles sont supportées en avant et en arrière, de manière à pouvoir être enveloppées par la flamme; il y a toujours deux cornues superposées; la plus inférieure est la moins chargée.
La première case, correspondant directement aux deux cornues, peut recevoir à sa partie inférieure, dans un vase en tôle, l’oxyde lourd et les parcelles métalliques entraînées, tandis que l’oxyde léger, entraîné par le courant d’air, s’élève dans un conduit en argile auquel s’adaptent les réfrigérants.
De chaque côté d’une cheminée se trouvent deux séries de vingt cornues sur deux rangs parallèles ; elles sont superposées deux à deux dans une niche fermée par une porte en fonte trèspesante, qu’on n’ouvre guère que tous les quinze jours pour remplacer les cornues détériorées. Cette porte est percée de deux autres petites portes correspondantes à l’embouchure des cornues, pour charger les cornues d’heure en heure avec des saumons de zinc, et en tenir libre l'embouchure.
Chaque série de vingt cornues disposées sur deux rangs, en dix niches, est chauffée par un foyer spécial de trois mètres de surface; la flamme vient entourer les cornues, et se rend par des carneaux inférieurs dans la cheminée commune. On voit au dehors du fourneau les conduits coniques en terre, et les tubes de tôle qui les surmontent et aboutissent à un conduit commun en tôle. Ce conduit est muni à sa partie inférieure de larges trémies par lesquelles tombe dans des récipients spéciaux la portion d’oxyde précipitée du courant. La partie la plus légère de cet oxyde passe par deux conduits latéraux, munis également de trémies et de récipients inférieurs, dans la série des tubes réfrigérants qui circulent autour des chambres.
Ces réfrigérants extérieurs sont formés de cinq à six trémies closes, ayant chacune à leur partie inférieure un tube terminé par un sac fermé, mais ouvrable à volonté, et communiquant entre elles par des tubes recourbés en siphon à angles aigus, pour que le blanc de zinc ne puisse s’y arrêter et soit forcé de retomber dans les trémies, d’où on le retire par ces tubes inférieurs. Au dernier tuyau réfrigérant, l’air, encore chargé d’oxyde
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de zinc, arrive à l’extrémité des chambres la plus éloignée du fourneau; il passe de la dernière trémie dans une chambre tapissée de toile pelucheuse, et divisée en deux par une toile verticale semblable.
L’air chargé d’oxyde, suivant les passages les plus libres et les plus larges, s’élève au-dessus de ce premier diaphragme en toile, descend dans le second compartiment, puis, par une ouverture inférieure, dans une seconde chambre semblablement divisée et tapissée, enfin, dans trois séries en zigzag de huit chambres chacune; afin de lui enlever les dernières traces d’oxyde, on fait encore passer le courant d’air au travers d’une toile métallique présentant une surface égale à celle de la paroi de la chambre entière, c’est-à-dire de quatre-vingt-dix mètres carrés, avant de se rendre à la cheminée.
Chacune des vingt-quatre chambres de condensation est aussi terminée par une trémie à laquelle est adapté un tube en bois ou en zinc, fermé par un manchon de toile et par une ligature, pour permettre de les vider. Le courant d’air chargé d’oxyde de zinc parcourt environ quatorze cents mètres pour s’en dépouiller complètement.
L’oxyde déposé dans le récipient immédiatement en rapport avec l’embouchure des cornues, et placé au-dessous des guérites, est lourd et grisâtre, on l’épure par des moyens qui seront décrits plus loin.
L’oxyde déposé dans les récipients latéraux, dans les réfrigérants, et une partie des chambres, est parfaitement blanc et léger, tandis que celui des dernières chambres est plus léger encore, plus fin, mais généralement teinté de différentes nuances On mélange dans une grande caisse les nuances ou teintes semblables, afin de les rendre encore plus homogènes, et on en remplit des tonneaux revêtus à l’intérieur de feuilles de papier collées, pour empêcher les pertes à travers les jointures.
On peut encore obtenir le blanc de zinc en versant du carbonate de soude en excès dans une solution de sulfate de zinc. Il y a double décomposition. Le carbonate se précipite en poudre blanche insoluble, et se môle ensuite très-bien à l’huile.
ZINC
Épuration de l’oxyde gris. — Pour séparer les impuretés qui souillent l’oxyde de zinc grisâtre, on fait usage des procédés de lévigation suivants : un réservoir d’eau, muni d’un robinet à sa partie inférieure, fournit un jet qui met en suspension l’oxyde placé dons une caisse à compartiments; le liquide, tenant l’oxyde en suspension, y circule avant de filtrer au travers d’un tamis vertical et de se déverser dans des bassins de repos. A mesure que le liquide zincifère arrive dans le premier bassin de repos , celui-ci déverse son trop -plein dans un deuxième bassin, dans un troisième, enfin dans un quatrième, en suivant les inflexions qui le forcent à parcourir des traverses ou chicanes qui l’obligent à monter et à descendre alternativement pour aller tomber ensuite dans un trop-plein, dans un caniveau ou rigole.
A celte rigole sont adaptées des bondes; chacune d’elles correspond à un cuvier; on les enlève toutes à la fois pour remplir ensemble tous les cuviers. On laisse le dépôt de blanc de zinc s’accomplir pendant huit jours dans les cuviers, on décante au moyen de robinets latéraux; l’eau qui en sort se rend dans un grand réservoir pour y fournir un dépôt très-lent . Les dépôts des vases de décantation et des cuviers sont filtrés sur des toiles de coton, et desséchés rapidement, pour éviter que, par un retrait lent, l’oxyde puisse s’agréger au point de ne pouvoir être broyé facilement. On fait usage d’une plaque de fonte, ou mieux de tôle zinguée, chauffée par une cheminée traînante, dans laquelle passe la flamme perdue de fours à combustion de zinc, ou même par un foyer spècial ; on recouvre la plaque par un couvercle à charnières en tôle galvanisée, divisé en compartiments, et aboutissant à une rigole qui sert à écouler l'eau de condensation. L’oxvde séché est écrasé et tamisé.
On peut encore isoler l’oxyde de zinc du métal lui-même en se fondant sur ce fait qu’un mélange d’oxyde et de métal projeté dans l’eau bouillante occasionne une effervescence qui fait surnager l’oxyde et précipiter le zinc. On emploie des chaudières contenant de l’eau bouillante, on y projette le mélange, l’écume tombe, entraînant tout l’oxyde dans un bassin de repos