GRILLAGE
Grillage des lils de coton nu gaz hydrogène. Voir Colon, t. I, p. 495. Grillage des pyrites et des sulfures. Voir Soufre.
GUANO et URATES (Fabrique et dépôts de). Voir Engrais, t. I, p. 604.
GUTTA-PERCHA. Voir Étoffes (Industrie des) , t. I, p. 666. HARENGS (Saurage des). Voir Conserves de substances alimentaires (Industrie des) , t. I, p. 471.
HAUTS FOURNEAUX. Voir Fer et Fonte ( Industrie des), l. Il, p. 13.
HERBES (Cuisson en grand des). Voir Conserves des substances alimentaires (Industrie des), 1. 1, p. 472.
HONGROYEURS. Voir Cuirs (Industrie des), t. I, p. 527. HOUILLE. Voir Combustibles (Industrie des) , t. I, p. 446. HUILES (Industrie des).
Epuration des huiles au moyen de l'acide sulfurique (2' classe). — 14 janvier 1815.
Détail des opérations. — Pour épurer les huiles, c’est-à-dire les séparer de lamatièremucilagineusequi les trouble, on a recours en général à la tiltration qui se pratique de diverses manières.
1° On a d’abord fait usage de filtres à charbon animal : on plaçait une couche de sable de cinq centimètres d’épaisseur sur une cloison percée de trous tins, fixée à la moitié d’un tonneau, on recouvrait cette couche de sable de soixante centimètres de charbon eL celle-ci de sable fin, puis de sable plus gros; l’huile traversait graduellement ces couches, y déposait son mucilage, la matière extractive, et la plus grande partie de l’odeur désagréable que lui communiquaient ces matières. Il suffisait alors de laver ce filtre à l’eau bouillante, pour en-
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traîner toute la matière étrangère qui sert ensuite à fabriquer des savons.
c2° Pour la dépuration de l’huile de colza et celle de lin, on peut employer le procédé suivant : on fait bouilloter ces huiles pendant une à deux heures sur un feu doux, on y jette des croûtes de pain réduites en charbon ; on conserve cette huile à la cave, où elle se dépouille rapidement des substances étrangères en suspension.
5° On y substitue quelquefois des filtres de coton : on se sert alors de cuviers coniques, à double fond percé de trous de même forme, dans lesquels on introduit du coton : il faut le recouvrir de matières poreuses (tourteaux d’œillette, paille, charbon, sciure de bois), afin d’en prolonger l’action.
4° On emploie aussi comme agent d’épuration la mousse ; on la tasse sur une hauteur de six à huit centimètres, et on la recouvre de tourteaux d’œillette.
5° On fait usage de l’eau ordinaire, qu’on agite vivement avec six fois son poids d’huile ; on obtient ainsi un liquide trouble par suite de l’interposition de l’huile, mais, après deux jours de repos, l’huile est complètement séparée; l’eau s’est précipitée avec la matière mucilagineuse. L’eau de mer donne, dit-on, un résultat encore plus parfait.
5° L’argile a été employée avec succès à l’épuration des huiles : on la délaye dans l'eau, on la mêle intimement avec l'huile; en sept à huit jours, l’épuration est parfaite.
7° Depuis 1790, on connaît le procédé d’épuration par l’acide sulfurique; on le pratiquait ainsi : on môle intimement à l'huile 2 pour 100 de son poids d’acide sulfurique, il se forme des flocons noirs qui augmentent pendant un certain temps. Quand ce dépôt cesse, on étend l’huile de deux fois son volume d’eau, on bat le mélange, et le sature par la chaux ou mieux par la craie; le sulfate se dépose avec le mucilage.
8° On fait usage de soude et de potasse caustique (par les cendres et la chaux,) mais il y a saponification d’une partie de l’huile et par conséquent perte. Ce procédé est inférieur.
9° Le plus employé des procédés d’épuration est celui qui
HUILES
consiste dans l’action de l’acide sulfurique et du charbon; on l’exécute dans un atelier à température à peu près constante pour éviter la gelée. Pour cent kilogrammes d’huile de colza ou de navette, on ajoute deux kilogrammes ou un peu moins d’acide sulfurique à soixante-cinq ou soixante-six degrés. On môle le tout dans un tonneau de six à sept hectolitres (on opère sur cinq cents kilogrammes environ,) et on agite le mélange avec une espèce de rame en bois d’un mètre soixante centimètres à deux mètres; peu à peu l'huile se colore, il se forme des flocons noirâtres, et après quarante ou quarante-cinq minutes d’agitation, on ajoute quatre litres d’eau bouillante, et on agite de nouveau pendant vingt minutes : on laisse alors reposer le tout pendant sept ou huit jours, en ayant soin pendant les douze ou dix-huit premières heures d’agiter d’heure en heure.
L’huile vient nager à la surface de l’eau acide et du dépôt qui occupe la partie la plus inférieure du tonneau ; mais elle est encore troublée par des particules charbonneuses très-ténues provenant de l’action de l’acide sulfurique. On soutire par un bouchon inférieur l’eau acide et le dépôt, et au moyen d’un robinet latéral ou d’un siphon, on décante l’huile pour la filtrer comme il va être dit.
L’agent de filtration est le charbon réduit en fragments de la grosseur d’un pois à celle d’une noisette et séparés de toute poussière. On prend ordinairement un tonneau étroit et haut, défoncé par un bout, dont le fond porte un trou fermé par un bouchon : on y place un double fond en tôle de moyenne épaisseur, percé de beaucoup de trous qu’on recouvre d’une flanelle croisée très-forte, bien tendue et cousue sur les bords. Ce double fond est distant du fond du tonneau de dix centimètres environ et repose sur une grosse tresse de paille bien serrée et faisant le tour du fond sans boucher l’entrée du robinet inférieur. On place sur ce double fond huit centimètres d’épis de blé battus, on les serre suffisamment, on met par-dessus une couche de trois centimètres de charbon pilé fin et du charbon graduellement plus gros, de manière à former une
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épaisseur de vingt centimètres; on recouvre cette dernière couche avec un double fond en bois percé de trous de la grosseur du petit doigt, afin qu’en versant l’huile on ne dérange aucunement le charbon.
L’huile est répandue sur ce filtre; elle en sort limpide; on est quelquefois obligé de la passer sur un feutre pour l’avoir d’une netteté irréprochable.
Le résidu de l’épuration et toutes les lies d’huile sont mis dans un tonneau muni d’un robinet à la partie inférieure; on verse de l’eau bouillante et à plusieurs reprises sur ces résidus; on agite vivement le tout, et, après un repos suffisant, on fait écouler l’eau par le robinet. On recommence les lavages tant que l’eau est sale et acide. On obtient ainsi une huile grasse qui peut servir à fabriquer des savons.
On a proposé d’épurer les huiles par l’acide sulfurique, et de les battre avec (2 kil. 200 pour douze cents kilogrammes) de l’éther, délaisser reposer le mélange et de le filtrer (brevet de 1812, Colin de Cancey);
Parla craie, l’acide sulfurique et l’eau bouillante : ce procédé est mauvais;
Par le chlorure de chaux, il donne des huiles incolores, mais en même temps un dépôt analogue à la margarine; ce procédé présente de graves inconvénients, car il y a altération de l’huile;
Par l’exposition de l’huile au soleil : cela amène la décoloration partielle seulement.
Enfin, on épure spécialement l’huile de baleine par le tannin, qui enlève la matière gélatineuse, et parle chlorure de chaux, qui la décolore; on se débarrasse de la chaux par l’acide sulfurique et l’eau.
Je terminerai ces indications par celle de deux procédés importants.
1° Procédé Roard pour obtenir l’huile de colza et d’autres. — On écrase au moyen des meules, comme par le procédé ordinaire; on humecte la poudre avec un liquide composé d’une partie d’acide chlorhydrique et de quatre parties d’eau. On
VEBNOIS, 1IYC. IXD. II.
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HUILES
abandonne ce mélange à lui-même pendant vingt-quatre heures,, et on relire, par expression, sans avoir besoin de chauffer, une quantité d’huile plus grande et de meilleure qualité que parles autres procédés. Un simple lavage suffit pour rendlre l’huile parfaite. On ne dit pas si la quantité obtenue en plus vaut mieux que la perte que l’on subit par l’altération du tourteau.
2° Procédé de M. Cossus. — Un nouveau procédé d’épuration de M. Cossus dégage complètement l’huile de tous les principes hétérogènes, et, en lui donnant plus de corps, la rend plus apte à l’éclairage .
On sait qu’en sortant du pressoir les huiles de colza renferment des matières azotées qui nuisent à la combustion et ternissent l’éclat de la lumière. Pour remédier à ces inconvénients, on a eu recours à l’épuration; mais, telle qu’elle se pratique aujourd’hui, l’épuration laisse beaucoup à désirer. Par chaque cent kilogrammes d’huile, on ajoute un kilogramme et demi d’acide sulfurique et quinze kilogrammes d’eau naturelle. On agile ce mélange, et, après l’avoir laissé se reposer le temps nécessaire, on le filtre à travers de la sciure de bois. On obtient ainsi une huile qui renferme toujours des parties aqueuses. De là des pétillements dans la lampe, des bris répétés de verres, des émanations fréquentes de mauvaise odeur. Mais ce n’est pas tout. L’huile ainsi épurée charhonne presque toujours et produit de la fumée; elle encrasse les lampes, oxyde les métaux et laisse des déchets au fond des vases où on la resserre; enfin, lorsque la soirée se prolonge, il faut rafraîchir la mèche, sous peine de n’y voir plus clair.
Le procédé découvert par M. Cossus offre des résultats beaucoup plus satisfaisants. Son huile dure davantage et produit une lumière plus intense. Essayée par l’économat du chemin de fer d’Orléans, elle a donné au photomètre quatre-vingts degrés contre soixante-cinq degrés que donne l’huile épurée par les procédés ordinaires. Elle a fourni en outre 18 pour 100 de plus de durée. A ces avantages, qui assurent le succès de la nouvelle méthode et doivent faire baisser le prix de l’éclairage, U faut en ajouter d’autres que les consommateurs sauront sans
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doute apprécier. L’huile deM. Cossus n'engendre pas de fumée, on peut souffler la lampe sans qu’elle laisse de l’odeur; on peut allumer la mèche plusieurs fois de suite sans la couper ; elle n’est donc pas susceptible de se charbonner ; elle n’oxyde pas les métaux, ne laisse pas de résidus au fond des vases et. ne crasse pas les lampes. Ces résultats sont évidemment supérieurs, et donnent au nouveau procédé un véritable caractère d’utilité publique. Ayant visité avec soin l’usine que M. Cossus vient d’organiser à la Villette, je vais entrer dans quelques détails sur les errements de sa pratique.
On verse l’huile dans un dépotoir, puis, au moyen de robinets, on la distribue dans les cuves a épuration ; ces cuves sont en tôle et contiennent environ deux mille kilogrammes ; elles n’ont rien à redouter des acides; car la nouvelle méthode les repousse absolument. L’épurateur est une sorte de schiste provenant des mines de Ménat (Puy-de-Dôme); ces schistes se composent en grande partie d’albumine, de lignite, de fer, de cuivre, de soufre et d’huile ; le bitume n’y est qu’à l’état de traces. Après les avoir extraits de la carrière, on les carbonise dans des vases clos, durant vingt-quatre heures. La réduction est de 55 pour 100. Ainsi carbonisés, on les passe sous une meule à blé et on les blute; ils reviennent alors à huit centimes le kilogramme, rendus à la Villette.
Les schistes s’emploient dans la proportion de huit kilogrammes pour cent kilogrammes d’huile. On peut aussi les mélanger avec de la tourbe carbonisée de la même manière à raison de 10 pour 100. On emploie cette dernière toute seule sur le pied de 15 pour 100.
Aussitôt que les cuves sont pleines, on les chauffe de soixante à quatre-vingts degrés, et on met l’épurateur ; on agite pendant douze à dix-huit heures, ail moyen de pelles mues par la vapeur. On lâche ensuite les cuves dans des réservoirs à décanter. Cette opération dure cinq à six jours ; de là, — l’huile est dirigée vers des filtres qui sont complètement nouveaux.
Ces filtres se composent d’une caisse ayant un mètre cube, dans laquelle, pour multiplier les surfaces, on installe cin-
HOILES.
quantc châssis en fer. Ces châssis sont recouverts de chaque côté de lés de toile métallique sur lesquels on met des tissus de soie, de laine ou du feutre. Ils sont, tous indépendants les uns des autres, et se trouvent munis d’un petit tube par lequel s’échappe le liquide. Lorsqu’un châssis vient à se déranger, on ferme le tube, et l’opération continue avec les autres. Le nettoyage du filtre n’a lieu que tous les trois mois. On comprend que, ainsi disposé, cet appareil fournisse des huiles plus limpides, plus dégagées de matières hétérogènes. Celles-ci sont reçues dans des fûts en tôle que l’on peut employer impunément, vu l’absence d’acides. Les autres fabricants épurateurs ne pourraient se servir de ces fûts que peu de temps.
Les résidus solides qui restent dans les caisses à décanter, après avoir été mis sous toile, sont pressés fortement, afin d’en extraire l’huile. Cette huile, loin d’être des fécès, comme dans le procédé ancien, est de qualité supérieure, parce qu’elle est restée plus longtemps au contact de l’épurateur. Le rendement sous la presse est de 7 pour 100 de tout le liquide en fabrication. Les fécès ou fibrines qui restent sont dans la proportion de deux tiers pour 100, et le résidu solide de huit un tiers pour 100. Ce résidu, après avoir subi certaines préparations, trouve un débouché avantageux dans la teinturerie et dans la peinture. On peut encore, à l’état brut, s’en servir pour l’amendement des terres.
Les huiles de colza épurées par la nouvelle méthode peuvent servir 'a la préparation des laines. Cet emploi offre une économie de plus de moitié comparativement à l’emploi des huiles d’olives. Déjà quelques essais ont été faits à Reims, et les résultats en sont favorables.
Enfin, l’épurateur Cossus peut également servir à désinfecter les vieilles huiles rances et à les rendre comestibles. Cet usage offre un grand intérêt pour le midi de la France.
SAPONIFICATION DE l’iIUILE DES RÉSIDUS DE L EPURATION.
Saponification de l’Imile des résidus de l'épuration A l’aide de la chaux, à la température de l’eau bouillante (2° classe, par assimilation à l’épuration des huiles).
Détail des opérations. — Ces opérations n’ont pas plus d’inconvénients que celle de l’épuration. Elles se pratiquent, soit isolément, soit dans la même usine où se fait l’opération ellemême. Dans une chaudière placée sur un fourneau entièrement en maçonnerie et contenant environ douze hectolitres, on verse cinq hectolitres d’eau de chaux et autant de résidu d’huile, qui traversent un treillis en fil de fer qui sert de filtre. On fait bouillir le mélange pendant une à deux heures; on ménage ensuite le feu et on ajoute une certaine quantité d’eau dans le but de refroidir les matières et d’en opérer la séparation, en raison de la différence de leur densité. Pendant ce repos, l’ouvrier soutire, à l’aide d'un robinet placé à peu de distance du fond de la chaudière, une grande quantité d’eau, jusqu’à ce queqelle-ci paraisse mélangée d’un peu d’huile. On jette l’eau de soutirage. On met dans la chaudière une nouvelle dose d’eau de chaux, on active le feu, et l’ébullition continue jusqu’à parfaite saponification de l’huile. L’opération terminée, les impuretés gagnent la partie de la chaudière placée au-dessous du robinet et les autres substances se séparent. — Aucune décomposition n’a lieu pendant l’ébullition prolongée des substances, à cause de la quantité d’eau qui se trouve constamment dans la chaudière et qui maintient la température des liquides à un degré inférieur à celui qui serait nécessaire pour la décomposition des huiles.
Causes d’insalubrité. — Aucune.
Causes d’incommodité. — Dégagement de vapeurs d’eau et de buées entraînant avec elles l’odeur des huiles sur lesquelles on opère.
Ecoulement considérable d’eaux de travail.
Prescriptions. — Opérer sur un fourneau solidement construit en maçonnerie.
Placer la chaudière sous une hotte dont le sommet communique avec une cheminée haute de quinze à vingt-cinq mètres, et porte dans l’atmosphère toutes les buées odorantes.
HUILES
Munir la chaudière d’un couvercle métallique à charnière. Donner à la cheminée une section et un tirage suffisants. Pendant le travail, fermer les ouvertures donnant sur la rue. Ne point déverser les eaux de soutirage sur la voie publique; mais, à l’aide d’un conduit souterrain, les mener à l’égout le plus voisin.
Ne jamais traiter les résidus d’huiles animales.
Huile anglaise.
Sous ce nom, on vend dans le commerce des huiles obtenues de la manière suivante :
Détail des opérations. — On met dans des bacs des huiles communes de pieds de cheval et de colza. On y amène la vapeur, qui barbote au milieu du liquide qu'il s’agit d’épurer. — On décante et on filtre. — On introduit dans une grande chaudière. — On chauffe à feu nu. — On laisse refroidir et reposer. — La graisse qui se dépose et reste sur les filtres est vendue aux marchands de dégras. — Ces filtres conservent et donnent une odeur nauséabonde.
Huile d'aspic. Voir Huile de térébenthine.
Huile de baleine. Voir Huile de poisson.
Huile de colza mélangée nu caoutchouc (Fabrique (T) pour les machines (les chemins de fer (2' classe, par assimilation).
Le mélange du caoutchouc aux huiles ou à la graisse pour en composer des préparations spéciales destinées à huiler les machines constitue depuis quelques années une nouvelle branche d’industrie. Déjà (voir, au mot Gras (Industrie des corps), l'article graisse pour les voitures), j’ai indiqué un certain nombre de formules en usage. Le mélange du caoutchouc à l’huile exploité en grand a donne lieu à 1 établissement de plusieurs usines. Toutes opèrent à peu près de la manière suivante :
Détail des opérations. — On introduit dans une chaudière de l’huile de colza (première goutte) ; on y ajoute (> pour ICO de caoutchouc en rognures très-divisées. Pendant une heure on chauffe à feu nu, puis I on recouvre la chaudière et 1 on porte la
HUILE A GRAISSER POUR LES FILATURES (FABRIQUE u’). 71
température jusqu’à deux cent quarante degrés, — on prolonge ensuite la cuisson pendant sept heures environ. — l'uis on soutire et l’on fait refroidir et filtrer, en faisant passer l'huile obtenue par une série de cuves juxtaposées.
Le produit obtenu est très-recherché, parce qu’il ne graisse pas les rouages ; il peut donner une économie de 25 pour 100 sur l’usage de l’huile de pieds de bœuf.
Le feu est entretenu par un combustible formé de trois quarts coke et un quart charbon de Charleroi.
Causes d’insalubrité. — Aucune.
Causes d’incommodité. — Vapeurs odorantes et nauséabondes par suite de la décomposition de l’huile et la production d’huile volatile empyreumateuse.
Danger du feu.
Prescriptions. — Opérer en vases clos.
Couvrir le fourneau d’une large hotte qui recueille toutes les vapeurs produites et les porte dans une cheminée haute de vingt-cinq à trente mètres, — et construite en briques.
Au besoin, selon les localités, exiger que le travail n’ait lieu que la nuit.
Ne transporter les huiles fabriquées que dans des vases bien clos.
Ventiler convenablement l’atelier.
Avoir une pompe à incendie et de l’eau en abondance à la disposition de l’usine.
Huiles essentielles. Voir Huile de térébenthine.
Huile de foie de morue. Voir Huile de poisson.
Huile ù graisser pour les filatures (Fabrique d’) (3* classe).
Détail des opérations. — On opère la fonte, au bain-marie, de suifs déjà épurés (ce qui est sans inconvénients) et de graisses de coco — provenant des colonies, — à une température qui ne dépasse pas cent degrés. — Le suif épuré fourni par les fondeurs arrive en pains de cinq à six kilogrammes. On en introduit une certaine quantité dans des tonneaux posés debout sur un de leurs fonds. Puis l’on fait arriver de l’eau bouillante
HUILES
dans ces tonneaux jusqu’à ce qu’ils soient pleins. On les abandonne pendant vingt-quatre heures. Le suif, qui s’est fondu, puis figé en masses molles, est extrait et mis dans des sacs de coutil. — On le soumet alors à l’action d’une forte presse qui en extrait l’oléine en partie liquide, seule matière utilisée pour fonction des machines. — La stéarine isolée dans les sacs es rendue aux fondeurs de suif, pour servir à la fabrication des chandelles de première qualité. — C’est en ajoutant à l’oléine une certaine quantité de graisse de coco, mélange qui s’opère à une très-basse température, qu’on obtient ce produit recherché par les filateurs et les mécaniciens.
Causes d’insalubrité. — Aucune.
Causes d’incommodité. — Odeurs parfois désagréables pendant la fonte.
Danger du feu.
Odeur produite par l’accumulation des matières grasses dans les magasins.
Prescriptions. — Agir en vases clos. — Au bain-marie.
Ne jamais opérer à feu nu.
Ventiler convenablement les magasins.
Recouvrir le fourneau à fusion, ou l’atelier où sont rangées les tonnes où se traite le suif par la chaleur, d’une large hotte qui recueille toutes les émanations et les dirige dans une cheminée haute de dix à vingt mètres, selon les localités.
Ne jamais déverser sur la voie publique les eaux de cuisson, mais, à l’aide d’un conduit souterrain, les mener à l’égout le plus prochain.
Éloigner le magasin aux corps gras de l’atelier à fusion.
Avoir une pompe à incendie.
Huiles de gruincs oléagineuses, de noix, d'olives (Fabrique d ) dans
les villes (5* classe). — 14 janvier 1815. Voir Moulin à huile, t. II, p. SO.
Huiles de graines oléagineuses.
Pour extraire les huiles de graines oléagineuses, on commence par séparer de celles-ci, au moyen d’un tarare, toutes les graines étrangères. Cela fait, on écrase la graine pour l’em-