PT0MÉT1\1I
\ Trois ans plus tard, en 18:35, Henry Muller consi ta a
vert en 1852. lo 1 ^. - -.^dent une couche musculaire la face profonde du fa scea ^^^^ , ^^.^
ei.c.dai. repr^s^^^^ ,,,e,e ciliaire. Ces
avant, c est-a-dire Acrs 1 1 i„direction spéciale et de l'impor-
St:ruSet;L:Ln;e\s „e.leu. éLné, de .a
'^£~tC"es découverte, dont nous venons de parler i. fauTbren on enir que tout n'est pas encore exphqne an sujet de "te onc ion. 1.6 plan d'insertion de la portion radiée du mus. c rci Wre est situé en avant de la tace antérieure du cristallin, nnisnu'i i siege au niveau du canal de Schleen,,qui est invariable da^s sa po «on pendant les efforts d'accommodation. Comment d s ors comprendre que la contraction de ses fibres puisse chan- , le raïon de courbure du cristallin ? L'esprit saisit mal la pos - 'b té d'iL action directe et elficace ; aussi V^^^'^^i;^ fait intervenir une action combinée du muscle cilia.re et de 1 iris^ Cramer a même été plus loin, il a admis que le chang^ne t d forme dn cristallin pouvait être exclusivement attribue a 1 La contraction simultanée des fibres circulaires et des 'b;- P -
duirait une pression circulaire sur le bord de la lentille, augme terait ainsi la convexité de sa tace antérieure et a t"»'',^' à travers l'ouverture pupiUaire. Le muscle ciliaire n aurait d autres fonctions que d'empêcher la lentille d'être d^P'»-»» en tota ite d'avant en arrière et de protéger la rétine contre 1 excès de pression qui en serait la conséquence. . ,
Mais la patholoi,ne a démontré que l'iris n'a pas ^^^^'"^1^^^^^^ sur l'accommodation. Il peut être adhérent à la cornée, flottei dans l'humeur aqueuse, réséqué en partie (iridectomie), et même complètement supprimé sans que le jeu de l'accommodation en o t irouhlé. Dans un cas très-propice où l'iris avait été enlevé en total.tc par une opération, de Gr^efe s'assura par des recherches précise.
DU MÉCAMSMli l-T DES AGENTS. 2!):i que l'acconimodation était intacto et on rapport avec l'âge du malade. Il reconnut aussi que l'image formée parla face antérieure du cristallin subissait les changements habituels pendant la vision rapprochée. On peut en conclure que c'est au muscle ciliaire seul que doit être attribuée la fonction de l'accommodation.
Toutefois son mode d'action est encore imparfaitement connu. Helmholtz, ayant constaté par des mensurations exactes que le cristallin est plus aplati quand il est adapté pour la vision éloignée qu'après la mort, admit que cet aplatissement pouvait être le résultat de la pression de l'humeur vitrée, laquelle cesserait après la mort. Il fut ainsi conduit à penser que le muscle ciliaire pourrait bien avoir pour fonction de contre-balancer la pression exercée par l'humeur vitrée. Ses fibres contractées tendraient à rapprocher des couches fibreuses de la membrane de Descemet les faisceaux de terminaison antérieurs de la choroïde. De cette façon la choroïde serait attirée en avant et avec elle la zone de Zinn, qui représente le ligament suspenseurdu cristallin.
Par cela même ce ligament serait mis en état de relâchement. Mais pour accepter de telles conséquences, il est nécessaire d'admettre en principe que, pendant le repos de l'accommodation, il est tendu pour faire opposition à la capsule du cristallin, laquelle, en vertu de son élasticité propre, tendrait incessamment à imprimer à la masse hyaline qu'elle enveloppe de toutes parts la forme qui nécessite le moindre volume, c'est-à-dire' qui se rapproche le plus de la forme sphérique.
Lorsque H. Millier eut découvert les faisceaux de fibres circulaires qui portent son nom, il proposa une autre solution. Dans son opinion, ces fibres exercent une pression directe sur 1 equateur de la lentille, de façon à la renfler vers ses pôles, tandis que les fibres longitudinales, en tendant la choroïde, empêchent ce développement en épaisseur de se produire d'avant en arrière.
Enfin, pour Rouget de Montpellier, les variations de forme du cristallin seraient dues aux procès ciliaircs. Ces petits corps, vasculaires comme on sait, deviendraient turgescents pendant la vision rapprochée ; leur rigidité et leur augmentation de volume auraient pour effet immédiat de déprimer circulairement le bord du cristallin contre lequel ils sont appliqués. Mais comment concilier ce mouvement alternatif de réplétion et de dépiction vasculaires avec la rapidité presque instantanée du mouvement accommodatif .
()i>roMiiTHii:.
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ARTIULK m.
De l'amplitude de l'accommodation.
On désigne ainsi le parco^irs dans lequel peut s'exercer la vision ^i^tincte grâce cà l'accommodation.
Ce parcours est nécessairement limité par deux pomts : 1 un, le T.lus éloio-né, désigné sous le. nom de punctum remotum ou remo- \issimum, est représenté par la lettre r; l'autre, le plus rapproché, désigné sous le nom de punctum proximum, est représente
oar la lettre ». . . ,
La distance àe V ^u punctum remotum est exprinaee par la
lettre R - et la distance au imnctum proximum, parla lettre l^. La distance' de p à r ou, ce qui revient au même, la différence R - F représente l'amplitude de l'accommodation.
11 est nécessaire pour connaître l'amplitude de 1 accommodation de posséder une méthode simple qui permette de déterminer les points p et r avec une exactitude suffisante pour la pratique.
A Détermination du punctum remotum {r).- La. détermination de r s'obtient en faisant fixer un objet suffisamment éloigné pour que les rayons lumineux soient dans des directions à peu près parallèles.
La distance minimum à laquelle doit être placé l'objet, a ete fixée par Helmholtz à 12 niètres, et par Donders à 5 mètres. On peut employer pour fixer le regard soit une mire quelconque de moyenne grandeur, soit un groupe de lignes noires verticales de 2 mil imètres et demi d'épaisseur et distantes l'une de l'autre d un centimètre, soit les caractères de l'échelle typographique, en choisissant le numéro le moins élevé, qui puisse être lu, à la distance a laquelle on opère, par un œil pourvu d'une bonne acuité visuelle. Cette distance étant de 5 mètres environ, c'est-à-dire de 15 pieds en chiffres ronds, on choisira donc le n" 15 de l'échelle. Si dans ces conditions la vision est nette, on en conclut que r est situé à l'infini. Dans la pratique, cette détermination à l'aide des lignes verticales ou des caractères typographiques donne un résultat suffisant. Mais s'il est nécessaire d'obtenir une détermination plus exacte, on leur substitue avec avantage un petit point lumineux qui change de forme dès que l'adaptation n'est plus complète.
B. Détermination du punctum proximum {p). — Celte determinalion s'effectue en faisant fixer un petit objet, comme un fil, une
OPTOMÈTRES. 297
tète d'épingle ou le n° 1 de l'échelle typograghique et en rapprochant l'objet jusqu'à ce qu'il cesse d'être vu distinctement. Ce point marque la situation de 'p. 11 suffira de mesurer la distance à laquelle il se trouve de l'œil pour avoir l'évaluation de P.
On ne saurait attendre de ce procédé des réponses bien précises. Les caractères d'imprimerie, par exemple, ne sont pas tellement petits qu'ils ne puissent être lus à une certaine distance des limites de la vision nette. Remarquons de plus que les objets, à mesure qu'ils sont rapprochés de l'œil, apparaissent sous un angle visuel plus grand (vov. Acuité de la vision, p. \ 06), ce qui les rend plus distincts, toutes conditions égales d'ailleurs. C'est pour ce motif que certaines personnes approchent parfois à une distance de l'œil plus petite quejo, les objets très-petits, difficiles à reconnaître, préférant une image légèrement confuse et un angle visuel plus grand à une accommodation exacte et un angle visuel moindre. Il est vrai qu'à l'agrandissement des images s'ajoute aussi une augmentation de l'éclairao-e qui est en raison inverse du carré de la distance. Nous verrons ^ard que les hypermétropes à un haut degré emploient fréquemment cet artifice.
Quel que soit le procédé auquel on ait recours, il est nécessaire de n'interroger qu'un seul œil à la fois, afin de se soustraire a 1 influence des mouvements de convergence sur l'accommodation
Dans la détermination du punclum proximum, il importe donc de choisir des objets différents pour des distances différentes, et de donner la préférence au plus petit de ceux qui peuvent être distingués par un œil exactement accommodé.
Optomètres.
Les moyens dont il vient d'être question donnent ^^^^^ satisfaisanis entre des mains exercées. Pour '^^^^"'^'l^^Z^^'^ avec plus de facilité et d'exactitude, on a conseille un grand nombre
d'instruments connus sous le .,,.i„ede l'expé-
La plupart des optomètres sont tondes sur le prn.cpcde v
- cette expérience — à viser^
petit 'objet tel „u'un cheveu ^'^^;::Z^t):^^ à :{0 centimètres, à travers un |.elit ecian muni
OPTOMliTHIE.
rapprochés pour que la distance qui les sépare soit plus petite que le diamètre de la pupille ; une carte de visite, une carte à jouer, percée de deux trous d'épingle convenablement disposés, remplit le but.
En rapprochant progressivement le petit objet, on atteint un point à partir duquel il apparaît double. Ce point marque la limite de la vision distincte rapprochée. La figure suivante [Jïy. 43) indique la marche des rayons lumineux. Au moment où l'œil commence à voir double, l'effort d'accommodation est à son maximum de puissance, et les petits cônes lumineux dont nous représentons les axes par les- lignes AD, AE, ne se réunissent plus sur la rétine, mais bien en un point 0 situé derrière elle. Ces cônes lumineux rencontrent dès lors la membrane nerveuse en deux
l'iy. 43. — Marche des rayons lumineux dans l'expérience de Sciieiner, appliquée à la détermination du punctum proximum.
points différents! et r au niveau desquels se dessine une image suffisamment distincte du petit objet, lequel est ainsi vu double suivant les directions lA' et l'A" qui représentent les normales des points I et r. Plus l'objet sera rapproché, plus le foyer 0 sera reporte en arrière, plus 1 et 1' seront éloignés, etplus'parconséquentlesimages tendront à s'écarter.
Le point rapproché de la vision distincte ainsi déterminé, on éloigne alors progressivement l'objet qui redevient simple. Si l'œil est normal, on pourra l'éloigner indéfiniment jusqu'à ce que le défaut d'éclairage ou la petitesse de l'angle visuel l'empêche d'être perçu. Il sera toujours vu simple ; mais si le punctian remotum est situé à une distance limitée, ce qui arrive chez le myope, le foyer, à partir de cette distance, ne pourra plus être ramené jusque sur la rétine, et les petits cônes lumineux s'entrecroiseront en Odans l'intérieur de l'œil, en avant de la membrane
OPTOM ÊTRES. '^^^ nerveuse, et viendront im|3ressionner celle-ci en 1 et I', l'açon a produire encore une double image. Seulement, dans le premier cas, les images sont dans une situation inverse de celle des trous par lesquels passent les pinceaux lumineux qui les produisent. Aussi, en fermant le trou inférieur on supprime l'image supérieure, et réciproquement. Dans le second cas, au contraire, on peut voir sur la figure qu'elles sont homonymes {/ig. 44).
Expérience de Th. Young. — Porterfield a le premier recommandé l'expérience de Scheiner et il a imaginé, d'après le même
F^a 4^, - Ma.cl.e des rayons lumineux dans rexpénence de Scheiner, appli,uée à la ^' détermination du pM«cfwm J^emohm.
principe un optomijtre perfectionné par Th. Yonng et qui se rpose d'un l blanc, «."ince, tendu sur un fond sombre et^v.se
à travers un petit écran percé de deux trous ^o"-" » ^^l'^'^''^^
Scheiner. Le 81 paraît simple à la dislance pour laquelle 1 œil
accommodé : partout ailleurs, il paraît double.
Er.périmce de HelmhoU.. - Un P^»';':de analogue a te re om
,na„dé par Helmbolt. : il lui parait préférable au précèdent surtout pour la détermination du punclum remotum. ' L-éminent pb,siologiste conseille de laisser penetr a trav , une petite ouverture pratiquée dans un écran 1» ''^^ J^/^ ouce'lle d'une petite bougie. Le pomt lumineux a.ns^^ b^^^^^^ paraît à un œil inexactement adapte '"^f"™ ^''.^'^^rexacte, cinq ou six rayons, tandis que, avec une x ' °n„n pari
il se présente sous la forme d'un point ^™ "^^^j fsi l'on faitement rond, du moins assez ^g"''''"'™"' i iT on voit en amène latéralement un écran au-devant de / 1" ,.„l,,eurgénéral la petite figure lumineuse que lo me ' P , L inégalement, et -'a en commençan p r le - ^ 1^^ l'écran si l'objet est au delà du point |.oui icq
3QQ OPTOMÉTRIi:.
et en commençant par le côté opposé, s'il est en deçà. Dans l'accommodation exacte, Je point lumineux s'obscurcit uniformément, ou bien il s'elFace d'une façon irrégulière.
Par ces divers procédés, on détermine un parcoiirs dans \equci l'accommodation est exacte et facile, mais dont les limites ne correspondent ni au pimctum proximum, ni au punctum reynotum. Ce parcours représente ce que l'on peut appeler la portée moyenne de la vision distincte. Cette portée moyenne ne représente pas une valeur constante; on peut s'en assurer en faisant un certain nombre de déterminations. La même personne n'obtient jamais, même dans des circonstances identiques, des résultats semblables, et lorsque les conditions de l'observation diffèrent, les résultats varient notablement. 11 n'y a d'exception que pour ceux qui, par l'expérience, sont parvenus à soumettre leur pouvoir accommodatif à l'empire de la volonté : dans ces cas, on obtient réellement le pimctum proximum et le punctum remotum. Les personnes non exercées n'adaptent pour Xenr punctum remotum que lorsqu'elles regardent un objet- éloigné ou (\u\ parait s'éloigner progressivement jusqu'à ce qu'il fournisse des rayons parallèles. Et de même, elles n'accommodent pour leur punctum proximum qu'autant qu'elles voient très-distinctement un objet qui se rapproche et qu'elles ont conscience du déplacement réel ou apparent que subit cet objet en se rapprochant. Par l'effort fait pour continuer à voir l'objet, le pouvoir d'accommodation est élevé à son maximum de puissance.
De Grœfe, Burow, Javal, etc., ont imaginé des instruments qui réalisent ces conditions et représentent dans la question un véritable progrès. Fondés sur le même principe, ces instruments se composent d'une lentille biconvexe qui sert d'oculaire et d'un objet éclairé. L'un des deux éléments est fixe et l'autre mobile, et le jeu de l'appareil consiste à placer successivement l'objet au delà, au niveau, et en deçà du foyer de la lentille, de façon à fournir à l'œil qui regarde des faisceaux lumineux d'abord convergents, puis parallèles, et enfin divergents, absolument comme si l'objet s'était déplacé depuis l'horizon jusqu'à la limite la plus rapprochée de la vision distincte. Mais si le principe est excellent, l'application en est défectueuse : d'abord, l'image de l'objet subit ainsi d'importantes variations de grandeur, ce qui conduit à choisir un objet de plus grandes dimensions pour qu'il puisse être vu dans toutes les positions de la lentille ; disposition fâcheuse, puisqu'il faut prendre, auisi que nous l'avons établi, le plus petit objet possible. En second
OPTOMI'THi:^. 301 lien, im optomèh-e vraiment pratique doit être pourvu (Fane échelle graduée qui donne, en longueurs délinies, la situation ànpunctmn
Fuj. 45. — Optomèlre de Maurice Perrin et Mascai-t.
A, tube en cuivre; B, porte-objet et tambour gradué; C, oculaire; I). crémaillère; E, règle gra- -Iduéc; G, glissière; H, pignon; 1>, pied do l'iippared.
fproximum et du pimctu7nremolum pour tous les cas possibles. Avec 1 l'oculaire Diconvcxe simple, l'oplomètre manque de précision pour i les hauts de-rcs d'amétropie, parce que ses divisions sont trop
• , ip, unes des autres. C'est pour échapper à ce double rapprochées s unes ^ ^^.^.^^^ instrument plus sim-
T2s Tr ique oVJà mesurer rapidement et d'une fa.on l^ms^mr^'x ac'te tou's les vices de réfraction de l'œil que nous avons imaginé, mon ami Mascart, professeur su ppleant au Collège de Franc ?ef moi, le nouvel optomètre qui a fait 1 o^et rappor du professeur Gavarret, à l'Académie de médecme de Pans (juin 1869 . Il se compose [fîg. 43) : d'un tube cylindrique en cuivre A,monte
OPTOMli'l'Ullî.
Fig. 46. - Section du tube de roptomèlre destiné à faire voir ragencenient :
1)0 la lentille biconea.e L ; de l oculaire L' pourvu ,1c ''œi'leton K; 3» du porte-objet P. Les ngures 0 et 0' représentent un spécimen des dessins placés dans le po.te objct.
sur un pied P composé de deux tubes engainants, qui permettent d'élever ou d'abaisser l'instrument à volonté. Les deux extrémités du cylindre sont pourvues, l'une, B, d'un porte-objet et d'un objet dessiné sur verre noirci et éclairé par transparence ; l'autre, C, d'une lentille convergente, qui sert d'oculaire. L'objet dessine, destiné à être visé par l'observateur, se compose, pour les déterminations sphériqucs, de fins caractères d'imprimerie ou de peUts groupes de cercles 0 disposés les uns à côté des autres, et d'un système de lignes parallèles 0' pour les déterminations cylindriques.
Dans l'intérieur du tube se trouve une lentille mobile concave L [fig. 46), d'un foyer plus court que la précédente et qui peut être
OPTÛMÈTHES. 303 déplacée, depuis l'ol.jetjusqu'à l'oculaire, à l'aide d'une glissière R, d'un piornonG, et d'une crémailiière D (fi(j. 43). Selon la position qu'elle occupe par rapport à l'objet, la lentille concave imprime aux rayons lumineux émanés de ce dernier des directions telles qu'en sortant de l'oculaire, ils présentent successivement tous les degrés de convergence ou de divergence qui conviennent aux différentes formes d'amétropie (hypermétropie et myopie) et aux divers états anormaux de l'accommodation (spasmes, presbytie, insuffisance, etc., etc.).
La glissière qui entraîne la lentille porte un index qui affleure une règle E [ficj. 45) graduée en pouces et destinée à donner directement l'évaluation de l'état de la réfraction.
Cette graduation a été faite expérimentalement avec le plus grand soin.
Le champ de course de l'instrument est partagé en trois parties :
Une première, intermédiaire, qui correspond à l'état réfringent de l'œil emmétrope et qui est marquée par la lettre E ;
Une deuxième, qui s'étend de la première à l'objet, correspond aux divers degrés de l'hypermétropie : elle est marquée par la lettre H ;
Enfin une troisième, qui s'étend de la première à l'oculaire, correspond aux divers degrés de myopie : elle est marquée par la lettre M.
Ce nouvel optomètre sert à déterminer et à mesurer les vices de réfraction sphérique et cylindrique.
\° Détermination sphérique (hypermétropie, myopie). — Pour y procéder, on place d'abord le pignon dans le champ de la vision distincte de l'emmétrope, puis on fait regarder dans l'appareil et mouvoir le verre concave vers l'objet ou vers l'oculaire, selon que le sujet est hypermétrope ou myope, ou successivement dans les deux directions, si la forme del'amétropie n'est pas connue. L'observateur ne tarde pas à voir distinctement l'image de l'objet. Il faut alors, dans tous les cas, qu'il s'agisse d'un myope ou d'un hypermétrope, tourner lentement le pignon du côté opposé à l'oculaire, jusqu'à ce que la vision commence à être moins distincte ; • ce que l'on reconnaît à ce que les caractères d'imprimerie : s'élargissent et perdent leur netteté et à ce que les groupes de 1 petits cercles se dédoublent et perdent la régularité de leurs con- ' tours. Si, à ce moment, on attend' un instant, on constate le plus •souvent que l'image, d'abord confuse, devient brusquement très- ! nette par la détente de l'accommodation. Au point où la diffusion
OI'TOMK'IKIK.
commence à devenir permanente, on s'arrête : là, est le pn.ct.nn rZotum En lisant la division qui correspond a l mdex, on connaît K forme'et le degré dn vice de réfraction sphérique, et par conseancnt le numéro du verre propre à le corriger. La détermmation se lait assez promptement pour qu'elle puisse être répétée, a titre de contrôle plusieurs fois en quelques minutes. Nous nous sommes assuré qu'il était possible et facile d'arriver à une approximation
(ic - au minimum.
Pourreconnaître etmesurer le déficitde l'accommodation dans les cas de presbytie, d'insuffisance hypermétropique, de paralysie, etc., il suffit de disposer l'instrument de façon que l'objet soit vu trèsdistinctement, puis de rapprocher progressivement la lentille concave de l'oculaire, jusqu'à ce que la vision devienne moins nette : a ce niveau se trouve le jmnctum jiroximum. L'index correspondra
J^'ig^ 47. Vue de face de l'optoniètre. U, crémaillère ; G, glissière; K, pignon; T, tambour gradué.
nécessairement à l'une des divisions de la vue myope. Supposons, pour fixer les idées, que l'index marque 16 pouces, on en conclura que le pimctum proximum du sujet observé est à la même distance que le pimctum remotum d'un œil atteint d'une myopie . Pour évaluer le déficit, il suffit de trouver la différence qui existe entre - et -.valeur moyenne de l'accommodation normale:
2» Détermination!^ cylindriqvcs (Astigmatisme). — Dans ces cas.
OI^TOMI'/I'HKS, :io;i
l'ohjot est roprésenlé j»ar un système de lignes parallèles , claires snr fond noir, ou noires- sur fond clair, assez étroites, séparées par des interlignes égaux à l'épaisseur des lignes et susceptibles d'èlre placées dans tous les azimuths, à l'aide d'un tambour mobile gradué que porte l'objet éclairé T [fig. 47).
Pour faire la détermination, les deux yeux sont d'abord maintenus dans le même plan horizontal et les lignes de vision, placées en état de parallélisme, à l'aide d'un petit écran pourvu d'une fente H [fig. 48), et destiné à être placé devant l'œil qui n'observe pas, pendant que l'autre vise cà travers l'oculaire. Pour éviter les mouvements de convergence et d'accommodation, il importe que l'instrument soit braqué vers un espace vide d'objets assez rapprochés pour solliciter le regard. Le pignon est mis en mouvement dans le sens indiqué par l'état supposé de la vision, vers l'oculaire si l'on a affaire à un myope, vers l'objet s'il s'agit d'un hypermétrope, ou successivement dans les deux sens, si l'on ignore l'état de la réfraction. On cesse de tourner au moment où les lignes sont vues le plus distinctement. C'est alors que, par des mouvements de rotation du tambour, on détermine exactement le méridien dans lequel l'image est la meilleure. Le tambour portant une graduation en degrés, l'orientation est ainsi déterminée, et pnr cela même la direction de l'astigmatisme.
On complète la détermination, en recherchant le puncmm remotitm pour les deux méridiens les plus dissemblables par l'état de leur réfraction. La dilférence entre les deux résultats représente la forme et le degré de l'astigmatisme.
Ce mode de détermination par diflérence n'est exact qu'autant que l'accommodation reste au repos. L'expérience nous a appris que dans les cas d'astigmatisme, qui compliquent les bauts degrés d'hvpcrmétrôpie, l'accommodation entre en jeu pendant la mcnsu-
Fig. 48. — Vue de face de l'oculaire de l'optomètre.
C, oculiiire; R, piguon; D, crémaillère; II, Ocran destiné à régler l'orientation des you\ et à fixer l'accomniodalion par la vision binoculaire.
OPTOMÉTRIl!:.
...tion .lu méridien pour lequel le malade neuiral.se habituelle- W II V avait là une cause d'erreurs qui a du nous préoccuper. Mais nous reviendrons sur ce point particnlier de pratique à propos T a mesure de l'astigmatisme. Nous croyons devoir nous borner en ce moment à la mention générale des principales applications de
not»'e appareil. .
Une table (page 314). calculée daprèsjes bases admises encore
clins les boîtes de verres d'essai, donne en pouces de Paris le résultat des additions et des soustractions que comporte une détermination "optométrique quelconque.
Nous résumons dans les propositions suivantes les avantages spéciaux que nous paraît offrir ce nouvel optomètre :
1° Le déplacement d'une lentille intermédiaire permet de conserver l'objet et l'oculaire dans une situation fixe.
2° Dans cet appareil, l'objet ne change réellement pas de place, ce qui offre l'avantage d'avoir un éclairage toujours égal ; mais les faisceaux qui en émanent, affectent successivement les diverses directions que donneraient les rayons lumineux émanés de l'objet porté à l'infini, puis rapproché aussi près que possible de l'œil. Grâce au jeu de la crémaillère, ce résultat est obtenu par transitions à peine sensibles, de façon à assurer le fonctionnement régulier et complet de l'accommodalion.
Chacun peut constater sur soi-même soit le relâchement progressif, soit la tension extrême de l'accommodation en procédant de la façon suivante. On éloigne la lentille mobile jusqu'à la limite de la vision distincte, et on constate le plus souvent, après un instant de repos, que les caractères, tout d'abord couverts de diffusion, deviennent brusquement nets, comme si un voile se déchirait soudainement. En éloignant de nouveau la lentille jusqu'à ce que la diffusion reparaisse, on peut encore obtenir une ou plusieurs fois la reproduction du même changement.
Si on ramène la lentille mobile dans la direction du punctum proximum au point où la diffusion commence, on constate de même que ce qui paraît confus tout d'abord devient subitement net, et ce changement se reproduit tant que l'on n'a pas atteint le punctum proximum réel. Pour constater plus facilement les trans- ' formations dont il s'agit, il est préférable de choisir pour point do mire les petits cercles disposés entre les lignes de caractères typographiques. Avec un pareil objet, la diffusion la plus légère est nettemenl accusée.
ÛITOMÉTRI'S. :U)7
3" La combinaison des denx lentilles permet de n'avoir que de faibles variations dans les dimensions de l'image. Le calcul démontre qu'elles sont nulles, au maximum de convergence et de divergence fourni par l'appareil (hypermétropie ^ , myopie J et égales à la moitié pour les directions parallèles.
4° Les différents degrés des états amétropiques sont accusés par des déplacements d'autant plus étendus que le degré de l'amétropie est plus élevé, quelle qu'en soit la forme. Il en résulte , contrairement à ce qui arrive avec les optomètres connus, que la graduation est d'autant plus sensible que l'on a besoin de plus d<3 précision dans la correction. • •
5° L'adaptation d'un tambour à rotation, gradué eu degrés, permet de déterminer avec la plus grande précision et la plus grande simplicité la direction de l'astigmatisme.
6° Pour toutes les déterminations que comporte l'examen de la réfraction de l'œil, cet instrument donne et inscrit lui-même des résultats complets et suffisamment exacts.
7" En prenant pour objets des groupes de lignes de plus en plus petites, il est possible de mesurer l'acuité de la vision, d'étudier les modifications qu'elle peut éprouver sous l'influence des divers états de la réfraction oculaire, de l'intensité et de la couleur de la lumière, etc.; et de même, par l'interposition d'écrans de formes variables devant la pupille de l'observateur, il est possible de rechercher et de calculer la valeur réfringente des différentes zones du cristallin.
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