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DES AFFECT. OCULAIRES AU POINT DE VUE DU SERVICE MILIT

rapidement sans laisser de traces, et qui ne menace la vision que par ses suites. Il est donc indispensable de prononcer un ajournement.

Les suites de l'iritis auquel il est fait allusion sont représentées par les exsudais déposés dans le champ de la pupille. Ceux-ci réclament la plus grande attention ; ils diminuent considérablement la vision; ils sont fréquemment incurables; le plus souvent aussi ils soudent l'iris à la cristalloïde, sont un obstacle permanent à ses fonctions et à sa nutrition , exposent à des irido-choroïdites et à des affections glaucomateuses consécutives. En général , l'existence de ces dépôts est incompatible avec les obligations du service militaire ; ils motivent donc et V exemption et la réforme. Il n'y a d'exception que pour ceux qui sont assez ténus ou assez récents pour permettre à l'iris de recouvrer ses mouvements, soit spontanément, soit sous l'action des mydriatiques. Dans ces cas le sujet peut faire un bon service , même lorsque l'iris reste encore fixé sur un ou plusieurs points, ce que l'on reconnaît à la déformation de la pupille qui, au lieu d'être ronde, présente des angles saillants au niveau des adhérences.

Mydriase. — On entend par mydriase la dilatation anormale et permanente de la pupille, avec immobilité de l'ouverture pupillaire sous l'action d'une vive lumière. Ce dernier caractère permet de distinguer la véritable mydriase de la dilatation pupillaire acciientelle ou habituelle de la myopie. Dans ce dernier cas, l'excitation de la rétine par la lumière provoque un resserrement brusque et une série de mouvements alternatifs de resserrement et de dilatation, très-faciles à constater.

Les solanées, et principalement la helladone, ont la propriété de provoquer une mydriase qui dure de huit à quinze jours. Ces substances ont été fréquemment et sont encore un moyen commode de fraude contre lequel l'ajournement à quinzaine et une surveillance attentive sont indispensables.

La dilatation pupillaire est causée par lo paralysie des nerts ciliaires : celle-ci peut exister isolément, ou compliquer la paralysie dune ou de plusieurs branches du moteur oculaire; elle peut résulter aussi d'une action directe exercée par un excès de pression intra- oculaire comme il arrive dans les affections glaucoma-

''ITmydriase est souvent la conséquence d'un défaut d'action réflexe occasionné par l'état du nerf optique ou de la rétine. G est a

OPTOMÉÏRIE

ce titre qu'on l'observe pendant le cours des afiections de ces deux oreanes • chacun sait que la mydriase était considérée avant l'application de l'ophthalmoscope, comme l'un des signes les meilleurs pour s'assurer de l'existence réelle de l'amaurose, et comme l'un des plus sûrs moyens de dépister une simulation. Nous ne saurions trop mettre en garde contre cette opinion, partagée encore par un grand nombre de médecins. L'amblyopie et l'amaurose peuvent exister soit d'un côté, soit des deux, sans que la pupille en témoigne par sa dilatation. Il arrive même souvent qu'elle est plus étroite qu'à l'état normal. L'impressionnabilité de la rétine et son action réflexe sur les nerfs ciliaires peuvent être intactes, alors que le sens visuel est aboli ; c'est à cette conservation des actions réflexes qu'il faut attribuer la pénible impression que la lumière cause à un certain nombre d'amaurotiques. Ils voient fort mal, et pourtant un jour un peu vif leur est pénible; ils s'en défendent instinctivement avec la main, un abat-jour, des conserves, etc.

La mydriase peut provenir encore d'une lésion directe des nerfs ciliaires, à la suite, par exemple, d'un coup porté sur la tête ou sur l'œil.

Enfin, on la rencontre fréquemment pendant la durée des attaques d'hystérie et d'épilepsie.

La mydriase a perdu beaucoup de son importance seméiotique depuis l'emploi de l'ophthalmoscope. Reléguée à un second plan dans le diagnostic de l'amaurose, elle exerce dès lors moins de séductions sur les simulateurs tentés de la provoquer par l'emploi des mydriatiques.

Les troubles \isuels occasionnés par elle dépendent de la part que le muscle ciliaire prend à la paralysie; le plus souvent il est atteint, et l'œil privé de sa faculté d'accommodation n'est plus adapté que pour son pxinclum remotum. Si la paralysie ciliaire n'est qu'incomplète, la perte de l'accommodation n'est que partielle.

La mydriase, par elle-même, provoque des éblouissemcnts assez gênants, lorsque l'éclairage est intense, et des cercles de diffusion quelquefois irisés qui nuisent un peu à la netteté des images. Toutefois, envisagée en elle-même, indépendamment des affections d'ordre divers dont elle est le symptôme, elle ne doit jamais être un moiii à' exemption ni ào, réforme^ à la condition toutefois que le port des lunettes dans le service militaire soit accepté en principe.

Myosis. — Resserrement permanent de la pupille avec irnmo-

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