CHAPITRE II
DE LA FACULTÉ D'aCCOMMODATION DE l'GEEL
OU
DU POUVOIR hÉFRlNGBNT FACULTATIF.
On désigne ainsi la faculté que possède l'œil de voir distinctement, mais d'une façon successive, des objets situés à des distances différentes.
Nous avons admis en principe que dans Tœil normal, la rétine se trouve placée au foyer principal du système dioptrique, et que les rayons parallèles, c'est-à-dire émanés d'objets éloignés, peuvent seuls lui fournir des images nettes ; dès lors les rayons provenant d'objets plus rapprochés, qui ont, nous le savons, des directions divergentes, auront nécessairement un point de rencontre situé en arrière d'elle, et formeront une image de diffusion, ce qui équivaudraità l'impossibilité absolue de voir distinctement autre chose que les objets éloignés. Or, l'observation de chaque jour démontre que notre œil peut percevoir avec la même netteté des objets placés à des distances très-diverses. Il possède donc en lui la faculté de faire converger sur la rétine des rayons divergents. Cette faculté représente le pouvoir d'accommodation ou à'adaptaiion de l'œil.
L'accommodation aux distances s'impose tellement, qu'il est presque superflu d'en donner la preuve. Nous nous bornerons à rappeler l'expérience devenue classique de Porterfield. Que l'on fixe sur