ÉVALUATION DES THOUBI.ES DE LA HÉFRALTION FIXE
trope, c'est-ii-dire qu'il verra diHtînctenient de loin. Or, nous savons que pourneutraliser absolument l'etlet de la lenlille L'. il suffit d'y Accoler une leotille concare d'égale longueur focale. Par consé-
t'ig. M. — Dédoublement de l'appareil réfringent de l'œil mijope.
([uent, en cherchant expérimentalement quel est le verre concave (|ui permet -à un œil myope de voir distinctement de loin, on a la longueur focale de la lenlille idéale qui représente l'excédant de sa réfraction fixe, c'est-à-dîre le degré de la myopie. Si l'on représente par n cette longueur focale, l'état dioptrique de la myopie se traduit de la façon suivante :
Comme In lentille qui exprime le degré de la myopie est atTectée du signe — , puisqu'elle est concave, la fraction ~ devra ^tre précédée du signe — .
Supposons que, dans trois cas dilTérents de myopie, on constate parl'essai des verres, que ce sont les numéros 6, 8, 12 qui permellent de voir à grande dislance, on en conclura qu'il s'agit de myopies— ^, — -i, — ji, etc.
Les déUiils'dans lesquels nous venons d'entrer nous permettent d'élre bref en ce qui concerne la détermination des autres formes d'amétropie.
Dans l'œil hypermétrope le pouvoir réfringent fixe, qui est le même que dans Uoeil normal, devient insuffisiant par suite d'un dé-
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faut de longueur du globe oculaire ; c^est un organe auquel il manque de la réfraction en raison de ses dimensions exiguës. On peut évidemment représenter ce déficit par la lentille idéale convexe, qui, placée devant lui, permettra de voir distinctement de loin.
La longueur focale de cette lentille idéale est déterminée par Tessai des verres; elle exprime rigoureusement le déficit de la réfraction fixe, et par conséquent le degré de Thypermétropie. En représentant, comme précédemment, son rayon de courbure par ri et par H la forme d'amétropie dont il est question, on a :
Comme la lentille qui exprime le degré de Thypermétropie est affectée du signe 4~9 l'évaluation de Thypermétropie sera représentée de la façon suivante :
Le raisonnement qui précède est en tout point applicable à révaluation de l'état dioptrique de l'astigmatisme. Ici le pouvoir réfringent fixe est différent dans divers méridiens, et principalement dans deux méridiens perpendiculaires entre eux, que cette différence soit un excédant ou un déficit.
Cette différence est comparable à l'excédant ou au déficit de la réfraction datis l'œil myope ou hypermétrope; elle peut être déterminée expérimentalement de la même manière, pourvu que les verres employés ne modifient l'état de la réfraction que suivant un méridien. Telle est la propriété des verres cylindriques ; leur pouvoir réfringent est nul dans le plan de leur axe ; il est égal à celui des verres sphériques de même longueur focale dans le plan perpendiculaire à leur axe. Dès lors, en désignant cette forme d'amétropie par As, et par N, la longueur focale du cylindre concave ou convexe qui égalise la puissance réfringente des divers méridiens,
on aura pour formule générale : As = — ^, si l'astigmatisme est myopique, et A5 = -f- -, s'il est hypermétropique.