‹ Traité pratique d'ophthalmoscopie et d'optométrieChapitre 78 sur 112 · TRAITEMENT DES COMPLICATIONS, 35S · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES COMPLICATIONS, 35S

Heurteloup parait avoir donné de bons résultats. Chez quelques sujets, ces symptômes dHrritation se reproduisent fréquemment quoi que Ton fasse. L'état du malade est alors assez sérieux pour qu'on rengage à s'éloigner de toute profession qui exige un travail minutieux et assidu.

b. L'insuffisance des droits internes, à laquelle on a attaché peu d'importance jusqu'à ce qu'elle ait été bien étudiée par de Grœfe, mérite une attention sérieuse, car elle peut aboutir à un strabisme relatif et même à un strabisme divergent absolu. Cette complication, une fois déclarée, s'accroit de jour en jour quand la myopie est progressive, ce qui est la règle. Dans les cas les moins favorables, la mobilité du globe est si restreinte qu'il se produit à la fois insuffi* sance interne et externe.

L'indication qui se présente d'elle-même consiste à conseiller des verres concaves qui éloignent la limite de la vision distincte à une distance de 12 à 16 pouces, et obligent à tenir les objets aussi loin que possible des yeux.

Mais il est des cas dans lesquels les verres concaves provoque'* raient précisément cette insuffisance. Ces cas sont représentés par les hauts degrés de myopie dans lesquels la vision binoculaire, pour remédier à une asthénopie inévitable, a été supprimée instinctivement, d'abord en condamnant au repos l'œil le plus myope, et en* suite en le déviant en dehors. Vient-on à la rendre possible de nouveau par l'emploi de verres concaves, on fait naître inévitablement l'insuffisance, car après une période plus ou moins longue d'inactivité, Tasthénopie existe pour tous les degrés de convergence.

Comme rien n'est plus dangereux pour l'avenir de la myopie que cette asthénopie, en raison des efforts de convergence qui en sont la conséquence, il est préférable le plus souvent d'abandonner les choses à elles-mêmes et de respecter la déviation en dehors qui fait cesser le mal en produisant un strabisme divergent relatif. De Grsefe réserve ce parti de l'abstension pour les cas de myopie excessive. Donders propose un moyen terme qui consiste à permettre la lecture sans verres, et par conséquent avec un seul œil, et pour l'écriture et d'autres travaux qui exigent moins de convergence, l'usage de verres prismatiques concaves, dans le but surtout d'échapper à l'attitude inclinée de Id tête que Ton doit, selon son opinion, éviter à tout prix. L'effet du verre concave sera d'éloigner le punctum remotum à 12 ou 14 pou-" ces; l'effet du prisme, de reculer l'image virtuelle de l'objet.

33fi OPTOMETHIK.

Un objet A [fig. S5) placé à une petite distance, 4 pouces par exemple, des yeux myopes, O, 0', ne peut être vu binoculairement qu'autant que les axes optiques se rencontreront en A, de façon à

Fig. 55. — Des ellets optique» opérés pur la drviatjnn prismatique.

produire l'angle de convergence RAR. Si l'on interpose les prismes PF, les faisceaux lumineux déviés vers la base des prismes pénétreront dans l'œil suivant des directions qui, prolongées, se rencoatreront en A', c'est-à-dire que le point de mire A sera perçu comme ■s'il était en A'. Si les yeux restaient dans le même état de convergence, l'image rétinienne primitivement en RR serait transportée en R'R', et la vision serait double. Pour y obvier, les globes oculaires se redressent d'une quantité équivalente à l'arc rétinien R'R', et les axes optiques mesurent l'angle de convergence R'AR' plus petit que RAR.

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