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CIADOTHRIX CAPRE. 751
ayant souvent des chapelets d’arthrospores. Les filaments restent colorés par la méthode de Gram, mais moins bien que ceux de l'espèce précédente.
Les cultures sont pathogènes pour le cobaye, où elles déterminent une sorte de pseudo-tuberculose.
Guégen (1) a désigné sous ce même nom d'Oospora lingualis un Cladothrix qu'il a isolé de l'affection de la langue désignée sous le nom de langue notre pileuse, où 1l accompagne, souvent même semblerait-il, la levure considérée comme le véritable parasite de l’affection, le Cryptococcus linguæ pilosæ de Lucet (2), sans que son rôle important puisse cependant être affirmé.
” Le meilleur procédé pour l'obtenir est de faire des ensemencements sur carotte, où il donne des colonies ponctiformes, blanchâtres. Sur les autres milieux, il ne donne rien ou très peu de chose.
On reconnaît les filaments habituels des formes de Streptothrix, facilement dissociables en bâtonnets, produisant dans certains cas des chapelets d’arthrospores.
Il n’est probablement pas à distinguer du microbe étudié par Roger,
CLADOTHRIX PUTRIDOGENES VeszPRÉMI.
Veszprémi (3) désigne sous ce mom un organisme filamenteux qu'il a trouvé dans un cas d’ulcérations gingivales avec abcès sous-maxillaire, en compagnie du Bacille fusiforme et d'un Spirille qu'il nomme Spirochæle gracilis, qui serait le Sprrille de Vincent. Le pus, verdâtre d’odeur putride, contenait de petits grains, renfermant ces trois formes microbiennes. Les filaments, non ramifiés, se segmenteraient facilement en bâtonnets.
Il semble que ce soit plutôt une forme de Leplothrix. Des formes semblables ont déjà été signalées dans le noma.
I aurait pu obtenir des cultures mixtes des trois espèces sur du sérum ou des sérosités d'ascile ou d’hydrocèle. Il attribue au Cladothrix odeur putride produite, d'où le nom proposé.
Le pus et les produits de cultures, inoculés au lapin, déterminent des accidents gangreneux putrides à marche rapide, qui seraient plutôt sous la dépendance directe du Spirille.
CLADOTHRIX CAPRZÆ ZSsCHOKKE el SILBERSCHMIDT.
(Slreptothrir capræ.) Il a élé rencontré dans le poumon d'une chèvre que l’on croyait
(1) GUÉGEN, Sur Oospora lingqualis et Cryplococcus linguæ pilosæ (Arch. de parasilol., XII, 1909, p. 337). — Deux nouveaux cas de langue noire pileuse (GC. R, de la Soc. de Biol., LXX, 1911, p. 752):
(2) Lucer, Contribution à l'étude étiologique et pathogénique de la langne noire pileuse (Arch. de parasilol., IV, 1901, p. 262).
(3) Veszrrém, Zuchtungs und Tierversuche mit Bacillus fusiformis, Spirochaete gracilis und Cladothrix putridogenes (Centralbl. für Bakt., 1t€ Abth., Orig., XLIV, 1907, p. 332, 408, 515, et XLV® 1907, p. 15).
752 BACTÉRIACÉES.
atteinte de tuberculose (1). Les préparations du poumon ne montrèrent que quelques Bacilles très résistants aux agents de décoloration. Les cultures donnèrent un Cladothrix qui paraile être un espèce distincte. 11 Dans les cultures, le microbe est sous forme de filaments, plus ou moins longs, ramifiés, ou de bâtonnets courts. Les filaments se désagrègent très facilement. A la surface, peuvent se former des arthrospores, comme chez les espèces précédentes.
Tous les éléments sont immobiles. Ils se colorent médiocrement aux procédés ordinaires et restent colorés par la méthode de Gram.
Les cultures s'obtiennent facilement sur les milieux habituels en pr ésence de l'air, pas ou presque pas à l'abri de l’air; elles viennent à la température ordinaire et mieux à 37°.
Sur plaques de gélatine, les colonies ont une partie centrale brune,
sombre, et une partie périphérique plus claire formée de prolongements radiaires très fins. Elles ne liquéfient pas la gelée.
Sur gélatine en piqüre, les colonies sont floconneuses et forment à la surface une couche sèche, brunâtre.
Sur gélose, on obtient une culture sèche, verruqueuse, ratatinée, blanc brunâtre, quise saupoudre d'une couche blanche, farineuse. Beaucoup de colonies sont d’abord proéminentes, puis se creusent en cratère.
Sur sérum coaqulé, les colonies blanc brunâtre sont d'abord proéminentes, puis s’affaissent ; ou bien forment une mince couche sèche, brunäâtre.
Sur pomme de lerre, la culture, d'abord mince et blanchâtre, devient proéminente etse colore en brun rosé ; les colonies isolées sont rondes, sèches, parfois cratériformes. La culture se saupoudre de blanc tardivement.
Dans le bouillon, les colonies se développent surtout à la surface sous forme de disques concaves, très minces, secs, blanchâtres, comme saupoudrés de farine. Au fond du tube, il ne se forme qu’un dépôt peu abondant. Le liquide reste clair. La culture donne parfois seulement des flocons qui restent à la partie inférieure du tube, comme pour l’Actinomyces.
Dans l’infusion de paille, le développement ne se fait qu'après quatre ou cinq jours et ressemble à ce que l’on voit dans le bouillon.
Le lail n’est pas coagulé, mais montre, après quelques jours, un revêtement blanc rosé à la surface.
Les cultures sont pathogènes, pour le cobaye et le lapin principalement. En injection sous-cutanée, elles déterminent des abcès. En injection intraveineuse, elles occasionnent dans les divers organes la formation de tubercules qui ressemblent à ceux dus au Bacille tuberculeux, montrent des cellules géantes et se caséifient très rapidement.
(1) Srzeerscaminr, Sur un nouveau Streptothrix pathogène, Streptothrix capræ (Ann. de l’Inst. Pasteur, XIII, 1899, p. 841).
. CLADOTHRIX VIOLACEA.