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RECHERCHE SUR LE VIVANT

Recherche du Bacille typhique dans le sang el les organes.

Comme il a été dit précédemment (p. 96), la recherche du Bacille typhique dans le sang, par hémocullure, donne des résultats extrêmement précieux pour le diagnostic. C'est la méthode de choix à employer.

L'hémoculture peut renseigner très tôt, le Bacille apparaissant dans le sang dès les premiers jours de l'infection, alors que les autres méthodes de diagnostic, le sérodiagnostic principalement, ne donnent pas encore de résultats. De plus, son isolement dans ces conditions permet d'affirmer que l'infection éberthienne existe.

Il faut suivre les indicalions déjà données page 93, ensemencer une assez grande quantité de sang, parce que les microbes sont souvent peu nombreux dans ce liquide; employer une forte quantité de bouillon, 250 à 300 centimètres cubes, afin de beaucoup diluer le sang et empêcher ainsi son action bactéricide de s'exercer. I faut aussi, à plusieurs reprises, fortement agiter le ballon pour bien mélanger le sang au bouillon.

On peut chercher à provoquer la multiplication du microbe en ajoutant du sang, de 1 à 3 centimètres cubes, à 5 centimètres cubes de bile stérilisée (p. 99) et mettant à l'étuve pendant douze à vingt heures, comme le recommandent Kayser (2) et Bettencourt et Regalla (3); on ensemence ensuite de petites quantités du liquide sur d'autres milieux, on en fait des plaques de gélatine ou on ensemence sur milieu de Conradi- Drigalsky dont il sera parlé plus loin (p. 124). En procédant ainsi, on obtiendrait, d'après Kayser, dans la première semaine 100 p. 100 de

(1) Zn Thèse de Gasser. Paris, 1890.

(2) Kayser, Loc. cit., p. 99.

(3) Berrexcourr et RecazzA, L'hémoculture en bile dans le diagnostic de la fièvre typhoïde (/nst. batleriologico Camara Pestana, 11, 1908, p. 95).

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résultats posilifs, dans la seconde 60 p. 100, dans la troisième 48 p. 100, dans les quatrième et cinquième 33 p. 100 seulement. C'est une méthode de diagnostic sûre du début de l'infection.

Le sang est recueilli facilement à une veine du pli du coude (I, p. 314). L'ensemencement doit se faire au mieux aussitôt, avant la coagulation,

Lorsqu'on à du sang coagulé, on peut dissoudre le caillot dans la bile, par agitation, el procéder comme il vient d'être dit.

On a conseillé aussi de pratiquer une ponction de la rate (I, p. 315)et de mettre en culture le liquide sanguinolent obtenu. L'opération se fait facilement à l'aide d'un trocart capillaire. La situation de la rate étant bien établie par la percussion, la peau est soigneusement désinfectée ; on enfonce le trocart stérilisé en pleine matité. La canule ramène une goulte de sang qui sert aux ensemencements, Le succès serait assuré vers le dixième jour de la maladie. L'opération, très simple, serait sans danger. Elle n'est toutefois à conseiller que comme moyen d'exception; les altérations de la rate dans le cours de la fièvre typhoïde, sa très grande friabilité surtout, peuvent être la cause d'accidents. On doit prenilre en tout cas les précautions antiseptiques les plus minutieuses. L'hémoculture ordinaire est de beaucoup à préférer.

Recherche du Bacille typhique dans les matières fécales.

C'est un procédé de diagnostic qui serait extrêmement pratique s'il était plus rapide et surtout plus sûr.

Le Pacille typhique, en effet, n'apparaît souvent dans les selles qu assez lard (p. 100), vers le neuvième ou le dixième jour de la maladie, conséculivement aux lésions du tissu lymphoïde intestinal ou à l'infection biliaire qui est elle-même une conséquence de l'invasion sanguine. C'est donc un élément d'un diagnostic plutôt tardif; l'hémocul- Lure donnant des résultats beaucoup plus tôt, c'est à elle qu'il faut s'adresser de préférence pour être plus hâtivement renseigné.

De plus, on peut le rencontrer dans les matières fécales de personnes saines, n'ayant jamais eu la fièvre typhoïde, et d'individus guéris d'une fièvre typhoïde antérieure. Sa présence dans les selles peut donc fort bien ne pas indiquer une fièvre typhoïde actuelle.

On peut cependant avoir intérêt à le rechercher dans les selles pour d'importantes raisons: pendant la maladie, pour une confirmation du diagnostic; pendant la convalescence et lors de la guérison, pour se rendre compte de la contagiosité possible du malade. La recherche est surtout importante à la guérison pour se rendre compte du danger que peut encore présenter le malade, du temps que peut persister chez lui le microbe dont il importe de surveiller la disparition pour lever les mesures de prophylaxie prises! elle a un haut intérêt pour dépister les porteurs chroniques et leur faire prendre, ainsi qu'à leur entourage, des mesures de précaution spéciales. C'est également le moyen le plus sûr de découvrir les porteurs sains, qui constituent parfois un grand danger de dissémination du contage. 11 faut toutefois se rappeler que, d'ordinaire, l'élimination est le plus souvent transiloire, se fait par décharges, de telle sorte qu'un examen peut être infructueux dans un cas posilif,

Dans tous ces cas, l'élimination microbienne se faisant surtout par

; BACILLUS TYPHOSUS. 195

-les matières fécales et les urines, c'est sur ces produits que l'attention doit être attirée et tout principalement sur les matières fécales, parce que le Bacille y persiste beaucoup plus souvent en raison de la fréquence des infections biliaires chroniques. D'ailleurs, les mêmes procédés que l'on emploie pour la recherche du Bacille dans les matières fécales sont applicables aux urines.

La recherche du Bacille typhique dans les matières fécales est une opération assez délicate en raison d'abord de lintermittence possible de son existence dans le contenu intestinal, puis de la présence fréquente d'un assez grand nombre d'espèces microbiennes (Voy., dans la Quatrième partie: Les Bacléries du corps, tube digestif) el surtout de celle du Colibacille, souvent en telle abondance qu'on n'obüent que lui en cultures comme représentant de la flore microbienne de Fintestin. Cette présence du Colibacille rend très difficile, impossible même souvent pour certains (1), l'isolement du Bacille typhique. De nom: breuses recherches prouvent cependant que la chose est possible; elle demande toutefois beaucoup de soin.

On peut y parvenir à la rigueur à l'aide des cultures sur plaques de gélatine faites dela manière ordinaire, enayant soin cependant de pousser loin la dilution pour que les colonies soient assez espacées el ne se gênent pas dans leur croissance. La grande majorité des colonies obtenues appartient au Colibacille. Comme on ne peut ensemencer pour vérification qu'un certain nombre de colonies, il faut faire un choix en se guidant sur quelques caractères apparents. Le Colibacille poussant plus rapidement que le Bacille lyphique, 11 faut choisir les colonies les moins avancées en développement, et, parmi celles-ci, les plus fines et les plus translucides. Ces colonies sont ensemencées sur les milieux qui permettent, comme on le verra plus loin, de différencier assez aisément le Bacille typhique d'autres espèces similaires, surtout du Colt bacille (p. 141 et 143).

Chantemesse et Widal ont recommandé l'emploi de la gélatine phéniquée. (a été déjà un progrès sensible. On ajoute à la gélatine fondue quelques gouttes d’une solution d'acide phénique à 5 p. 100, lrois à cinq gouttes pour 10 centimètres cubes environ ; on ensemence en faisant des dilutions suffisantes, et l’on coule en plaques. La proportion d'acide phénique suffit à entraver ou retarder beaucoup le développement des saprophytes, en particulier des espèces liquéfiantes qui détruisent si vite les cultures sur plaques; elle est à peu près sans effet sur le développement du Colibacille et du Bacille typhique.

Il existe actuellement un certain nombre de procédés qui donnent des résultats bien préférables.

PROCÉDÉ DU GÉLODIAGNOSTIC DE CHANTEMESSE. — Chantemesse (2) emploie une gélose phéniquée-lactosée-tournesolée préparée de la façon suivante : À 10 centimètres cubes de gélose à 2 p. 100 peptonisée à 3 p. 100, on ajoute 4 gouttes d'eau phéniquée à 5 p. 100, 08,20 de

(1) Grimgerr, Sur la recherche du B. d'Eberth dans les eaux (Soc. de Biol., 12 mai 1894). — Nicoize, Nouveaux faits relatifs à l'impossibilité d'isoler, par les méthodes actuelles, le B, typhique en présence du Bacterium coli (Ann. de l’Inst. Pasteur, VTT, 1894).

(2) Cnanremesse, Gélo-diagnostic de la fièvre typhoïde {Acad. de méd., 20 mai 1901 et 2 décembre 1902).

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lactose et 1 centimètre cube de teinture de tournesol neutre bien sensible. On dispose pour l'usage et stérilise à l'autoclave. Au moment de l'emploi, on fait fondre au bain-marie cinq ou six tubes et on en verse le contenu dans autant de boîtes de Petri stérilisées ; on laisse refroidir et solidifier. On promène alors et successivement, sur la surface de la gélose, sans le recharger, un pine eau de blaireau très fin, trempé préalablement dans une dilation étendue des matières fécales à examiner. On met à l'étuve à 37°, les boîtes retournées couvercle en bas. Au bout de dix à douze heures, on trouve des colonies, les unes rosées (Colibacille), les autres bleues (Bacille typhique surtout) que l'on met en cullures pour rechercher les caractères nécessaires à la détermination spécifique

PROCÉDÉ DE DrIGALSKI-CONRADI (1). — Le milieu est une gélose spéciale, gélose de Drigalski-Conradi, simple modification du milieu de Chantemesse: c'est de la gélose lactosée tournesolée, à laquelle est ajoutée une petite quantité de krystalviolet qui joue le même rôle que l'acide phénique dans la méthode précédente, en raison de son pouvoir antiseptique, entravant le développement de beaucoup des microbes qui se trouvent associés au Bacille lyphique et au Colibacille, laissant au contraire facilement se développer ces derniers.

Il doit être préparé de la façon suivante : 1500 grammes de viande de bœuf sont mis à macérer dans 2 litres d’eau pendant vingt-quatre heures. Le liquide est exprimé, puis porté à l’ébullition pendant une heure ; on filtre et ajoute :

Éeploneséche eV ATE PP AREREREEPee 20 grammes. NUTOSE RES ER CR ee MR ee Net Eee 20 —

On fait bouillir pendant une heure ; on ajoute 60 grammes de gélose et laisse une heure à l'autoclave à 120° ; on alcalinise légèrement avec de la soude.

On peut simplifier en remplaçant la macération de viande par une solution de 20 grammes d'extrait de viande Liebig dans 2? litres d'eau.

On prépare, d’un autre côté, une solution de 30 grammes de lactose chimiquement pur dans 300 centimètres cubes de teinture de tournesol (Kubel-Tiemann ou Kahlbaum de préférence) en faisant bouillir le mélange pendant quinze minutes.

Cette dernière solution est ajoutée lrès chaude à la gélose encore bien liquide ; on mélange par une agitation suffisante. Le produit doit avoir une réaction légèrement alcaline. S'il présentait une coloration rose, elle devrait être réduite avec de la soude. À ce moment, on ajoute 4 centimètres cubes d'une solution de soude à 10 p. 100 stérilisée et chauffée, le milieu devant absolument être alcalin, acide ilne peut pas servir, puis 20 centimètres cubes d'une solution fraichement préparée de O:,1 de krystalviolet de Hüchst dans 100 centimètres cubes d’eau distillée stérilisée chaude.

Le milieu, encore chaud, est réparti dans des boîtes de Petri stérilisées, qui sont mises à refroidir et peuvent servir après solidification; ou bien, mis en ballon ou dans des tubes stérilisés par quantités

(1) Vox DriGarskt et Conrabr, Ueber ein Verfahren zum Nachweis der Typhusbacillen (Zeïtschr. für Hygiene, XXXIX, 1902, p. 283).

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de 10 à 20 centimètres cubes, qui pourront être conservés quelque temps, puis mis à fondre et coulés en boîtes de Petri stérilisées lorsqu'on voudra s'en servir.

En masse, le milieu est un peu plus foncé que la gélose ordinaire, avec une légère nuance lilas bleuâtre. En boîte de Petri, il est à peu près incolore.

Lorsau’on le conserve un peu longtemps, quelques mois ou même plus tôt, il devient facilement acide, vire au rose, el est absolument hors d'usage.

Les matières fécales à examiner sont d’abord diluées dans de l'eau slérilisée ; une üse est mélangée, par forte agitation, à 10 ou 20 centimètres cubes d'eau. Ou bien on ensemence directement une petite quantité de matière si elle est liquide: si elle est solide, on l’émulsionne dans une goutte d'eau stérilisée. Le produit est étalé à la surface de la gelée, qui peut être.un peu asséchée d'avance, même par exposition à l air libre, les germes de l'air ne cultivant que difficilement sur le milieu à cause de l'antiseptique. L'étalement se fait au mieux avec une baguette de verre coudée à angle droit ou un fort fil de platine coudé.

Pour chaque selle, il faut faire quatre ou cinq plaques.

Les plaques sont mises à l’étuve, le couvercle en bas. Elles sont examinées après douze à dix-huit heures. Le nombre des colonies peut être très grand ; il est d'autant moindre d'ordinaire que la quantité de produit ensemencé est faible et son étalement poussé loin.

Les colonies que le Bacille lyphique donne sur ce milieu sont arrondies, transparentes, aplaties, semblables à de petites gouttes de rosée, pouvant atteindre un millimètre de diamètre et présentent une coloration bleue un peu violacée bien apparente. Pour les découvrir, les plaques sont examinées par transparenceel par réflexion avec éclairage ordinaire et sur fonil noir.

Le simple aspect des colonies ne donne que des probabilités. IL est nécessaire de compléter par la constatation des autres caractères qui sont nécessaires pour établir une diagnose d’autres espèces similaires (Voy. p. 152).

En usant de celle méthode, Drigalski (1) a pu isoler le Bacille des selles dans les proportions suivantes d’après l’âge de la maladie :

DATES NCINUMPLENTIE CSN OULS A eee UE PNR Ne 15,6 p. 100 DUNCAN TOO UT PERRET AN ARR ete REA ee ere nent 29,0 — DOUCE AACE ER EE ART ee ne AN Ne fr 33,0 — DU 21 E AURA EEE Re RE ER PAT LR ae Le WE ee Ares RUE AN SEMANMEN ANSE FR eu. 11,0 — Apres trDIS MOLS (Gb DIUS AP En ALLER NC 4,10 — PROCÉDÉ DE DUENSCHMANN. — Duenschmann (2) recommande un

mieu où entre du laurocholate de soude qui lui semble être le sel biliaire qui intervient surtout dans l’action favorisante qu'’exerce la -bile sur le Bacille typhique, action manifestement gênante par contre sur le Colibacille. Le milieu qu'il conseille est ainsi composé :

(1) DriGarskr, Ueber Ergebnisse bei der Bekämpfung des Typhus nach R. Koch (Centralbl. für Bakl., 1 Abth., Orig., XXXV, 1904).

(2) DuexscHuanx, Études sur la fièvre typhoïde (Ann. de l'Inst. Pasteur, XXII, 1909, p. 29).

BACTÉRIACÉES.

Gélose de Duenschmann.

CETOSER An ROUE PRE MEN Sen ae RE ete 3 à 4 p. 100 d'eau. GÉLA LIN ENT AL RP LS A RE Pat SERRES Re (CH — Æauxocholaite de souder me VE PORC 1254002 00e — LACOSTE RE et ER ea 4,0 — — FEPLONE NE NE MM ee Re RENE 3,0 — —

On ajoute, en outre, la quantité de sels minéraux entrant en solution dans une macération de 500 grammes de viande de veau dans 1000 grammes d’eau.

On additionne cette gélose de 10 p. 100 de teinture de tournesol neutre bien sensible, stérilisée d'avance, au moment de la couler en boîtes de Petri stérilisées.

Le lactose est tout à fait indifférent pour le Bacille typhique, mais il est indispensable pour que le Colibacille produise de l'acide qui fait virer le milieu.

Les matières fécales sont ensemencées directement en étalant avec soin sur toute la surface une petite quantité de produit brut ou délayé par broyage dans un peu d'eau peptonée. Si les matières sont desséchées ou si l’on a lieu de craindre qu'elles ne renferment que très peu de Bacille typhique, on peut les ensemencer préalablement dans un peu de la solution suivante :

PÉDÉONE EE NT RAT ET N E re TR EE TEE Rens 0 5,0 p. 100 d'eau. ERA IL Te DIS RER AR EE ee. SR ete OU 05 — — Taurochola ele rSDAdE PEER AR EE UT RCe 29 — —

Le tube sera mis à l’'étuve, de préférence vers 42°, pendant une douzaine d'heures; on pratiquera alors avec le liquide les ensemencements.

Sur ce milieu, les colonies du Bacille lyphique ontles caractères habituels, bleutées, transparentes, en gouttes de rosée.

D'autres procédés peuvent encore donner de bons résultats; plusieurs de ceux qui servent principalement pour la recherche du microbe dans l'eau, et seront exposés ci-après, sont applicables dans le cas particulier.

L'emploi des milieux caféinés qui seront étudiés ci-après (p. 138) donnerait de très bons résultats, comme l’a montré Lubarsch (1), mais à la condition d'opérer sur des selles bien fraîches, de quelques heures, à cause de l'énorme pullulation du Colibacille.

L'emploi de la gélatine d'Elsner (p. 144) permet un isolement assez facile des selles. C’est à l’aide de ce procédé que Remlinger et Schneider (2) ont pu constater la présence du Bacille d'Eberth dans des selles d'individus sains. Rémy (3) conseille l'emploi d’un milieu artificiel remplaçant avantageusement le milieu d'Elsner (I, p. 216). Des plaques sont faites avec une dilution étendue de matières RE dans l'eau stérilisée. Les colonies sont isolées après deux à trois jours et ensemencées pour constater les caractères habituels de diagnostic.

Le procédé d'Endo (p. 137) réussit également (4).

(1) Lusarscu, Das Koffeinanreicherungsverfahren zum Lyphunecen eiss im Stuhl (Arch. für Hyg.. LXI, 1907, p. 134).

(2) ReuuGer et SANDER Loc-.cit;;p- "105

(3) Réuy, Contribution à l'étude de la fièvre typhoïde et de son Bacille (Ann. de l’Inst. Pasteur, XIV, 1900, p. 555).

(4) KuGer, Ueber neuere Methoden zum Nachweïise des Typhusbacillus in den Darmentleerung. Dissert. inaug. Strasbourg, 1904.

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