BACILLE DE LA PASTEURELLOSE DU PORC
La pasteurellose du porc a été différenciée du rouget du pore par Loeffler (8) en 1886. On l’a aussi nommée pesle porcine, pneumo-enleérile du porc, en raison de ses localisations pulmonaires et intestinales, très fréquentes. Elle est commune en Allemagne, où on la désigne sous
(1) Rrecx, Eine infectiose Erkrankung der Kanarienvôgel (Deutsche Zeitschr. für Thiermed., XV, 1889, p. 69).
(2) KzeiN, Ueber eine neue Species,zu des Gruppe der Bacillen der hämorrhagischen Septikämie gehôrig, Bacterium phasianicida (Centralbl. für Bakt., XXXI, Originale 1902, p. 76).
(3) Trérrop, La maladie des cygnes coscoroba (Ann. de l'Inst. Pasteur, XIV, 1900, p. 224).
(4) SaNrori, Su di una nuova forma di setticemia svilupatasi in alcuni pollai di Roma causato da un cocco-batterio chromogeno (Ann. d’Igiene sperim., VI, 14896).
(5) MaAGGiora et VALENTI, Su una epizoozia di tito essudativo dei gallinacei (Accad. med. di Modena, 1901).
(6) Lone et Gruger, Bakteriologische Studien üiberdie Aetiologie einer epidemischer Erkrankung der Hühner in Tyrol 1901 (Centralbl. für Bakt., XXX, 1901, p. 593).
(7) Cane Die Vogelpest (Centralbl. für Bakt., XXXI, Originale, 1902, p. 145 et 182).
(8) Lorrrzer, Experimentelle Untersuchungen über Schweinerothlauf (Arb. aus dem kaiserl. Gesundheitsamte, 1, 1886, p. 46).
Macé. — Bactériologie, 6e édit. II. — 15
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le nom de Schweineseuche (1), et en Amérique où on l’appelle Swineplaque.
Il semble bien que l’on ait affaire, dans ces deux cas, à la même affection, bien que Raccuglia (2) prétende qu'on doive les séparer. Les différences signalées ne sont en effet que secondaires, quantitatives ; les propriétés fondamentales des microbes isolés paraissent être identiques.
Par contre, la maladie désignée sous le nom de hog-cholera, due à un microbe qui sera étudié ci-après (p. 2895), est tout à fait à distinguer. Silberschmidt (3) conclut à l'identité des microbes du hog-cholera
(Schweinepest) et de la Schweineseuche ; tous les autres observateurs , principale ment Lignières (4), dans son important travail, établissent bien nettement leur distinction, montrant que le dernier occasionne seul la pasteurellose du porc et que l'affection occasionnée par le premier est d’un type réellement différent.
Le Bacille de la pasteurellose du porc est en courts bâtonnets à extrémités arrondies
Fig. 51. — Bacille de la peste porcine. Sang de lapin. ou en formes ovales Qu
1000 /1. presque arrondies, sur-
tout dans les cultures
(fig. 51, 52, 53). Ces éléments sont toujours immobiles ou ne présen-
tent que des trépidations browniennes. IIS se colorent difficilement
aux couleurs d’aniline, en présentant souvent la coloration bipolaire des Pasteurella et se décolorent par la méthode de Gram.
Cultures. — Les cultures sont peu abondantes et ne croissent que lentement, En piqûre sur gélatine, il ne se développe que très peu de chose dans le canal et une petite culture blanchâtre, à bords déchiquetés, à la surface; la gelée n’est pas liquéfiée. Sur gélose, on oblient, le long de la strie, une colonie opaque, blanche, visqueuse. Sur pomme de terre, il ne se fait pas de culture visible; le lait n’est pas coagulé. On ne constate pas la formation d'indol.
1) Seuurz, Ueber die Schweineseuche (Arb. aus dem kaiserl. Gesundheitsamle, I, 1886, p. 376). — Karzixski, loc. cit., p. 286.
(2) RaccuezrA, Ueber die Bacterien der americanischen Swine-plague und der deutschen Schweineseuche (Centralbl. für Bakt., VIII, 1890, p. 289).
(3) SILBERSCHMIDT, Contribution à l'étude de la swine-plague, du hog-cholera et de la pneumo-entérite des pores (Ann. de l'Inst. Pasteur, IX, 1895, p. 65). |
(4) Lienières, Contribution à l'étude et à la classification des septicémies hémorragiques. Buenos-Ayres, 1900.