BACILLE DE LA PASTEURELLOSE DU PORC
Les poulets inoculés meurent parfois en vingt-quatre heures, d'autres fois résistent plus; le sang du cœur donne facilement des cultures. En passant par l’organisme des mammifères, la virulence pour la poule diminue. Chamberland et Jouau (p. 264) sont parvenus à rendre le virus très actif pour la poule, aussi virulent pour elle que le virus.du choléra des poules.
Le pigeon meurt en un à trois jours par injection intramusculaire d’une très petite quantité de culture.
Chez le lapin, on obtient une forte réaction locale, un gonflement
Fig. 52. — Pasteurellose du porc. Culture Fig. 53. — Pasteurellose porcine. Culture de Kral.700/1 (d'après Lignières). de Preicz. 700/1 (d’après Lignières).
du tissu cellulaire sous-cutané et du muscle sous-jacent avec un œdème sanguinolent. A la suite d’inoculation intrapéritonéale, animal meurt de péritonite en deux à six jours; la muqueuse intestinale ne présente aucune lésion. Par ingestion, le lapin meurt assez facilement de septicémie.
Les porcs résistent aux inoculations sous-cutanées, aux injections intrapéritonéales et à l'absorption intestinale. Les souris périssent sans rien offrir de spécial. Les rats blancs son réfractaires. Les carnassiers sont relativement sensibles.
L'immunisation du cheval contre la pasteurellose du porc est facile, comme l’ont montré Chamberland et Jouau (1). Ils ont obtenu un sérum préventif contre la maladie, préventif aussi contre les autres pasteurelloses, agglutinant à un haut degré pour tous les types de Pasleurella, beaucoup plus cependant pour celle du porc.
D'après Billings (2), les Bacilles de la Swine-plague d'Amérique sont de courts bätonnets très mobiles, prenant très peu les couleurs d’aniline et se décolorant par la méthode de Gram.
Les cultures sur gélatine se développent surtout dans le canal de la piqûre, où il se forme des granulations blanc jaunâtre, émettant des tractus filamenteux; à la surface, on ne remarque rien ou presque rien. Sur gélose, il se développe une bande opaque, d’un blanc grisätre. Le bouillon se trouble en vingt-quatre heures.
(1) CHaMBerLanp et Jouau, Loc. cil., p. 264.
(2) BizuinGs, American Naturalist, mars 1890.
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Les poulets résistent à l’inoculation des matières virulentes. Les lapins ne montrent aucune réaction au lieu de l’inoculation: leur foie est gros gorgé de sang, et présente, à la surface et sur les coupes transversales, un grand nombre de petites nodosités inflammatoires d’un jaune rougeâtre, de la grosseur d’une tête d’épingle.
Les porcs résistent aux inoculations sous-cutanées etintrapéritonéales, ainsiqu’àl’ingestion d'aliments contaminés. Deuxporces, auxquels Billings avait injecté de la matière virulente dans l'intestin grêle, sont morts en cinq jours. Les plaques de Peyer étaient tuméfiées; la muqueuse de tout l’intestin présentait les mêmes lésions que dans la dysenterie humaine: les ganglions mésentériques étaient considérablement hypertrophiés.
D’après Lignières, il y a eu certainement confusion avec le microbe du hog-cholera.
Silberschmidt aurait obtenu chez le lapin la vaccination réciproque par les produits solubles des microbes isolés de la swine-plague, du hogcholera et de la pneumo-entérite, ce qui serait une raison en faveur de leur identité. Schweinitz a aussi obtenu l’immunité à l'égard de la swine-plague avec de son sérum de pores vaccinés contre le hog-cholera. Lignières dit que ces résultats ne peuvent provenir que d’une erreur matérielle survenue dans le cours des expériences.