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BACILLE DE LA CONJONCTIVITE AIGUE

Weeks (2), Kartulis (3), Morax (4) reconnaissent comme l'agent le plus fréquent de la conjonctivité aiguë, catarrhale ou purulente,une Bactérie en bâtonnets qui est souvent désignée sous le nom de Bacille de Weeks.

Ce sont de très fins Bacilles, de 0,5 à 1 w. parfois 2 x de long, à extrémités arrondies, immobiles, réunis par deux ou en petit nombre, formant de courtes chaînettes (fig. 89). Ils se décolorent par la méthode de Gram. Où les rencontre souvent dans l'intérieur des globules de pus.

Ils ne poussent pas ou très peu sur les milieux de culture ordinaires; bien, au contraire, à l’étuve seulement, à 37° et en présence d'air, sur les milieux additionnés de sang, de sérum, ou de sérosité humaine ou animale, la gélose additionnée d'un tiers de liquide d’ascite par exemple. Sur ces derniers milieux, les colonies sont petites, transparentes, semblables à des gouttes de rosée. Dans les milieux liquides, il se fait un trouble diffus, puis un léger dépôt; une température de 60° tue les Bacilles en peu de temps.

Les cultures, mises au contact de la conjonctive d'animaux, ne déterminent aucune inflammation. Chez l’homme, par contre, il suffit d'en déposer une trace sur la conjonctive pour voir se produire une con- Jonctivite aiguë typique.

D'autres microbes peuvent aussi occasionner chez l'homme des conjonctivites aiguës; ce sont surtout, par ordre de fréquence, le Gonocoque, le Sineptocoque pyogène, le Pneumocoque, le Méningocoque, le Bacille de la diphtérie, le Slaphylocoque doré, le Colibacille, le Pneumobacille, le Bacille de l'ozène, voire même le Bacillus subtilis, le Bacillus anthracis.

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