BACILLUS SCABER
Dans le bouillon, en six heures, à 25°, il a déjà donné des flocons visibles. En vingt-quatre heures, le liquide limpide est rempli de longs filaments flottants. La production de spores est plus abondante que dans le lait ; 1l s’en forme de longues rangées, qui sont mises en liberté par dissolution de la membrane et tombent au fond du vase où elles forment un dépôt blanchâtre. Le liquide reste clair.
Dans la gélatine, en piqüre, la liquéfaction est lente ; le long de la strie, se développent de nombreux filamentsradiaires, ramifiés, donnant l'aspect d’une radicelle. |
Sur pomme de terre, 1l se produit un revêtement grisâtre, mat, verruqueux.
Le lait où s'est développée cette Bactérie contient de la leucine, de la tyrosine, du valérianate et de l’acétate d'ammoniaque, plus une matière très amère.
Les cellules sont tuées dans le lait à une chaleur de 80°, maintenue quelques minutes : les spores supportent 1050, mais meurent au-dessus.
BACILLUS TURGIDUS Ducraux.
(Tyrothrix lurgidus.)
C'est une espèce aérobie, dont les articles courts, de 1 de large et d’une longueur double ou triple, à extrémités carrées, sont rarement isolés, plus souvent réunis en chaînes souvent très grandes. Les articles et les filaments sont immobiles.
Dans le lait, 1l produit un coagulum léger ; le précipité est dissous, le liquide devient jaune, transparent. Il se forme à la surface une pellicule résistante, composée de filaments feutrés, empâtés dans de la matière albuminoïde. Beaucoup d'articles donnent des spores. La réaction du liquide est alcaline ; il contient du carbonate et du butyrate d’ammoniaque. Ce dernier corps est beaucoup plus abondant pendant la fermentation qu'après ; 1l est consommé peu à peu. On trouve en outre de la leucine et de la tyrosine. Dès les premiers jours de la fermentation, le liquide développe une odeur analogue à celle des caves à fromages.
Le sucre n’est pas modifié. Cette Bactérie vit péniblement dans l’amidon et la glycérine, pas du tout dans le lactate de chaux.
La gélatine est lentement liquéfiée ; à la surface du liquide, se forme une pellicule blanche.
Sur pomme de terre, la culture est minime, blanchâtre, mate.
L’optimum de température est de 25° à 30°. Les bâtonnets adultes sont tués à 80°, les spores à 1159.
BACILLUS SCABER Ducraux.
(Tyrothrix scaber.)
Ce sont de courts bâtonnets de 1,1 w à 1,2 w de largeur et longs à peine du double, d'aspect granuleux, unis le plus souvent en très longues chaînes (fig. 100, 2). Ils sont mobiles quand ils sont jeunes, mais à mouvements lents et lourds ; les longues chaînes sont presque immobiles.
Ils forment sur les liquides une pellicule fragile, dont les lambeaux
492 BACTÉRIACÉES.
restent attachés aux parois du vase. Ce voile montre de nombreuses spores.
Le lait ne se coagule pas, mais prend peu à peu et très lentement la couleur et l’aspect du petit-lait ; les diastases, qui sont cependant manifestement produites, sont très peu actives. Le liquide est alcalin et a une odeur faible ; il contient de la leucine, de la tyrosine, du carbonate et du valérianate d'ammoniaque.
La végétation se fait mal dans le lait et bien mieux dans le bouillon ou la gélatine. Celte Bactérie demande des aliments plus facilement assimilables ; aussi, dans les fromages, elle ne se développe qu’en dernier lieu, lorsque ses congénères ont préparé des matières nutritives. Elle attaque, lentement il est vrai, le sucre de lait et le sucre de canne. Elle est véritablement aérobie, ne se multiplie ni dans les couches profondes, ni.en présence d’acide carbonique.
La gélatine est lentement liquéfiée.
Les cultures sur pornme de terre sont épaisses, muqueuses, d’un blanc Jaunâtre sale.
Les cellules végétativ es sont tuées entre 90° et 950 ; les spores entre 105%/etr110,
BACILLUS VIRGULA Ducraux (Tyrothrix virgula.)
Il ne se développe que difficilement dans le lait ou dans les solutions d’albumine ; mieux, mais encore péniblement, dans la gélatine et dans le bouillon. C’est une espèce aérobie.
Ce sont des bätonnets minces, cylindriques, de 0,5 y de large et 2 & environ de longueur, isolés ou en chapelels d’un petit nombre d'éléments (fig. 100, 3). Ces articles sont immobiles et présentent souvent à une extrémité un renflement irrégulier, où se forme la spore sphérique, de même largeur que le bâtonnet primitif. Le liquide de culture contient du carbonate et un peu de butyrate d’ammoniaque.
BACILLUS UROCEPHALUS Ducraux.
(Tyrothrix urocephalum.)
Cette Bactérie est très répandue ; elle doit être un des principaux agents de la putréfaction des matières animales. Elle vit du reste aux dépens de presque toutes les substances azotées. Elle se développe au mieux à l'abri de l'air, en anaérobie, mais peul cependant croître en présence d'oxygène.
Les éléments (fig. 101, 2) sont des bâtonnets cylindriques, de 1 x de large sur 3 4 au moins de long, très mobiles, isolés par deux ou réunis en longues chaînes. Beaucoup se renflent à une extrémité et forment à cet endroit une spore sphérique.
Le lait où l’on a ensemencé cette espèce montre, à la surface, des îlots transparents, gélatineux, qui peuvent envahir la masse, sans cependant lui donner une consistance gélatineuse. Après quelque temps, on a un liquide louche, surmontant un dépôt épais, floconneux, où se sont for-
BACILLUS CATENULA. 493
mées de nombreuses spores. Quand l'oxygène a disparu ou que la culture se fait dans l’acide carbonique, ilse produit un dégagement gazeux. Les gaz sont de l’acide carbonique et de l'hydrogène ; un peu de ce dernier donne de l'hydrogène sulfuré. Le lait a alors une odeur désagréable, qui peut être alliacée, putride, lorsque l'oxygène fait complètement défaut. On y trouve dela leucine, de la tyrosine et du valérianate d’ammoniaque ou d’ammoniaques composées.
Sur gélatine, en piqûre, on obtient d'abord une culture blanche ; puis, dans toute la gelée, se forment des bulles de gaz. Enfin, la liquéfaction commence et progresse lentement. A la surface du liquide, on trouve de nombreuses bulles de gaz.
Sur pomme de terre, la culture est blanc jaunâtre, brillante, brunissant à la longue.
Les cellules végétatives meurent entre 90° et 95°. Les spores périssent de 100° à 105° dans un liquide neutre, de 95° à 100° dans un liquide légèrement acide.
Certaines particularités rapprochent cette Bactérie du Bacille de la fermentation butyrique normale ; le dernier se distingue par son caractère anaérobie exclusif et parce qu'il attaque le lactate de chaux et la glycérine, où ne vit pas l'espèce de Duclaux.
BACILLUS CLAVIFORMIS Ducraux.
(Tyrothrix claviformis.)
C'estun anaérobie pur. Lesarticles sont des petits bâtonnets de moins de 1x de large sur une longueur qui n’atteint pas le double, isolés ou réunis par deux, mais ne formant jamais de chaines. Une extrémité présente un renflement sphérique, bien régulier, où se forme une spore ronde d’un diamètre à peu près double de celui du filament (fig. 101, #).
Lelaitest un très bon milieu de culture ; il se coagule et le précipité commence déjà à se dissoudre en vingt-quatre heures. Il se dégage de l'acide carbonique et de l'hydrogène, deux volumes du premier pour un volume du second. La caséine et le lactose sont attaqués. Le liquide est légèrement acide et a une odeur faible, non désagréable, rappelant celle de poire ou de coing. On y trouve de l’alcool éthylique et de faibles proportions d’alcools supérieurs, de la leucine, de la tyrosine et de l’acétate d'ammoniaque. Au début, quand le sucre n’est que peu atteintel que l’action n’a encore porté que sur la matière albuminoïde, l'odeur est putride.
BACILLUS CATENULA Ducraux.
(Tyrothrix catenula.)
Il se développe mieux en l'absence d'oxygène, mais peut cependant se cultiver aussi à l'air quand le milieu est abondamment ensemencé. Dans le premier cas, on observe des articles courts, ténus, de 0,6 y de large, immobiles ; dans le second cas, les bâtonnets sont plus épais ; ils mesurent 1 & de large sur 4 à 5 de long ; on les trouve isolés et alors très mobiles, ou en chaînes, doués de mouvements plus lents. Certains se
494 BACTÉRIACÉES,.
renflent en olive ou en fuseau et produisent, en leur milieu, une spore volumineuse, ovale, plus large que le filament primitif (fig. 101, 7).
Sous son action, le lait devient d’abord un peu acide, la caséine se coagule lentement en flocons qui se déposent ; puis le précipité est redissous peu à peu. Le liquide renferme de la leucine, de la tyrosine, de l’acide butyrique, libre ou combiné en partie avec de l’ammoniaque. L'action s'arrête assez vite, à cause de la forte quantité d'acide produit, qui nuit à la vitalité de la Bactérie; on peut la faire durer plus longtemps en ajoutant préalablement au liquide de la craie qui neutralise une partie de l'acide: L'espèce n'a aucune action sur la caséine précipitée d'avance par la chaleur ou les acides.
Les bâtonnets sans spores meurent lorsqu'ils sont chauffés à 90° ; les spores périssent à 105%.
Ilse distingue du Bacillus bulyricus par la propriété qu'il a de vivre en présence d'oxygène et l'impossibilité de vivre aux dépens de lactate de chaux soit à l'air, soit sans air.
BACILLUS ZOPFII KURTH.
ATLAS DE MICROBIOLOGIE, PL. XLII
Il a été rencontré par Kurth (1) dans l'intestin et le contenu de l’appendice vermiculaire de poulets morts d'une affeclion contagieuse peu connue. Le même auteur, l'ayant retrouvé dans le contenu de l’appendice vermiculaire de deux autres individus sains, le considère comme saprophyte. Je l'ai isolé du sang du foie de canards atteints d’une maladie épidémique non décrite, en sacrifiant des individus avant la mort, pour éviter l'introduction dans le sang d'organismes étrangers. Les inoculations n'ont cependant eu aucun effet sur les divers animaux d'expérience. Il se rencontre assez fréquemment dans l’eau et dans la terre.
MORPHOLOGIE
Caractères microscopiques. — Ce sont des bâtonnets de 24 à 5 y de long sur 0,7 x à 1 y de large, très mobiles, pouvant croître en longs filaments droits, ondulés, parfois pelotonnés sur eux-mêmes, formant ainsi de distance en distance des sortes de nœuds de grosseur variable (fig. 102, À, a, c). Ces filaments se segmentent, à un moment donné, et se montrent formés de bâtonnels nouveaux, en files ou en amas (fig. 102, B, a, b, c). Enfin, lorsque la culture vieillit, les masses de bâtonnets se transforment en éléments sphériques (fig. 102, C), que Kurth décrit comme coccus, et qui ont été considérés comme des spores. Portés dans un milieu neuf, ils ne se divisent jamais, mais se transforment directement en un bâtonnet. Ils se colorent plus lentement que les bâtonnets ordinaires et gardent plus longtemps la couleur. La dessiccation, qui fait périr très vite les bâtonnets, respecte ces coccus. Tandis qu'une température de 50° tue infailliblement les premiers, les éléments ronds ne meurent qu'au-dessus de 70°. D’ordinaire, six jours
(1) Kurrux, Botanische Zeitung, 1883.
BACILLUS ZOPFII. 495
après l’'ensemencement dans la gélatine, les bâtonnets ont disparu et cédé la place aux coccus.
Coloration. — Les bâtonnets restent colorés par la méthode de Gram. Les méthodes spéciales font voir de nombreux cils disposés tout autour des éléments.
Les vieilles cultures renferment souvent des formes d’involution, éléments allongés, renflés, en massue, prenant difficilement la couleur etse décolorant souvent à la méthode de Gram.
Cultures. — L'espèce se cultive facilement sur les milieux habituels en aérobie ou en anaérobie.
CULTURES SUR PLAQUES DE GÉLATINE. — L'aspect des colonies est assez
Fig. 102, — Bacillus Zopfir.
A, filaments ; B, amas de bâtonnets ; C, amas de coccus (Zopf, d'après Kurth).
caractéristique, bien que plusieurs autres espèces assez peu connues jusqu ici présentent un aspect similaire. Elles forment, en deux ou trois jours, de petites masses blanchâtres, floconneuses, ressemblant tout à fait macroscopiquement à un jeune mycélium de Moisissure. Les tractus qui sont à l’intérieur de la gelée sont ramifiés, enchevêtrés, souvent renflés en nœuds ; ceux qui arrivent à la surface s’épanouissent en un très fin réseau qui forme une tache opalescente sur la gelée. Ces fines ramifications sont constituées par des bâtonnets accolés longitudinalement en nombre variable, peu considérable d'ordinaire, et disposés en longues files dont l'épaisseur varie par endroits, suivant le nombre des éléments qui s'y trouvent. On peut rencontrer de longues files sinueuses formées d’un ou deux bâtonnets seulement, ou des nœuds épais produits par l’accolement d'un grand nombre de ces éléments. La gelée n'est pas liquéfiée.
CULTURES SUR GÉLATINE. — En piqüre dans la gélatine, vers 20°, 1l se montre, en vingt-quatre heures, une mince culture dans le canal et une petite colonie transparente en relief à la surface. Deux jours après, on observe des filaments déliés, blanchâtres, qui partent de la petite colonie de surface et du sillon de la piqûre ets'irradient dans la geléeambiante. Le développement de ces filaments continue les jours suivants : à la
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partie supérieure de la gelée, les couches superficielles offrent un trouble assez prononcé jusqu'à 1 ou 2? millimètres de profondeur. Les filaments rapprochés de la surface se courbent vers le haut et se dirigent vers la partie exposée à l'air ; ceux qui y aboutissent se terminent par un épaississement en forme de bouton. La colonie superficielle s’est peu accrue pendant ce lemps. Au microscope, les filaments se montrent constitués par de petits amas ronds, accolés bout à bout ; on remarque aussi des filaments homogènes, tordus ou ondulants.
Si l’on inocule en s{rie un tube de gélatine à surface inclinée, il se produit très vite, à la surface, de chaque côté du sillon, où ne se forme qu'une culture minime, un chevelu de filaments irréguliers, plus ou moins sinueux. Si le tube est maintenu vertical, on obtient une sorte de culture plumeuse, dont les barbules, partant du sillon médian, se disposent régulièrement, en faisant un angle de 45° avec la verticale. Si le tube est maintenu horizontal, la culture se fait en arborisations sinueuses, dirigées dans tous les sens. La partie axiale de la culture renfermerait surtout des formes en cocci ; les barbules, des filaments. Sergent (1) attribue ce phénomène au géotropisme ou à une action de paroi ; Jacobsen (2) a montré qu'il était dû à une tension élastique de la gélatine. Toutefois cette particularité n’est pas spéciale au Bacillus Zopju; elle s'observe, moins marquée cependant, avec des types de Bacillus mycoides.
La gélatine n'est pas liquéfiée. Les liquéfactions signalées proviennent d'une confusion du Bacillus Zopfit avec d'autres microbes du type Bacillus mycoides, qu'il est facile de distinguer à ce qu'ils forment facilement, dans les cultures, des spores normales, bien reconnaissables à leur situation dans les bâtonnets et à leurs propriétés de coloration.
CULTURES SUR GÉLOSE. — Sur gélose, à 30°, il se forme au début une très mince culture blanc jaunâtre le long de la strie et des deux côtés dans la gelée, progressivement, des amas blanchâtres, ressemblant à du fin duvet, ou, à la surface, des ramifications sinueuses plus épaisses, des arborisations irrégulières.
CULTURES DANS LE BOUILLON. — Ensemencée dans du bouillon à 37°, cette espèce y développe d'abord un voile mince et fragile. Le voile se brise et tombe : le bouillon reste limpide. La réaction est alcaline.
CULTURES DANS LE LAIT. — Le lait n’est pas coagulé et présente la réaction amphotère.
CULTURES SUR POMME DE TERRE. — C’est un revêtement blanc grisâtre,
assez limité.
Ce microbe ne parait avoir aucune propriété pathogène; c'est probablement une espèce des putréfactions. Il est très commun dans les eaux souillées de liquides organiques. Dans l’eau potable, sa présence est plutôt un mauvais indice.
Cette espèce est très voisine de celles qui ont été réunies par Hauser sous le nom de Proteus, surtout du Proteus Zenkeri. Elle s'en rapproche beaucoup par certains caractères, en particulier le déplacement dans la gélatine des filaments des cultures, qui, moins sensible
(1) SerGenr, Des tropismes du Bacterium Zopfii (Ann. de l’Inst. Pasteur, XX, 1906, p. 1005).
(2) JacoBsen, Ueber einen richtenden Einfluss beine Wachstum gewisser Bakterien in Gelatine (Centralbl. für Bakt., %e Abth., XVII, 1906, p. 53).
que chez les Proleus, n'en est pas moins facilement anpréciable. C'est une des formes qui rattachent si intimement les Proteus aux Bacilles vrais qu'il n’est guère possible à un observateur en ayant fait une étude approfondie de les séparer génériquement. D’autres types peu connus encore doivent se grouper autour du Bacillus Zopfii, en particulier une espèce que Vignal (1) a isolée de la salive : c’est son Bacille d, qu'il assimile à tort au Bacillus alver.
BACILLUS VULGARIS Hauser.
(Proteus vulgaris.)
ATLAS DE MICROBIOLOGIE, PL, XLI
Hauser (2) a cru devoir créer le genre Proteus pour trois espèces de Bactéries qu'il a rencontrées fréquemment dans des putréfactions de substances animales. Aucun des caractères qu’elles présentent ne peut motiver leur séparation du genre Bacillus ; l’une d’entre elles, son Proteus Zenkeri, est même tout à fait différente des deux autres. Les raisons qui motivent cette opinion ont déjà été exposées (1, p. 652). La ramification des colonies se rencontre chez d’autres Bacillus à un degré plus prononcé encore ; le déplacement des branches est une simple affaire de milieu et de température ; la migration des bâtonnets dans la gélatine visqueuse s’observe chez beaucoup d'espèces mobiles. Le soidisant polymorphisme des éléments dépend directement des variations des milieux. On l’observe du reste à un même degré chez d'autres espèces ; les formes spiralées, surtout ses Spirulines, sont des filaments ondulés, enchevêtrés ; les coccus sont peut-être des spores. Rien ne permet de séparer un genre Proteus ; si l’on veut chercher à placer ces formes, surtout les deux premières, dans la série des espèces suffisamment connues, on leur reconnaîtra de grandes affinités avec le Bacillus Zopfit d’un côté, de l’autre avec les divers types de Bacillus mycoides.
Bordoni-Uffreduzzi (3) rapproche des Proteus de Hauser une Bactérie qu’il a isolée du sang d’un homme mort en présentant des symptômes de septicémie. Il lui attribue tout à fait inconsidérément le nom de Proteus hominis capsulalus, tout en avouant que le seul caractère qui peut la rapprocher de celles de Hauser est la production de bâtonnets ou de filaments, suivant les conditions de cultures, chose que nous savons très ordinaire chez beaucoup de vrais Bacilles.
Il est impossible pour tout observateur consciencieux de séparer ces espèces du genre Bacillus, tel qu'il est compris actuellement. C’est donc sous ce nom générique qu'ils seront décrits.
Le Bacillus vulgaris est très commun dansles putréfactions de viande; Escherisch l’a obtenu du méconium de nouveau-né. Je l'ai rencontré en abondance dans le produit du raclage de la muqueuse intestinale d'un
(1) Vicwaz, Recherches sur les microorganismes de la bouche(Arch. de physiol., 1886). (2) Hauser, Ueber Fäulnissbacterien. Leipzig, 1885. (3) Borvonr-Urrrenuzzr, Ueber den Proteus ho inis capsulatus (Zeitschr. für Hygiene, II, p. 333).
Macé. — Bactériologie, 6° édit. II. — 52