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ceinture pelvienne au moyen d'un spica formé par une bande ordinaire. La suspension se fait au moyen d'une potence en fer formée de deux parties verticales qui s'appuient sur le bord du
Fig. 31. — Appareil de A. Paci, pour l'extension verticale des membres inférieurs.
lit et d'une partie horizontale qui réunit leurs extrémités supérieures et à laquelle est fixé Tétrier.
G.-N. Dixon Jones place les enfants dans la position indiquée dans la figure 30 après les ostéotomies pourgenu valgum ou pour courbures rachitiques des membres inférieurs.
A. Paci recommande un appareil analogue (fig. 31), dans le
but de produire l'extension continue des membres inférieurs cliez de jeunes sujets atteints de luxation congénitale de la hanche.
Cette position verticale du membre inférieur est surtout recommandable chez les jeunes sujets.
Un certain nombre de précautions sont indispensables si Ton désire que la traction, par les différents procédés indiqués, produise un travail utile, une véritable extension.
Il faut veiller à ce que la corde d'extension ne soit pas trop longue, tire suivant l'axe du membre, glisse facilement dans la poulie sans frottement.
Le frottement sur les matelas, les draps ouïes couvertures, doit être réduit au minimum, le plan résistant ne sera pas trop incliné ascendant. Il faut éviter en un mot toutes les causes de déperdition de la force vive . Une traction pour être tolérable ne doit infliger au patient aucune souffrance capable de troubler son repos et ses fonctions, ne doit compromettre ni la circulation, ni l'énervation, ni le jeu des articulations du membre (Hennequin).
2" Extension dans la position oblique. — Dans cette méthode, le sujet est placé sur un plan résistant, la tête fixée au moyen d'une
Fig. 32. — Lit à extension de Reely.
mentonnière de Glisson. La contre-extension est pratiquée par le poids du corps, qui agit plus ou moins suivant le degré d'inclinaison oblique donné au lit.
On peut adopter la disposition indiquée dans la figure 6, page 38.
Le lit à extension de Beely (fig. 32), recommandé dans le traitement des scolioses, les lits pour le traitement du mal de Pott,
de Phelps, Beely, sont des exemples d'appareils à extension du rachis dans la position oblique.
Les lits à plans brisés, qui permettent d'exercer une extension sur des portions déterminées du rachis (J. Shaw), agissent par le poids du corps placé plus ou moins obliquement.
3° Extension dans la position verticale. — Parmi les appareils à extension dans la position verticale, nous devons citer les corsets de lleister, Levacher, Portai, destinés à produire l'extension et le redressement du rachis dans les scolioses. (Voir Scoliose.)
Fig. 33. — Appareil à extension de la hanche à long-ne attelle, de L.-A. Sayre.
Dans quelques cas, l'extension du rachis était pratiquée au moyen de béquilles, de fauteuils. Ces appareils sont aujourd'hui abandonnés.
L'extension au moyen de mâts de fortune {jury mast], fixés à une mentonnière de Glisson (voir in Scoliose), est dans un assez grand nombre de cas utile et efficace.
Un grand nombre d'appareils produisant l'extension des membres inférieurs dans la position verticale et permettant la marche, servent dans la pratique orthopédique. Ces appareils produisent une extension assez énergique, immobilisent et maintiennent les membres dans une bonne position. Nous devons une mention spé-
ciale aux appareils d'extension de la hanche (attelles américaines, appareils de Davis, C.-F. Taylor, L.-A. Sayre) (fig. 33, 34, 33), qui trouvent de nombreuses applications en orthopédie, dans le traitement consécutif et préventif des difformités de la hanche à la suite de coxalirie et dans le traitement des luxations dites congénitales de la hanche.
Ces appareils se composent d'une longue attelle externe se reliant à la partie supérieure à une ceinture pelvienne très solide avec sous-cuisses, et à la partie inférieure à une guêtre, à une
Fi"-.
semelle de forme spéciale ou au soulier du sujet (fig. 34 A, B). L'attelle ou tige d'acier est composée de deux parties, glissant l'une dans l'autre au moyen d'une crémaillère et d'une clef (fig. 3o, B). On peut, à l'aide de ce mécanisme simple et très ingénieux, allonger ou raccourcir l'attelle principale et produire une extension plus ou moins forte de la hanche.
Dans les cas où il y a flexion prononcée de la cuisse sur le bassin, l'appareil porte une bande élastique fixée au-dessus du genou, remontant derrière la cuisse et s'attachant à la partie postérieure de la ceinture pelvienne.
Le mode d'articulation de l'attelle au niveau de la ceinture A, B, C, F (fig. 33), indiquée par Reynders, permet des mouvements en avant et en arrière dans le sens de l'extension et de la flexion.
En tournant la vis G, on peut faire prendre à l'attelle la position indiquée par la hgne ponctuée. En F, l'attelle est divisée en deux parties ajustées bout à bout; l'inférieure est munie d'une vis sans fin, transversale, mue par une clef et qui détermine des mouvements de rotation.
Dans la luxation congénitale des deux hanches, nous recom-
mandons un appareil à extension à crémaillère double agissant sur les deux membres inférieurs et produisant une traction éner-
Fig. 35.
Appareil à extension de la hanche à loimue attelle deL.-A. Savre.
Fig. 36.
Appareil de N. -M. Shaffer,
gique au niveau des articulations coxo-fémorales. (Voir Chapitre : Luxation dite congénitale de la hanche.)
Parmi les modifications nombreuses de ces appareils, nous devons signaler celles proposées par N.-M. Shaffer (fig. 36), J. Roberts (fig. 37), J.-C. Hutchinson (fig. 38), W.-R. Whitehead (fig. 39).
Fig. 37. — Appareil de J. Roberts.
Fig. 3?. — Appareil deW.-R. Whitehead. Fig. 40. — Appareil à courte attelle
de L.-A. Sayre.
Dans certains cas, Sayre (fig-. 40) emploie un appareil à courte
Fi"-. 44.
Fig. 41 et 42.
attelle, fonctionnant aussi par le mécanisme de la crémaillère.
Fig. 45. — Appareil de J. Roberts.
A sa partie inférieure l'attelle externe se rattache par deux demianneaux métalliques à une petite attelle interne. Les deux attelles,
interne et externe se terminent par une poulie cylindrique surmontée d'une boucle. Deux bandes d'étolïe solide cousues à des
Fitr. 4G.
Appareil de F. Stillman.
Fi.o-. 47.
pièces de diachylon (fig. 41 et 42) et fixées sur la cuisse de la façon indiquée dans les figures 43 et 44 viennent se réfléchir sur
Fia-. 48.
la poulie qui termine inférieurement chaque attelle. On les boucle aussi serré que possible, ainsi que les sous-cuisses et la courroie qui contourne la cuisse et la maintient contre l'attelle.
J. Roberts recommande Tappareil à courte attelle avec traction élastique représenté figure 4o.
Fig. 49. Fig. 50.
Appa de F. Stillman.
L'appareil de Stillman, dont les figures 46, 47, 48, 49, 50,
Fig. 51. — Attelle de H.-O. Thomas, de Liverpoo).
indiquent le mécanisme et le mode d'application, est destiné à
produire à la fois l'extension et le redressement de Farticulution coxo-fémorale en contracture.
La figure 51 représente l'appareil de H.-O. Thomas (de Liverpool) que nous avons adopté depuis longtemps. Cet appareil bien appliqué, lorsque les phénomènes d'inflammation de la coxalgie sont calmés, à la période de convalescence, permet de maintenir le membre en bonne position, d'éviter les difîormités en flexion ou adduction, et de produire un certain degré d'extension de l'articulation de la hanche.
Fig. 52.
Attelle de Lovett.
Fig. 53.
Appareil à extension de l'articulation de la hanche, de A. Lorenz.
L'appareil de Lovett (fig. 52) est une ingénieuse modification de l'appareil de Thomas qui permet l'immobilisation et un certain degré de traction.
L'appareil d'A. Lorenz (fig. 53), surtout utile dans la coxalgie, permet la marche du malade, tout en produisant une extension énergique de l'articulation coxo-fémorale. Une pièce métallique rembourrée, contournant le pli fessier (ligne pointillée du dessin), vient prendre point d'appui sur l'ischion et se relie à une attelle
métallique latérale interne. L'extension est obtenue, suivant les indications du dessin, par des tracteurs élastiques fixés d'un côté à
Fi!?. 54.
Fio-. 56.
une guêtre jambière et de l'autre à une barre métallique trans-
Fiff. 57.
Fig. 58.
Fi"'. 59.
versale, reliée à la portion verticale de l'attelle interne. La ceinture pelvienne en feutre ou en cuir, peut être remplacée par une ceinture plâtrée inamovible. Le malade doit marcher avec des
62 ÏRAIÏÉ DE CHIRURGIE ORTIIOPÉDIQrE
béquilles, et la semelle du soulier du côté sain doit être plus ou moins surélevée, de façon à ce que la barre transversale de l'appareil ne touche pas le sol.
L'appareil de Sayre pour l'extension du genou se compose d'un bracelet crural et d'un bracelet jambier, larges de 3 centimètres, reliés par deux tuteurs latéraux qu'une crémaillère permet d'allonger ou de raccourcir à volonté.
Les figures 54, S5, 36, 57, 58, 59, indiquent la façon dont les bandelettes de diachylon doivent être disposées et reliées au bracelet.
La figure 60, représente l'excellent appareil de H.-O . Thomas, pour
Fig. 60. — Appareil à extension et immobilisation du genou de H.-O. Thomas.
le genou. Cet appareil légèrement modifié peut servir dans les cas de lésions des articulations tibio-tarsiennes.
W.-R. Whitehead recommande la disposition indiquée dans les figures 61 et 62, permettant d'obtenir l'extension énergique du genou.
Dans le but de pratiquer l'extension de l'articulation tibio-
tarsienne et son immobilisation dans une bonne position, L.-A. Sayre recommande l'appareil métallique à double crémaillière, représenté dans la figure 63.
Fig. 61 et 62. — Appareil de Wliitehead, pour l'extension du genou.
Le bracelet métallique supérieur doit s'appliquer immédia-
ment au-dessous du genou.
Pour l'application de cet appareil, on taille des bandelettes de
Fig. 63. — Appareil à extension de l'articulation tibio-tarsienne, de L.-A. Sayre.
diachylon, larges d'environ 2 centimètres et demi, assez longues pour aller du cou-de-pied jusqu'un peu au-dessus du genou. Ces bandelettes sont appliquées le long de la jambe. Une bande roulée, qui remonte jusqu'au-dessous du genou, les maintient.
L'appareil est alors mis en place, et le pied maintenu contre la semelle au moyen de bandelettes de diachylon.
Une Lande roulée est appliquée par-dessus, de manière à prévenir tout glissement. Les bouts supérieurs des bandelettes de diachylon sont renversés par-dessus le bracelet et fixés par quelques tours de bande. L'appareil ainsi mis en place, on gradue l'extension au moyen des crémaillères.
Nous décrirons dans notre Chapitre Contractures et Ankyloses quelques autres appareils d'extension et de redressement des principales articulations.