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DIFFORMITES A LA SUITE DE FRACTURES ET DE LUXATIO^'S

inférieur étant attiré en dedans par ces muscles (A. Lorenz).

3° Larrseclioii articulaire est souvent indiquée pour les fracturcs au voisinage des articulations (voir Contractures et ankyloses^ p. 939). et particulièrement dans les fractures du tiers inférieur de la jambe, lorsque le trait de la fracture est voisin du plateau tibial, lorsque les os sont altérés, volumineux et dans une position très vicieuse (Verneuil, Polaillon, Terrillon). Nous avons présenté au Congrès de Chirurgie (1888) une observation de cal vicieux chez un sujet de soixante-quinze ans, dans laquelle la résection tibio-tarsienne nous a donné un très bon résultat. (Voir aussi Bide, Résections anaplastiques, Thèse de Paris, 1879.)

Dans quelques cas, la section ou la résection du péroné n'est pas nécessaire. L'ostéoclasie (Richet), la section linéaire du péroné (Gharvot, Terrillon), l'ostéotomie linéaire du péroné et de la malléole interne (Gangolplie), la résection du péroné dans une étendue de 2 à 4 centimètres, l'ablation d'une rondelle tibiale plus ou moins épaisse, avec conservation de la malléole externe (Polaillon, Démons), la section des tendons des péroniers latéraux (Verneuil), dans le but d'éviter le renversement secondaire du pied en dehors, sont indiquées, suivant les cas et suivant le degré de la difformité.

Quand il y a pscudarthrose, le traitement chirurgical [résection des fragments avec suture) est souvent indiqué.

Le procédé de résection cunéiforme de P. Berger, avec enclavement et suture métallique à fils perdus (voir p. 427), convient particulièrement.

Luxations. — Dans les déformations à la suite de luxations, dites habituelles^ observées surtout à l'épaule, qui se reproduisent fréquemment, à la suite de simples mouvements, les appareils décrits page 887, figure 723, doivent être recommandés.

Dans les cas de luxations irréductibles anciennes, lorsque les tentatives de réduction par les méthodes de douceur ne sont plus justifiées, on pratiquera les opérations indiquées dans notre chapitre Contractures et Ankyloses (p. 923) : sections fibreuses et tendineuses, arthrotomie^ résection^ ostéotomie .

La résection articulaire (Spencer, Volkmann, Mac Cormac, Polaillon, 01 lier) conviendra dans de nombreux cas. La section

des obstacles à la réduction réussira surtout dans les luxations récentes, dans les luxations du pouce.

Dans les luxations anciennes et cojnplètes de la hanche^ surtout lorsque la région blessée aura été le siège de graves désordres immédiats et d'une inflammation consécutive intense, lorsque la tète fémorale sera mobile,. avec gêne de la marche, douleurs considérables, il faudra d'emblée ^TOcêÀQvhVarthrotomiepar la voie antérieure (Ch. Nélaton).

En général, l'intervention aura lieu à une époque assez éloignée, lorsque les muscles sont rétractés et raccourcis. Dans ces cas, on pratiquera ^d. décapitation ou \di résection de la tête fémorale (Ollier, 0. Bloch).

On sectionnera les parties qui s'opposent au redressement (capsule, tendons, muscles), on agrandira la cavité cotyloïde, et on tentera la réduction. On créera une sorte de nouvelle cavité cotyloïde dans le tissu fibreux qui remplit la cavité primitive, et on façonnera, de la même façon, l'extrémité supérieure du fémur réséquée (Ricard, 0. Bloch).

1S ostéotomie sera réservée aux cas qui s'accompagnent d'un changement de position de l'extrémité du fémur, avec flexion de la cuisse sur le bassin et adduction, la tête fémorale présentant d'ailleurs une fixation assez considérable. L'ostéoclasie dans ces cas présente quelques inconvénients ; l'ostéotomie est préférable.

Dans les luxations anciennes du genou^ Yarthrotomie est quelquefois indiquée.

Dans les luxations sous-astragcdiennes^ dans les énucléations de rastragale et les luxations par renversement ou par rotation autour de l'axe antéro-postérieur^ si les tentatives de réduction échouent, V extirpation de l'astragale doit être pratiquée.

Dans les luxations anciennes de répaide, la ténotomie (Polaillon, D. Mollière), la résectiofiou mieux l'arMro^omfe (Lister), permettent la réduction de la tête humérale.

Dans les luxations anciennes du coude ^ la résection du coude, semi-articulaire ou typique, est préférable à Yarthroto?nie et surtout aux simples ténotomies.

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