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CHAPITRE HUITIÈME

L'accord de septième de dominante.

Les deux accords que Félève counalt, maintenant, Faccord parfait majeur et Taccord parfait mineur, sont nommés a accords consonnants». n y a d^autres accords qu'on appelle «accords dissonants 9. Les accords consonnants sont les seuls avec lesquels ou puisse terminer, conclure, un morceau de musique, car, seuls, ils donnent satisfaction à Foreille et expriment le sentiment du repos. Les accords dissonants, au contraire, sont des accords de mouvement sur lesquels on ne peut s'arrêter et qui laissent Tesprit en suspens jusqu'à Farrivée d'un accord consonnant.

Le premier accord dissonant que notre méthode enseigne à employer est un accord de quatre sons; il s'appelle «accord de septième de dominante». Il est composé de fondamentale, tierce majeure, quinte juste et septième mineure^ soit trois tierces superposées, la première: majeure, la seconde et la troisième: mineures. Cet accord est le même dans les deux modes et il est placé sur le cinquième degré.

Ut M: 7 Ut m: 7

On le forme facilement dans une tonalité quelconc[ue en ajoutant une tierce mineure au-dessus de la quinte* de Faccord parfait du cinquième degré. Pour le désigner on se sert ordinairement du chîfifre 7 qui représente Fintervalle caractéristique de cet accord.

Nous traitons de l'accord de septième de dominante avant les autres accords dissonants à cause de son emploi fréquent. Sous ce rapport on doit le considérer comme ayant une importance égale à celle des trois principaux accords parfaits. Dans la musique de danse (à Fexception des valses de Strauss), dans la musique populaire des campagnes, on n'emploie guère d'autre matériel harmonique que les accords parfaits, (\ , 5, 4) et Faccord de septième de dominante.

Disons même que presque la moitié des mélodies de HSindel, Mozart et Beethoven reposent sur cette simple base. Voici un

thème célèbre entièrement formé sur Taccord parfait du premier degré et Taccord de septième de dominante:

Beethoven. Final de la 5» Symphonie.

Remarque. — Lorsque nous disons ici «accord dissonanU, il ne faut pas comprendre «accord qtU sonne mal» ou qui sonne d'une façon désa" gréahle. Accord dissonant signifie accord dont la structure exige une suite, accord qui doit être résolu par un autre.

Jusqu'à Roland de Lassus (Orlando di Lasso), on ne trouve d'accords de septième proprement dits dans aucun genre de musique. Lorsque la musique vocale et la musique instrumentale eurent acquis un peu d'indépendance , au moment où se firent les premières tentatives qui devaient aboutir à la création de rOpéra, (vers 1600), on commença à employer quelques combinaisons de sons qui, sous le nom «d'accords de passage» ou^ encore, sous la forme de «retards» étaient l'équivsJent de nos accords modernes de septième. Les lois réglant l'emploi de ces dissonances ont servi à fixer celles qui régissent actuellement les accords réguliers de septième, à l'exception, cependant, des règles concernant la «préparation de la dissonance» lesquelles^ avec le temps, ont été abandonnées dans l'emploi de la septième de dominante, tandis que celles qui sont relatives à la «résolution» doivent être encore scrupuleusement observées.

A l'égard de la résolution de la dissonance dans l'accord de septième nous allons donner d'abord les quatre modèles suivants:

a. pendant que la fondamentale monte d'une (piarte (ou descend d'une quinte), la septième descend Wun degré.

b. pendant que la fondamentale reste en place, la septième descend d^un degré.

c. pendant que la fondamentale monte d'un degré, la septième reste en place.

d. la fondamentale et la septième suivent une marche par mouvement contraire, la fondamentale en m4)ntant et la septième en des^ cendant d'un degré.

On peut supposer n'importe quelle clé au commencement de ces quatre modèles qu'il est indifl'érent de lire sol-^fa, la-solj mù-réj

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