‹ Traité pratique de composition musicale: Depuis les premiers éléments de lChapitre 25 sur 91 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

Harmonie figurée.

Jusqu^ici les accords que nous avons employés ont été dis-posés de telle sorte que chaque partie de Tensemble ne faisait entendre qu'un seul dés intervalles constitutifs de Taccord.

£n dehors de cette disposition qu'on appelle «harmonie plaquée» il y a une autre manière de présenter les accords qui consiste à donner à une partie un fragment d'accord, ou un accord entier, dont les notes constitutives sont entendues successivement; c'est ce qu'on appelle «accords brisés» ou «harmonie figurée». Ex.:

Dans cet exemple l'accord de do M, plaqué à la première mesure, est présenté sous forme d'accord brisé dans les mesures suivantes.

Dans l'exemple d- après trois accords sont présentés en harmonie plaquée, d'abord, puis, ensuite, en harmonie figurée.

Il est indispensable, dans ce dernier cas, de se représenter l'enchaînement des accords comme si ils étaient plaqués et de n'employer, dans l'harmonie figurée que les mêmes notes. Ex.:

a. bon.

Lobs, Compos. musicale. I,

Les accords brisés, en b., sont mauvais car, si on les présente à Tétat d^accords plaqués, ils auront la disposition suivante: I j

léO.

qui produit deux octaves entre la seconde et la quatrième partie. Mais en variant la manière de briser ou de figurer Taccord, cette précaution est moins nécessaire. Ex.:

Il y a encore quelques formes dans lesquelles les accords sont à demi brisés et à demi plaqués, par exemple:

Ex.

Ces formes sont usitées surtout dans la musique pour piano.

Antérieurement il n'était pas d'usage d'écrire les accords brisés comme nous Pavons fait à la troisième mesure de l'exemple 148. On se bornait à les écrire dans la forme plaquée et on indiquait par le mot «arpeggia» ou par le signe: doit être imprimé la manière dont ils devaient être exécutés.

Marche libre des paxties.

Dans l'harmonie plaquée les 4 parties suivent nécessairement le même rhythme et, quoi qu'il soit possible de créer, par ce procédé, maintes choses intéressantes, il n'est pourtant employé qu'assez rarement.

Si on attribue des motifs rhythmiques différents aux différentes VOIX on obtient, naturellement, une variété qui enrîcl^t la pensée principale.

Dans le quatuor voici les principales combinaisons qui peuvent être employées:

a. Les quatre parties suivent la même forme rhythmique. À cette version appartiennent les exemples donnés précédemment.

b. Trois parties ont les mêmes motifs rhythmiques; une autre partie a, seule, un motif différent quelle que soit d^ailleurs cette partie qui peut être tantôt la première, tant6t ta seconde, la troisième ou la quatrième.

Donner des explications complètes à cet égard serait impossible en ce moment; nous nous bornerons à quelques indications qui suffiront pour mettre Félève à même de chercher des exemples dans les œuvres des maîtres et d'essayer de les imiter.

Remarque. — La plupart des exemples suivants sont pris, comme ceux du Chapitre précédent, dans les partitions de Quatuors de différents Maîtres ; ce sont donc des modèles de véritable composition musicale.

Donc, en 5., trois parties ont les mêmes motifs rhythmiques et une partie, quelle qu^ellt: soit^ un autre motif. Exemples :

La partie supérieure.

Nota bene — L'élève ne doit pas tenir campt^, pour le moment, des petites notes qui se trouvent dans cet exemple. Leur valeur sera expliquée plus tard.

La seconde partie.

Adagio. ^^ «^ |

La troisième partie.

Adagio.

La (ptatrième partie.

— ^fiii-(Hi=

c. Deux parties ont un motif et les deux autres parties ont un second motif. Ex.:

Scherzo. I

d. Deux parties ont le même motif et les deux autres parties ont, chacune, un motif diflfércnt* Ex.:

6. Les quatre parties ont diacune un motif spécial. Ex. AUegrOi ^

EXPLICATIONS

La figuration haipnonique^ pouvanl.s^ faire dans Umte retendue de chaque partie et les accordi^ n^ayant que quatre ou cinq sons, ceux-ci se trouvent, être fréquemment redoublés, tantôt dans deux, trois et même, souven\j^ dans Jes quatire parties.

Ceci donne lieu à différentes versions que Pon peut classer À peu près, de la manière suivante:

a. Les parties sont suffisamment espacées pour qu^^Ues ne se rencontrent pas sur la même note, ce qui est très facile avec remploi des positions larges.

Allegretto,

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