‹ Traité pratique de composition musicale: Depuis les premiers éléments de lChapitre 36 sur 91 · SM · texte numérisé non relu

SM

Si l'élève considère qu'il peut appliquer ce procédé à d'autres rhythmes, dans la même mesure et dans le même ton, par exemple:

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et qu^îl peut ensuite employer toutes les autres sortes de mesure et toutes les tonalités, il se convaincra de Timmense variété des ressources dont il peut disposer pour cette étude.

La figure rhythmique N® iSi est la base de Fexemple 199 (Mozart). Dans les deux premières mesures de œ fragment, c'est la basse qui fait entendre le rhythme o. tandis que les trois parties supérieures ont le rhythme b. A la troisième mesure, la figure rhythmique est celle^èi:

et c'est à la basse qu'est attribué le rhythme a; trois parties supérieures ont le rhythme b. La dernière mesure de cet exemple est basée sur ce rhythme f T T ^ qui est le même dans les quatre parties.

La figure rhythmique suivante:

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est la base de l'exemple 195 (Haydn), la partie supérieure exécutant le rhythme a, et les trois autres, le rhythme b.

De cette manière (un motif rhythmique dans une partie et un motif différent, commun aux trois autres) soiit formés les exemples 186; 300; 308; 321; 349; 351. L'élève continuera l'analyse de nos exemples au point de vue du principe qui leur sert de base. Au N^ 333, par exemple, le cadre rhythmique est celui-ci:

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et les quatre parties ont, par conséquent, des motifs différents ce qui nous amène à parier de la «Polyphonie» et de l'aHomophoniei). Dans l'exemple N® 314, toutes les parties ont, à peu près, la même importance; la seconde^ la troisi^e et la quatrième sont aussi mélodiques, aussi intéressantes, que la première. De même, dans l'exemple 333, aucune partie n'est réduite, au réle de simple

accompagnement; toutes les quatre elles ont une marche mélodie que spéciale et indépendante.

L'ensemble qui résulte de cette manière de faire marcher les parties s'appelle: Polyphonie»

Dans Pexemple N^ SOO, c'est seulement la partie supérieure qui contient une formule mélodique prépondérente, au point de vue mélodique. Les trois autres parties sont d'une importance beaucoup moindre et ne servent qu'à soutenir, à accompagner, la première.

L'ensemble qui résulte de cette manière de faire marcher les parties s'appelle: Homophonie.

Si, maintenant, nous prenons l'exemple 212, nous voyons que la partie supérieure et la basse ont une importance mélodique à peu près égale tandis que les deux parties intermédiaires se bornent à accompagner.

Dans le N^889, les première, troisième et quatrième parties attirent l'attention par leur tournure mélodique; mais la seconde partie n'a d'autre réle que de compléter l'harmonie. Il y a donc là une sorte de mélange des deux manières que nous avons définies plus haut, mélange auquel nous donnerons le nom de DStyle mixte» ou a polyphonie et homophonie mixtes».

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