SA
etc.
2® Les notes chromatiques peuvent être continuées par des notes de passage diatoniques. Ex:
ou: 858.
3<> La note chromatique peut se résoudre sur une note faisant partie d'un nouvel accord, pourvu qu'il n'y ait pas mouvement disjoint. Ex.
*) On voit que, pour les notes chromatiques ascendantes, on emploie le jt, et que pour les notes chromatiques descendantes on emploie le {?. Quoiqu41 n'y ait pas de règle fixe à cet égard, on peut dire, qu'en général, il est bon de choisir les signes chromatiques les plus rapprochés de la tonalité.
i^ On peut employer, dans la même partie, toutes les espèces de notes étrangères mêlées aux notes réelles. Ainsi:
1 est une note réelle; SI est une note de passage diatonique; 3 est une note de passage chromatique ; 4 est une note réelle ; 5 est une broderie; 6 une note réelle; 7 une appogiature; 8, 9, 40, 11 et 12 sont des notes réelles.
h^ On peut appliquer ces diverses notes à chaque partie, alternativement.
6® La gamme chromatique complète, en montant et en descendant, est une suite de notes de passage qui peut se faire sur la même harmonie. £x:
j.ï fSfW^^M j'^-'^
JL
Dans un cas semblable, Vimpressîon des notes réelles disparaît à peu près pour Toreille, de sorte que, pourvu qu'ils soient bien amenés, on peut faire entendre divers accords sur la même gamme ' chromatique ou le même fragment d'une gamme. Si, par exemple^ nous prenons seulement les cinq premières notes de 4a gamme chromatique ci-dessus, soit:
U2. ^ ft rH
nous voyons que nous pouvons considérer comme notes réelles le do et le mi ce qui nous permet de placer, sous ce fragment de gamme, les accords suivants:
£n considérant le do comme si 4, on peut transformer encore la tonalité de ces cinq notes, par exemple:
Les mêmes notes avec changement d'accords :
i(X KX XX M X
En appliquant cette manière de traiter les notes de passage à toutes Les gammes chromatiques on voit quelle variété il en peut résulter. Voici encore quelques exemples d'une gamme chromatique accompagnée par différentes suites d'accords:
-f^f^rr^ff f ^
*) Les notes désignées par A forment, avec l'accord qui est dessous, une harmonie réelle que l'élève ne connaît pas encore. D'ailleurs, dans un mouvement rapide, ces notes peuvent être aussi considérées comme notiss de passage.
EXERCICES
L'élève appliquera à des fragments, créés par lui, les différents modes d'emploi des notes de passage, diatoniques et chromatiques.
Notes étrangères à lliarmonie dans plusieurs parties simultanément.
Des notes étrangères peuvent figurer, en même temps, dans deux, trois et quatre parties. Le nombre de combinaisons, en ce genre, permises par la tbéerie est tellement considérable que nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer Félève à Fétude des maitres qui représentent le grand art polyphonique, J« S. Bach, tout particulièrement.
Néanmoins, nous allons donner quelques exemples des cas les plus usités en les faisant suivre des observations nécessaires.
Kotes étrangères à l'aooord employées simultanément dans deux parties.*)
j5. it -EL '
-^^'rfr'^nr
*) Les mesures a, iDdiquent l'accord simple et les mesures b, le même accord avec notes étrangères. Les traits ) indiquent les parties auxquelles ces notes sont attribuées.
rrr
etc.
Parmi ces exemples il y a quelques combinaisons très dures que nous avons admises en nous réservant de démontrer à Félève que, dans certains cas, elles peuvent être employées d'une manière satisfaisante.
Les notes étrangères simultanées sont soumises aux mêmes lois que les autres. En outre il faut remarquer que lorsque deux parties forment entre elles des intervalles de seconde, quarte, quinte et septième, il est impossible de les faire marcher, par mouvement semblable, sur des notes étrangères. Ex:
Autres exemples de notes étrangères dans deux paxties
à la fois.
Dans les mesures marquées du signe A, les notes étrangères à l'accord de do forment un accord de quarte et sixte. Des cas de ce genre sont très fréquents lorsqu'on emploie des notes étrangères dans deux ou trois parties simultanément. Peu importe, du reste, rexplication qu'on en donne, pourvu que l'efiet produit soit bon. Néanmoins il vaut mieux considérer comme notes étrangères es accords ainsi formés, toutes les fois que les valeurs rhythmi-
ques en sont courtes et que, par suite d'un mouvement rapide, ces accords passent vite. Au contraire, dans un mouvem^it lent et avec des valeurs longues, Toreille entendra plutôt ces notes comme accords réels. Exemple de notes étrangères, considérées comme telles:
pTii--
Mêmes notes considérées comme accords:
Voici deux exemples de notes étrangères doubles traitées plus librement par Vélision des notes réelles do-mi, mi-do, etc. :
Notes étrangères doubles non précédées des notes réelles:
*) Dans cette mesure, la fausse relation entre fà de la premi^e partie et /"«H de la seconde n^est pas considérée comme foutivé.
Les noies étrangères dans deux parties peuvent être combinées ayee des accords brisés, figures, etc. Ex: Allegro.
Ces notes font souvent partie de la figuration harmonique, comme, par exemple:
wwwww^
En ce qui concerne les notes étrangères appelées «notes de passage» dans deux parties, il faut tenir compte de toutes les observations précédentes.
Yoicî quelques exemples à étudier.