‹ Traité pratique de composition musicale: Depuis les premiers éléments de lChapitre 50 sur 91 · PF · texte numérisé non relu

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NB. 2.

Obbbkvatiors. Bn NB. I , il faut la septième mineure, [iiVj et nen pas la septième majeure qui cafaolérise la tonalité. Le même cas. se présentera plusieurs fois.

En NB. S, sol, mi\^, et ré sont des notes de passage sur l'accord fa, la]^, do.

Outre ces exercices à faire par écrit, Félève devra pratiquer, sur le clavier, tous les accords de septième et ensuite chercher à les appliquer dans ses essais de composition libre,

b. Accords de neuvième.

a. Accord de neuvième mc^eure.

La série des accords de quatre sons (accords de septième) ayant été étudiée, nous arrivons, maintenant, aux accords de cinq sons nommés «accords de neuvième».

Un accord de neuvième se forme en ajoutant une tierce audessus de la septième d'un accord de septième. Donc, sur le i ®' degré, en ut, nous aurons: do, mt, sol, si, ré; sur le ^^^^^ degré nous aurons: ré, /a, la, do, mi, etc. Néanmoins, dans la pratique, on emploie seulement Faccord de neuvième placé sur le 5^^°*® degré, c'est à dire Taccord de septième de dominante avec adjonction d'une tierce majeure. Cet accord est désigné, dans les basses cbifirées, par un 9 placé sur la note fondamentale.

Il renferme deux dissonances: la septième et la neuvième, et fait sa résolution sur l'accord du i®' degré. Par conséquent, la fondamentale monte d'une quarte ou descend d'une quinte, mais la marche par quarte ascendante est préférable parce que la marche contraire produit des quintes cachées. La tierce monte d'un demi-ton, la septième et la neuvième descendent d'un ton. Quant à la quinte, elle ne doit par descendre si elle est placée sous la neuvième, car de cette marche résulteraient forcément deux quintes parallèles. Lorsqu'dle est placée au-dessus de la neuvième elle peut marcher librement, c'est à dire monter ou descendre d'un degré.

La quinte sous la neuvième. La quinte au-dessus de la neuvième.

Outre cette résolution normale, l'accord de neuvième a encore , quelques résolutions libres qui sont identiques à celles de certaines prolongations. (Voir le chapitre suivant.)

L'accord de neuvième est rarement employé complet, c'est à dire à 5 parties.

A 4 parties, Fintervalle supprimé est généralement la quinte,, comme en a, (exemple suivant). La suppression de la septième, comme en 6, est plus rare; plus rare, encore, est la suppression de la tierce, comme en c.

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Les renversements.

Ils n'ont pas de nom particulier. Jamais ils ne doivent être employés en position serrée à cause des duretés qui résultent du rapprochement des intervalles. Ex:

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On ne peut donc faire usage de ces renversements qu'en position large, en ayant soin que la neuvième et la septième ne se trouvent pas à distance de seconde avec la fondamentale. Ex:

Premier renversement.

Second renversement.

Troisième renversement.

Quatrième renversement *)

Voici quelques modes d^emploi des renversements de Taccord de neuvième majeure complet avec leur résolution normale:

^A;^ i if t=^^ ^ii £^x # tf || f f f I

EXERCICES

4. L'élève cherchera l'accord de neuvième majeure et ses renversements dans diverses tonalités et l'emploiera dans différentes positions.

5. n formera des suites d'accords, comme il l'a déjà fait maintes fois, dans lesquelles il intercalera l'accord de neuvième.

3. Enfin, il cherchera à appliquer cet accord dans ses essais de composition, variations, etc.

b. Accord de neuvième mineure.

Cet accord a la même origine que le précédent, c'est à dire qu'il est produit par l'adjonction d'une tierce à l'accord de septième de dominante; seulement, ici, cette tierce est mineure. Il est^ par conséquent, composé de: fondamentale, tierce majeure, quinte juste, septième mineure et neuvième mineure. Sa réso-

*) Ce renversement est inusité à cause de sa grande dureté.

Lobs, Compos. musicale. I. 13

lution normale se fait sur raccord parfait du 1 ®' degré, ou tonique mineure.

Quand la quinte est placée au dessQUS de la neuvième, elle peut descendre à la tonique, car de cette marche ne résultent pas deux quintes justes, comme cela a lieu dans la résolution de raccord de neuvième majeure, mais une quinte diminuée et une quinte juste. Ex:

De même que le précédent, cet accord est désigné par le chiffire 9 placé au-dessus de la fondamentale.

De même aussi il est rarement employé complet, c'est à dire à cinq parties. Il peut être pris d'emblée, ou préparé. Ex:

A quatre parties, la disposition est la même que celle de l'accord de neuvième majeure; seulement, il faut éviter l'intervalle mélodique de seconde augmentée dans la marche des parties, avant l'accord. Ainsi:

Non pas:

Mais:

Pour s'habituer à l'emploi de cet accord, l'élève procédera comme il l'a fait pour l'accord de neuvième majeure.

Les accords de neuvième sur les 1®', 2®, 3®, 4<*, 6-, et 7® degrés, quoique très admissibles théoriquement, ne sont, jusqu'à présent, employés dans la pratique que comme des formes particulières des accords de trois sons et des accords de septième modifiés par des retards, prolongations, appoggiatures ou notes de passage. D'ailleurs, on peut aussi ramener à la même origine les

deux accords de neuyième du 5® degré. Ce n^est que vers la fin du 4 6® siècle, (époque où la science de Tharmonie commença à se transformer) que nous trouvons de nombreux exemples de ces deux accords employés comme accords indépendants ^ par exemple dans Popéra «Euridice» de Péri, ouvrage que nous avons déjà cité. Chez J. S. Bach et chez Haendel, ces accords sont de nouveau présentés exclusivement sous forme de retards. Les grands classiques viennois (Haydn, Mozart] en firent un usage plus libre et, aujourd'hui, ces combinaisons sont employées couramment par tous les compositeurs. Ex:

J. Raff. Suite hongroise.

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Avec quelque raison, plusieurs théoriciens regrettent l'abus que Von fait, maintenant, de Taccord de neuvième. Il est certain que le caractère de bien des mélodies serait mieux accentué par deux accords distincts que par cet accord, comme, par exemple:

Basse: sol — ré — ré.

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ré — I sol — —

(Meilleur:) do mi

C'est, en général, Faccord parfait de la tonique qui précède l'accord de neuvième (majeure ou mineure). Ex:

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etc.

Beethoven. Concerto en ut min.

Maïs il est très bien amené par Faccord parfait du 5* degré ou par Faccord de septième de dominante. Ex:

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col 8va.

Beethoven. Concerto en ut min.

Mozart. Doo Juan.

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Préparé par la fondamentale seule, il peut produire un grand effet: Beethoven. Fidelio.

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Des séquences d'accords de neuvième (majeure et mineure, alternativement] sont souvent employées dans des périodes modulantes. Ex: Weber. Oberon.

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Spohr. Zémira.

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Haydn. La Création.

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