nouvelle variante
libre.) 4. 4. (avec variante.)
ir'ffri i r ^^
Ici, un jnotif nouveau se montre à la première mesure ; mais les autres résultent de la mélodie type modifiée par les variantes indiquées au-dessus des portées.
Modèle.
Les motifs 4 et 2, entiers^ et la moitié du troisième, figurent au commencement de ce passage. La suite est formée par une
progression basée sur: IL l!j^ fE z: qui continue cette moitié du
troisième motif, puis, (comme Tindiqueni les petites barres i i)
par une autre progression dont ce petit membre de motif:
est le modèle.
Cette manière d'analyser les mélodies en les décomposant par petits motifs et même par fragments de motifs est, ainsi que les exercices que nous avons indiqués plus haut, d'une utilité incontestable pour rélève en ce sens qu'il apprend, par là, à donner une forme à la moindre idée mélodique qui se présente à son esprit, à la transformer, à la rendre, enfin, «meîUeurea comme disait Beethoven. Il ne faut donc pas dédaigner de se servir d'un procédé qui a pour efiTet de développer et fortifier les facultés d'invention, comme nous l'avons dit au commencement de ce chapitre. Mais il ne faut pas oublier que cette méthode de travail ne peut et ne doit être qu'un expédient pédagogique momentané qui peut se comparer aux lisières avec lesquelles on soutient et on dirige les premiers pas d'un enfant.
Aussitôt que l'élève aura acquis l'habitude de penser musicalement par lui-même, il devra laisser de côté un procédé qui ne pourrait être, alors, qu'une entrave pour sa fantaisie personnelle. D'ailleurs, des mélodies composées mécaniquement, mesure par mesure, seraient, forcément, des plus médiocres et paraîtraient insuffisantes même dans des morceaux d'ordre inférieur comme les danses, marches, etc.
La clarté, la symétrie dans le nombre de mesures des phrases, sont des lois fondamentales en musique. Mais, cependant, il ne faut pas tomber, à cet égard, dans une exagération qui amènerait la sécheresse et l'uniformité. Dans les œuvres des Maîtres on trouve des mélodies formées par les combinaisons les plus diverses quant au nombre des motifs. Il y en a de huit mesures qui renferment 5, 6 et même 7 motifs différents, tandis que d'autres n'en ont que quatre ou moins encore, comme certains thèmes de longue haleine que l'on ne peut diviser qu'en deux motifs. Chez Beethoven il n'est pas rare de rencontrer des thèmes qui ne se composent que d'un seul motif.
Au point où il est maintenant arrivé, Felève pent et doit faire quotidiennement les divers exercices que nous lui avons indiqués. Nous le supposons capable d'inventer quelques motifs à Faide desquels il pourra former un grand nombre de mélodies plus ou moins caractérisées. Quel est le jour où son imagination ne lui fournirait pas quelque membre de motif? ne fût-ce que:
Et, avec cette simple mesure, quel est l'élève qui,
ayant fait les études précédentes ne serait pas en état de former les suivantes?
AUegro.
Ce que peut devenir une telle suite (qui n'a pour origine que les deux notes ci-dessus) en passant de la forme mélodique à la réalisation en partition, le passage suivant, tiré du quatuor en fa maj. (Op. 59] de Beethoven va nous le montrer.
Mais nous nous empressons d'ajouter que, pour donner une telle extension â un élément si peu important, il faut une prodigieuse puissance de conception. Ayant d'en arriver là, un travail incessant est indispensable pour acquérir l'habileté technique sans laquelle les pensées les plus belles, les plus profondes ne pourraient être exprimées.
6i l'élève a suivi nos conseils et étudié la formation des mélodies d'après nos indications, les chapitres suivants, qui doivent
le faire pénétrer de plus en plus dans le domaine supérieur de l'art, ne lui offriront pas de trop grandes diffieultés si il est doué de quelque talent naturel.