CHAPITRE VmGT-ET-UNIÈME
Imitations.
Lorsque les séquences d'un modèle sont continuées dans la même partie, ce sont des srépétitionscc; quand elles sont attribuées à une autre partie, on les appelle «imitations.a
Les imitations sont une ressource précieuse pour donner de Fintérét au travail thématique. On les emploie dans tous* les genres de compositions et, surtout, dans le quatuor pour instruments à archet.
Avant de conduire l'élève jusqu'à la formation de morceaux entiers, il est nécessaire de lui faire faire une étude sérieuse des diverses sortes d'imitations, étude que nous tâcherons de lui faciliter autant' que possible.
Pour qu'il y ait imitation il faut au moins deux parties :.iuie partie faisant entendre le modèle (appelé aussi »sujet«} et une autre répondant par l'imitation.
Les imitations les plus simples et les plus faciles sont celles dans lesquelles la partie qui donne le modèle s'interrompt à l'entrée de la séquence. Ëx:
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Quoique ce cas se rencontre dans les œuvres des meilleurs Maîtres et qu'il en résulte un agréable dialogue entre les parties^ il est en somme assez rare, car, le plus souvent, le modèle est continué après l'entrée de la réponse en imitation. Ex:
Ce que la partie qai a proposé le modèle fait entendre pendant Pimitation s'appelle »le contre-sajet«; par conséquent le membive de motif qui, dans Fexemple précédent est encadré par < > , eût le contre-sujet de Pimitation qui se trouve à la partie inférieure. Étudions, maintenant, d'une manière détaillée et méthodique tout ce qui a trait aux imitations.
Interyalle auquel se fait limitation.
L'entrée de l'imitation à Vunisson (ou à l'octave] du modèle est la plus simple et la plus fréquemment employée. Mais cette entrée peut aussi se faire à n'importe quel intervalle, comme, par exemple, à la seconde mineure^ majeure ou augmentée^ sur tous les genres de tierces y quartes ^ quintes ^ etc. £x:
Longueur de l'Imitation.
Le modèle peut être:
Un membre de motif, comme dans l'exemple 623;
Un motif, comme dans l'exemple 624;
Une incise, comme:
Beethoven.
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Une phrase, comme:
686« Beethoven.
et, en général, toute idée musicale ayant un sens précis et facile à retenir.
Variantes dans limitation.
Le modèle peut être imité:
Par mouvement contraire.
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Par «augmentation».
Par «diminution».
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Plusieurs de ces variantes peuvent être employées en même temps, comme, par exemple:
Imitation par mouvement contraire et par diminution.
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Imitation sévère. Imitation libre.
Lorsqu'un modèle est imité exactement, c'est à dire quand l'imitation reproduit successivement tous les intervalles mélodiques qui le composent, (par exemple, la seconde mineure répondant à la seconde mineure, la tierce majeure, à la tierce majeure, etc.) on dît que l'imitation est »sévèrea. L'exemple 684 montre,
en a, 6, c, des imitations de ce genre. Nous en reparlerons plus tard.
Les imitations libres sont celles dans lesqueUes on ne s^astreint pas à répondre aux intervalles du modèle par des intervalles absolument semblables. Si, par exemple, la seconde majeure répond à la seconde mineure^ la tierce mineure^ à la tierce majeure^ on dit que Fimitation est i»Iibre«. A ce genre appartiennent les imitations qui ne sont pas désignées par une lettre dans l'exemple 624.
Imitation canonique.
On appelle ainsi Fimitation qui reproduit la suite du modèle^ c'est à dire le contre-sujet. Ex: