I. Prophylaxie
Les soins prophylactiques s'adressent surtout à la période puerpérale. Ils consistent principalement : à éviter les iraumatismes obstétricaux (soutien du périnée, application régulière du forceps, etc.); à pratiquer, s'il y alieu,la périnéorraphie immédiate; à favoriser l'involution puerpérale par un repos prolongé au lit ; à veiller à l'antisepsie des voies génitales, et à l'évacuation régulière de la vessie et du rectum.
Traitement médical.
11 ne convient guère qu'aux cas récents et légers : on conseillera il le décubitus dorsal, le siège relevé, ou des séances prolongées de i position genu-pectorale ; l'abstention de toute excitation sexuelle; : les bains généraux, et mieux, les bains de siège astringents et progressivement refroidis jusqu'à 10 ou 12» (Martin) ; les injections chaudes et astringentes, à 40 ou 45° ; le tamponnement au glycé-
rolé tannique, etc.
L'hydrothérapie, par son action tonique générale, peut avoii une certaine efficacité. Les courants continus ou interrompus et le massage local, semblent avoir donné un certain nombre de succès*
Les 'ceintures abdominales, en soutenant le paquet intestinal, diminuent la pression qu'il exerce sur l'utérus ; mais, pour atteindre ce but, elles doivent agir de bas en haut, à partir du pubis, et se c trouver fixées de telle sorte, qu'elles ne puissent remonter, sous > peine d'être plus nuisibles qu'utiles.
On ne doit recourir aux pessaires vaginaux que dans les cas ou i le plancher pelvien leur offre un point d'appui suffisant.
On donnera la préférence aux pessaires en anneau ou en gimblette, dans les cas moyens; aupessaire à air de Gariel dans les cas ■ plus accentués; aux pessaires à tige, montés sur des ceintures abdo-^ minales, dans les cas de prolapsus complet et ancien (von- 2« partie).