TROUBLES DR LA MENSTRUATION
malades (illes-niùiiies ne son! pas loujouis on élal do roconnaîli c l'époque réelle de leurs règles.
Le diagnostic doit être avant tout étiologique. G*esl vers 1 utérus que se dirigeront d'abord les investigations et, dans l'immense majorité des cas, on Irouvera, dans cet organe ou ses annexes, Ja cause delà ménorrhagie. Si l'examen local reste négatif, on recherchera l'affection générale à incriminer.
Traitement. — a. Le traitement actuel a poui' but de parer aux dangers immédiats ou prochains d'une perle excessive. Dans ce but, on conseille : le repos absolu, dans le décubiius dorsal, la tète basse et le siège élevé ; les irrigations vaginales froides, à condition qu'elles soient continues, ou mieux, chaudes (40 à 48"], prolongées et répétées, additionnées, au besoin, de perchlorure de fer; l'application d'une vessie de glace sur l'abdomen; l'ergot, par la bouche, ou ses dérivés, en injection hypodermique ; l'infusion de feuilles de digitale (10 centigr. pourl litre d'eau en vingt-quatre heures (Gallard) ; l'extrait fluide d'Hydrastis canadensis, l'antipyrine, le perchlorure de fer, etc. (voir : Traitement des fibj'omes)-
Si ces moyens sont insuffisants, on peut recourir au tamponnement vaginal antiseptique et métliodique, à la dilatation utérine qui donne parfois, dès la première laminaire, un résultat inespéré et poux'ra servir de premier temps à un tamponnement intrautérin ou à l'application de topiques hémostatiques dans la cavité utérine. On peut pratiquer, dans les cas graves, la ligature médiate et temporaire des artères utérines, à travers les culs-de-sac du vagin.
Ce n'est que très exceptionnellement, après échec des moyens précédents et des opérations intra-utérines, et pour des ménorrhagies symptomatiques de lésions sérieuses, que peut être autorisée l'intervention radicale de l'hystérectomie vaginale ou de la castration.
b. Le traitement préventif se confond avec celui de l'affection principale.
IV, — Dysméuorrbée.
Le terme dysménorrhée signifie : menstruation difficile et. s'applique, d'une manière générale, aux cas où les malaises ordinaires de la menstruation prennent une intensité morbide.
Étiologie et patiiogénie. - Nos connaissances sur la physiologie de la menstruation normale ne nous permettent encore que des hypothèses sur le mécanisme intime de certaines dysménorrhées. Ainsi en est-il j)our celles ont leur origine en dehors de
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l-uténis soil clans los lésions anue.violies, soiL dans les maladies ..•énéralès. D'autres, au contraire, s'expliquent facilement par une lésion de l'utérus. On peut donc, pour simplifier les anciennes divisions, un peu confuses, et, sans préjuger du niécamsme pa- Ihocvénique, admettre trois variétés cliniques de dysménorrhée : la .Ivsménorrhée cV origine annexie Ile, cVorigine utérine et de cause générale Ces trois variétés sont, du reste, souvent associées.
a Lhiménorrheé annexielle {ovarienne). - Le retard dans le développement des ovaires, ou le défaut de parallélisme dans 1 évolution de l'utérus oi des annexes; toutes les atl'ections des ovaires et des trompes; l'inflammation, récente ou ancienne, du péritoine pelvien, par l'influence secondaire qu'elle exerce sur ces organes ipériovarite et périsalpingite) ; le varicocèle pelvien; toutes les lumeurs et tuméfactions avoisinant l'utérus : toutes ces causes, par le trouble qu'elles apportent, directement ou secondan^enienl, à l'ovulation régulière, produisent une exagération ou une perturbation dans l'éi-éthisme de l'ovaire ou de l'utérus et, par suite, déterminent la dysménorrhée.
b. Dysmé7iorrhée utérine {mécanique, obstructive). - Elle dépend d'un obstacle, permanent, passager ou intermittent, apporté à l'écoulement du sang. Le spasme de l'oriticc interne (M. Duncan) [d. spasmodique) ; la sténose congénitale ou acquise du col (cautérisations, tumeurs cervicales) ; les déviations, surtout ^ les Ilexions et, en particulier, l'antéflexion, souvent associée au développement incomplel (le l'organe, à la sténose du col et à l'hyperesthésie de la muqueuse; les diverses vai-iélés de métrites, en raison de l'hypertrophie de la muqueuse et de la surabondance de l'exsudation sanguine, ou bien, par la perte d'élasticité du tissu utérin et par les compressions nerveuses (pii en résultent {forme Acléreuse, atrophie de l'utérus); les lumeurs diverses (librome, cancer, polype inira-utérin), surtout celles qui siègent au voisinage de l'orifice interne et l'obstruent : ces diverses causes agissent, soil en diminuant le calibriî du conduit cervico-utérin, soit en produisant un afflux d(! sang subit et disproportionné avec la voie d'écoulement, d'ailleurs normale. Les deux mécanismes vont, d'ailleurs, souvent de pair, de même que les lésions dont ils dépendent.
c. Dysménorrhée de cause générale. — Toutes les maladies générales capables de produire l'aménorrhée peuvent donner lieu, par des mécanismes divers, à la dysménorrhée.
Quant à la dysménorrhée membraneuse, c'est en réalité une forme de pseudométrite que nous étudierons ailleurs.
Les douleurs intermenstruelles, accompagnées, parfois, d'un