KYSTES DES GLANDES DE BARTIIOLIN
couche celluleuse très riche en vaisseaux (fig. 101). Pilliet (1) a tout dernièrement décrit un kyste du canal excréteur, dans lequel la poche principale était tapissée de plusieurs assises de cellules, dont les plus superficielles étaient muqueuses ; elle comprenait, dans sa paroi, des canaux secondaires en voie de transformation kystique et tapissés d'un épithélium semblable. Les faisceaux musculaires sousjacents du constricteur vaginal et les lobules glandulaires qui s'y trouvaient intriqués étaient plus ou moins atrophiés (fig. 102). Klob, puis Werth ont décrit des variétés kystiques multiloculaires dont la nature n'est pas bien déterminée.
Fig. 100. — Kyste à contenu muqueux de la glande vulvo-vaginale (grandeur naturelle)
(S. Bonnet et Paul Petit).
Les kystes en chapelet de Boys de Loury semblent être dus à la dilatation d'un certain nombre d'acini, le reste de la glande demeurant intact.
Les kystes de la glande vulvo-vaginale sont ordinairement unilatéraux et plus fréquents à gauche ; sur 34 cas, 29 fois ils siégeaient d'un seul côté, 18 fois à gauche et 11 fois à droite; dans 5 observations, les deux glandes étaient prises (Hugicr),
Symptômes.
Le début de ces kystes passe généralement inaperçu, car ils sont
(I) BuUet. de la Soc. anaiom,, 1893, fasc. 13.
indolents et se IjornenL à [)i'()fluire uni; certaine gène piMidanl !(• coït ou la marche.
S'agit-il d'un kyste du canal excréteur, son volume ne dépasse guère celui d'une aveline ou d'une noix. 11 siège à la base même de la petite lèvre qu'il déplisse, en faisant saillie sous la muqueuse vaginale qui glisse sur lui et laisse parfois deviner la transparence
Fie 101. — Coupe histologique d'un kvste à contenu muqueux, de la glande vulvo-vaginale (Grossissement de 50 diamètres) (Paul Petit et S. Bonnet). — A. couche cellulo-vasculaire externe ; B, paroi propre fdDro-élastique du kj ste ; G, cellules en dégénérescence colloïde.
du liquide. La tumeur, d'abord fusil'orme et à grand diamètre transversal, devient plus tard globuleuse. Elle est irréductible, mais souvent l'oriflce du conduit reste perméable à un mince stylet et la pression fait sourdre tout ou partie du liquide qui, bientôt, se reproduit.
Lorsque le kyste siège dans la glande même, on peut, au début, en saisissant celle-ci entre deux doigts, constater son augmenta-