II. Électro thérapie
U électrothérapie rend des services, à condition de ne pas kii demander plus qu'elle ne peut donner. Malgré de nombreuseassertions, il semble douteux que, sous son influence, un fibrome dûment constaté puisse disparaître définitivement; mais il est certain qu'on obtient souvent la suppression plus ou moins prolongée des hémorrhagies, la sédation des douleurs et des phénomènes de compression, parfois un arrêt, au moins temporaire, de l'accroissement de la tumeur, et môme une certaine diminution de son volume.
C'est un moyen précieux, lorsqu'une opération est refusée on contre-indiquée, dans les cas de tumeurs interstitielles ou sousnniqueuses, non polypoïdes. Mais les tumeurs pédiculées et kystiques échappent à son action.
L'électropuncture de la tumeur est généralemeni abandonnée; Apostoli l'emploie encore dans le cas de fibromes sous-muqueux obstruant la cavité utérine. Nous préférons cà la mélhode Danion (renouvelée de celle de Ghéron) l'électrolyse intra-utérine telle que l'a préconisée Apostoli. Pôle actif, intra-utérin, positif s'il s'agit d^obtenir des cfl'ets hémostaliques, négatif s'il s'agil d'une>ction séda-
FIBROMES.
tive ; intensité forte clans le premier cas, de 100 à 200 milliampères, et faible dans le second, 60 milliampères environ. Cependant Apostoli n'emploie guère plus aujourd'hui, comme pôle actif, que le pôle positif. Séances de 5 minutes, renouvelées deux fois par semaine et continuées généralement durant six semaines à deux mois.
Un pessaire, une ceinture, convenablement adaptés, peuvent, en soulevant la masse fibromateuse, faire disparaître ou atténuer les phénomènes de compression.