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PRONOSTIC, MARCHE ET TERMINAISON

On a cité quelques cas de guérison de kystes de l'ovaire par atrophie, à la suite de rupture de leur pédicule ou de l'évacuation de leur contenu; mais ils enti^ainent le plus généralement la mort au bout d'un temps plus ou moins long : la moyenne est de deux ans -pour le cysto-épithéliome (Quénu).

La terminaison fatale résulte des phénomènes décompression ou d'une complication : péj-itonite, hémorrhagie, suppuration, rupture, grossesse (23 p. 100 de mortalité pour la mère et 30 p. 100 pour l'enfant, d'après Rémy).

La généralisation ou la récidive auraient lieu dans la proportion de 2 à 3 p. 100. La récidive se fait le plus souvent dans le pédicule ou à la surface du péi itoine. Comme nous l'avons déjà dit, nous n'avons aucun critérium macroscopique ou histologique qui puisse nous permettre de la prévoir.

Le pronostic des kystes papillaires du ligament large est analogue à celui des kystes de l'ovaire de môme structure.

Les kystes parovariens, hyalins, sont de nature bénigne et toute leur importance réside dans les phénomènes de compression qu'ils engendrent.

Inutile d'insister snr les différences de gravité et de marche des tumeurs solides dont nous avons suffisamment spécifié la nature.

La ponction mérite d'être conservée comme moyen palliatif quand Vovariolomie est contre-indiquée d'une façon temporaire ou définitive.

Elle peut suffire à guérir les kystes hyalins du ligament large (1 fois sur 3, d'après Terrillon). Mais ces kystes se traitent généralement d'emblée par l'ablation qui, dans l'espèce, offre très peu de risques. Dans un certain nombre de cas où le kyste bombait franchement dans le vagin, Segond a obtenu un résultat suffisant de l'incision combinée à la résection de la poche.

L'ovariotomie ne donne plus,àrheure actuelle, quclO à 15 p. 100 de mortalité (Segond). Plus elle est précoce et plus elle a de chance de réussir. En dehors des contre-indications communes à toutes les grandes opérations (affections locales ou générales, susceptibles de provoquer la mort par elles-mêmes ou d'être aggravées par le traumatisme chirurgical), celles qui relèvent de la tumeur ellemême sont actuellement très restreintes. Les adhérences, dont on ne peut jamais apprécier au juste le degré, ne peuvent empêcher la laparotomie, mais si elles sont trop intimes, elles doivent arrêter à temps les manœuvres de libération. Les complications diverses dont nous avons parlé, torsion du pédicule, rupture, etc., ne peuvent que hâter l'intervention. L'épuisement, les phénomènes graves de compression, ne sont que des obstacles momentanés auxquels on opposera la médication générale et la ponction palliative.

Quant à la malignité des kystes de l'ovaire, nous savons combien elle est difficile à apprécier : aussi, quand bien même on aurait des raisons de croire à un véritable cancer, il ne faut pas hésiter à opérer, en poursuivant, sur le péritoine et les viscères, les proliférations secondaires du néoplasme.

Quand le kyste se complique de grossesse et qu'il est franchement abdominal, ou pelvi-ubdominal, tout le monde est actuellement d'accord pour l'enlever et, autant que possible, dans les cinq premiers mois.

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TUMEURS DES ANNEXES

S'il esL uniquement pelvien, on aura recours, pendant la grossesse, au simple refoulement de bas en haut, |)ai- le vagin ou le rectum ou, dans des cas plus graves, à Favortement provoqué. Pendant le travail, on essaiera encore du refoulement, de la ponction ou de l'incision au point le plus accessible. Au cas oîi reflet produit ne serait pas suffisant, recourir au forceps ou à la version, si l'enfant est vivant et si l'opéi'ation ne doit pas être trop laborieuse; à la craniotomie d'emblée, si elle se présente comme beaucoup plus facile et si l'enfant est mort, ou après échec de la version et du forceps. Si ces opérations diverses sont impraticables ou insuffisantes, il faudra opter entre l'ablation du kyste et l'opération césarienne.

Aux kystes du ligament rond convient l'incision simple ou l'extirpation.

Les tumeurs solides, aussi bien que les kystes, réclament l'ablation, à moins que leur fixité et l'infiltration des tissus voisins, jointes à la déchéance de l'état général, n'impliquent, tout à la fois, leur malignité et l'exceptionnelle gravité de l'opération. Celle-ci se fera, suivant les cas, par la voie vaginale ou par la voie abdominale, avecou sans morcellement.

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