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TROUOLES DE LA COPULATION

moral, en ce qu'elle csL pureineiiL charnelle: les deux variétés peuvent du reste s'associer. C'est la fureur utérine, Vhysteria libidinosa des anciens, et l'analogue du satyriasis, chez l'homme. L'onanisme et le saphisme en sont une expression et peuvent l'engendrer.

ÉTiOLOGiE. — Ce trouble est le plus souvent d'origine cérébrale; mais il peut avoir aussi son point de départ dans le système génital : d'où deux ordres de causes, souvent combinées :

a. Causes cérébrales. — On observe la nymphomanie : au début de la paralysie générale, dans les périodes d'excitation de l'épilepsie, de l'hystérie, de l'idiotie et d'autres vésanies, dont elle constitue un symptôme plus ou moins important. Elle peut dépendre aussi, chez des personnes à imagination trop vive, des causes diverses d'excitation cérébrale : lectures ou conversations éro tiques, fréquentation des bals, du théâtre, isolement et désœuvrement, attachement romanesque, etc. (Foville fds). Elle est parfois contagieuse dans les agglomérations féminines.

b. Cflwses génitales. —Les unes aont fonctionnelles, comme les excès de masturbation ou de coït normal (cause et elîet), la continence, succédant à l'habitude des plaisirs vénériens (veuvage), l'éréthisme produit par le molimen menstruel ou les premiers rapprochements. D'autres sont pathologiques , et mécaniques, en quelque sorte : dermatoses ou affections prurigineuses de la vulve, développement exagéré du clitoris et des petites lèvres, parasites (oxyures, pediculi, ascarides), abus des lavements et des drastiques.

Les diverses affections de l'appareil génital peuvent aussi produire l'exaltation du sens génésique (Foville fils).

Parmi les aphrodisiaques, la cantharide semble plus particulièrement capable d'agir dans le môme sens.

Bien que plus spéciale à la période d'activité génitale, la nymphomanie peut s'observer exceptionnellement dans l'enfance et la vieillesse. Les climats chauds, les tempéraments sanguins, le désœuvrement, etc., sont autant de causes prédisposantes, mais dune influence très relative.

Symptômes et diagnostic. — Lorsque la nymphomanie reconnaît pour cause un prurit local, elle peut tout d'abord être dominée ou dissimulée sousl'empire de la volonté ; mais la perturbation nerveuse survit souvent à la cause accidentelle et se comporte comme si elle était d'origine cérébrale, a La satisfaction du besoin vénérien devient l'unique objectif des pensées de la malade ; toutes ses sensations retentissent voluptueusement sur les organes sexuels: l'éréthisme persiste jusque dans le sommeil, et se manifeste par des

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