II. — HÉMOSTASE
1° Hémostase provisoire. — Pour obtenir Vkémoslase^'provisoire, au cours des opérations gynécologiques, on a généralement recours à la forcipressure directe (fig. 163 et 164) des vaisseaux ou à la forci-
Fig. 163. — 1, petites pinces de Péan pour la forcipressure directe; 2, petites pinces de Kœberlé pour la forcipressure directe ; 3, i, petites]pinces en cœur, et 5, petites pinces en T pour la forcipressure en masse.
pressure en masse (flg. 165), à Virrigation chaude et au tamponne^ ment.
Martin a conseillé de faire précéder l'hystérectomie cervicale oU totale de la ligature médiate des utérines à travers les culs-de-sac vaginaux .
Nous parlerons plus loin de la ligature élastique provisoire avant l'hystérotomie et l'hystérectomie.
2° Hémostase définitive. — A. Sutuke. — La sw/ure est le moyen d'hémostase le plus certain et le plus rapide, dans la plupart des opérations de petite gynécologie. En effet, les vaisseaux sectionnés pendant une opération sur le col, sur le vagin ou la vulve sont en général trop peu volumineux pour donner lieu à une hémorrhagiô
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inquiétante. Aussi, au lieu de perdre du temps à appliquer des pinces qui gênent les manœuvres, ou à l'aire des ligatures isolées, mieux vaut se hâter d'achever l'avivement et de suturer en
Fig. 164. — Grandes pinces (niodûle Collin) pour la forcipressure directe.
passant les premiers points au-dessous des vaisseaux qui donnent le plus.
B. Ligature directe. — La ligature directe a été particulièrement conseillée pour les vaisseaux du moignon utérin après l'hystérec-
536 RÉUNION ET HEMOSTASE.
Lomie et pour ceux des pédicules annexiels charnus et friables.
C. Ligature en masse. — La ligature en masse est d'un usage courant. Elle doit être perpendiculaire aux tissus qu'elle enserre, sans
Fig.
ou moins longs (ces derniers préfé-
1R3 — Pinces à longues branches et îi mors plus
■ rables), droits, courbes et coudés, pour la forcipressurc en masse.
uuoi elle glisse. D'uno façon générale, pourvu qu'elle ne soit lias trop grosse, la soie tressée plate est le meilleur agent de constriclion ; mais le caoutchouc permet d'entourer une plus grande quantité de tissus. , ,
La li-ature en masse ordinaire se compose d un nœud du chirur-
HÉMOSTASE.
gîen (lig. 162, n" 1) ou d'un nœud simple (plus facilement serré el fixé provisoirement avec une pince), surmontés, l'un ou l'autre, d'un deuxième nœud simple.
Lorsque le pédicule à serrer est mince, on se contente d'une ligature ainsi faite.
Fig. 106. — Aiguille montée, mousse, plus ou Fig. 167. — Aiguille de Deschamps moins courbe du bout, suivant son axe. pointue.
S'il est de moyen volume, on le traverse en son milieu avec une aiguille plus ou moins courbe du bout suivant son axe (fig. 166), ou avec une aiguille de Deschamps, pointue (fig. 167) ou
538 RÉUNION ET HÉMOSTASE.
mousse, suivant l'épaisseur cL la résisLance des tissus, et armée d'un lil double. Puis on sectionne l'anse en son milieu et on noue, de part et d'autre, les deux lils qui résultent de cette section, après les avoir entre-croisés (fig. 162, n" 2) ; ou bien, on a recours aux nœuds spéciaux de Bantock ou de L. Tail (fig. 162, n<"* 3 et 4).
Si le pédicule est très large, comme celui de certains kystes, on emploie la ligature en c/mme, à chaînons plus ou moins nombreux.
Fis 108 — Li-alure en cliaîne. — 1, première maniOre : on consLilue loules les anses avant de les "séparer (Wallicli) ; 2, deuxiùme manière : on sépare les anses à mesure; 3, les fils sont croisés, noués et prêts à être serrés.
Nous conseillons de la pratiquer de la façon suivante (fig. 168, n" 2) : On traverse une première fois le pédicule, près d'une de ses extrémités, avec l'aiguille armée d'un très long 111 double, à chefs inégaux; l'anse étant saisie et attirée dans une pince, on retire l'aiguille, sans la désenliler, en la faisant glisser sur le chef le plus long ; on sectionne le fil près de la pince, on saisit dans cette pince les deux chefs qui doivent être noués ensemble et, dans une autre pince, celui qui correspond à l'aiguille. On traverse de nouveau le pédicule avec l'aiguille qui