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CHAPITRE V

MASSAGE

Le massage gynécologique, appliqué judicieusement, avec méthode et douceur, après un diagnostic précis et par un médecin expérimenté, peut rendre des services.

Le reproche d'immoralité qu'on s'est plu à lui adresser n'est pas plus justifié qu'il ne le serait pour le simple toucher.

Nous pensons qu'il doit être réservé, à titre d'adjuvant, d'essai ou de palliatif, à certaines formes de métrite interstitielle avec peu d'écoulement; à l'hypertrophie subinvolutive de l'utérus; aux déviations mobiles ou légèrement adhérentes ; au prolapsus du premier degré, sans lésion notable du plancher pelvien; enfin et surtout, aux exsudais péri-utérins d'ancienne date et aux douleurs •pelviennes avec peu ou pas de lésions aj^préciables. Il est contrc-indiqué s'il existe un état aigu quelconque, une suppuration pelvienne, un soupçon de grossesse. Il ne peut rendre aucun service en cas de néoplasmes bénins ou malins.

Nous nous bornerons à donner un aperçu de la méthode de Thûre Brandt (2) qui commande, en somme, toutes les autres.

(!) Apostoli, Des conlributions nouvelles du IraitcmeuL électrique (raradiquc et galva nique), en gynécologie [Congrès internat, de gynicol. et d'obsi., de Bruxelles, 15 septembre 1802).

(2) Consulter, pour plus de détails : Stapfer, la Kinésithérapie gynécologique (Ann, de gijnécol. et d'ob.it., do août à octobre 1 892).

MASSAGE

Elle comporte l'emploi successif du massage proprement dit et d'une gymnastique spéciale. Les séances durent de trois à dix minutes, suivant le degré d'assuétude, et débutent par une exploration minutieuse. Elles sont quotidiennes ou bi-quolidiennes et sont continuées sans interruption, môme pendant les règles, surtout en cas d'adhérences. La durée totale du traitement varie de deux à trois mois et plus. La malade n'est pas obligée au repos.

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