INJECTIONS VAGINALES. B
C. Température des injections. — On n'emploie plus guère l'injection froide (0° à 12°; — en pratique, Lempéralure de la chambre). Quand elle est do courte durée, ses elTVIs anémiants sont inévitablement suivis d'une In'usque réaction; quand elle est prolongée, la contraction des vaisseaux est telle, que la circulation locale peut être à peu près arrêtée.
L'injection tiède, en elle-même, est légèrement calmante.
L'injection chaude est éminennnent résolutive. Son emploi, recommandé jadis par Trousseau, KiAvisch, Scanzoni, a été systématisé parEmmet. On commence par une température de 38" environ, pour arriver progressivement et rapidement, c'est-à-dire en quelques jours, à 4S°, 48° et même 50°. 11 faut tenir compte du rel'roidissement de 2° environ qui se produit dans la traversée du tuyau. Pour atténuer la sensibilité de la vulve, lors des premières injections, on peut enduire la région de vaseline, y appliquer un linge trempé dans l'eau froide, ou encore, user de l'un des appareils imaginés par Mathieu Ki^visch, Forster, etc.
D. CoiiPosiTiON Di:s INJECTIONS. — Suivaut le but qu'elles doivent remplir, les injections vaginales sont antiseptiques, astringentes, altérantes, stimulantes, dmollientes, narcotiques. Inutile d'ajouter qu'elles doivent toujours être aseptiques.
E. Accidents. — On a signalé des accidents plus ou moins graves, et même mortels, à la suite d'injections vaginales (More Madden,
. Paddock, Simons, Spath, etc.). Généralement ces accidents sont peu durables et de nature réflexe, consistent en douleurs vives, vomissements, syncope, etc., et résultent de la pénétration du liquide dans l'utérus et les trompes, en particulier, pendant la période puerpérale; ou bien, de la contusion d'annexés, enflammées ou simplement prolabées, par un jet liquide trop fort ou par la canule. Mais ils peuvent aussi dépendre d'une intoxication par la substance en dissolution, à la faveur d'un large ectropion du col ou d'une ulcération du vagin ou d'une inoculation septique par une canule malpropre.
F. Contre-indications. — Peut-on prescrire des injections pendant les règles? Les injections fi'oides sont susceptibles de détourner l'écoulement sanguin de sa voie normale ou de l'arrêter; mais les injections entre 30° et 38° sont parfaitement inofl'ensives et même très utiles lorsque le molimen menstruel survient au cours d'une infection subaiguë, surtout si cette infection est de nature blennorrhagique.
Dans tous les cas, il est d'une bonne hygiène de conseiller à toute femme déflorée, malade ou non, de prendre une injection
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tiède après la cessalion des règles et, dans leur intervalle, au moins une l'ois ])ar semaine.
L'Otat de virginUù ne contre-indique pas les injections vaginales. On conseillera seulement une canule de dimensions moindres et l'on insistera sur les conseils donnés plus haut pour éviter la surdistension du vagin et la rétention du li(iuide.