‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 200 sur 242 · VL — OPÉRATIONS POUR TUMEURS DU VAGIN · texte numérisé non relu

VL — OPÉRATIONS POUR TUMEURS DU VAGIN

i" Opérations pour kystes vaginaux,

La ponction suivie d'injection caustique est dangereuse si le kyste se prolonge dans le ligament large.

A part les contre-indications dont nous parlerons plus loin, Vextirpation totale est préférable à tout autre procédé. On incise la muqueuse et la capsule sur son grand axe et on énuclée la poche avec un instrument mousse, ce qui est relativement facile si les parois de la tumeur sont épaisses ; mais, le plus souvent, elles sont minces et le kyste se rompt: pour obvier à cet inconvénient, on peut recourir à l'injection préalable de blanc de baleine (Pozzi). La cavité déterminée par l'énucléalion est comblée par une suture en surjet ou à points séparés.

Si le kyste présente, avec la vessie ou le rectum, des adhérences telles, qu'on craigne d'ouvrir ces cavités en faisant l'énucléation complète, on se contentera de Vexciaion ptarliclle ; puis on réunira, par un ourlet, la paroi kystique restante à la muqueuse vaginale (Schroder), ou bien, on la tamponnera simplement à la gaze iodoformée.

C20 OPÉRATIONS SUR LE VAGIN

Si le kyslo osf, sil,u6 Irrs liaiil, l'fixlirpalion tolalo, et. m(*me la résection, peuvent être assez (lilTiciles, élanL donnée l'abondance de l'hémorrhagie. On se contentera donc le plus souvent, en pareil cas, de Vincision simple, suivie de curettage et de tamponnement à la gaze iodoformée.

Si le kyste a un prolongement élevé et si l'on suppose qu'il pénètre dans le ligament large (kyste Avolffi en), on excisera la partie inférieure saillante, on curettera le reste et on tamponnera à la gaze (Chalot).

2° Opérations pour tumeurs solides du vagin.

L'extirpation des tumeurs circonscrites (sessiles, interstitielles ou pédiculées) n'otTre rien de particulier.

Les tumeurs diffuses sont généralement de nature maligne et, dans ce cas, les tentatives de cure radicale n'offrent guère de chances de succès. On devra se contenter, le plus souvent, d'une extirpation partielle destinée à faciliter les pansements.

VIL — OPÉRATIONS POUR ATRÉSIE DU VAGIN t" Atrésie inférieure et limitée.

Lorsque l'atrésie siège immédiatement au-dessus de l'hymen et qu'elle est constituée par une cloison peu épaisse, on y pratique une incision transversale ou cruciale, ou bien, on l'excise (Voir : Opérations sur Vhymen, liv. II, chap. i).

2° Atrésie très étendue ou absence du vagin.

L'intervention est, en ce cas, beaucoup plus difficile et consiste à créer un vagin artificiel.

La malade étant dans la position de la taille, on introduit un cathéter dans la vessie et deux doigts dans le rectum ; on trace une incision transversale, rectiligne ou à concavité antérieure (Picqué), qui divise les téguments à égale distance de lu-' rèthre et de l'anus. Puis, avec un doigt ou une spatule, et à petits coups de bistouri, en combinant prudemment la dilacération et la dissection, on se fraye pas à pas une voie entre la vessie et le rectum, en se guidant constamment sur la sonde vésicale et les doigts reclaux. On est d'autant plus exposé à blesser la vessie, l'intestin ou le péi'iloin(! que l'on gagne davantage en jiroloiidciir.

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