‹ Traité pratique de gynécologieChapitre 201 sur 242 · RÉDUCTION DES DÉPLACEMENTS UTÉRINS · texte numérisé non relu

RÉDUCTION DES DÉPLACEMENTS UTÉRINS

On se trouve bientôt en présence de l'une des conditions suivantes :

L'atrésie n'est que partielle et on arrive dans un cul-de-sac vaginal vide.

Ou bien, il y a hématocolpos et l'on perçoit la poche remplie de sang: en ce cas, on y pratique d'abord une ponction, puis une incision quand on suppose l'évacuation à peu près complète.

Enfin, il peut y avoir absence totale du vagin, avec ou sans utérùs. Dans ce cas, on s'arrête à 6 ou 8 centimètres de profondeur, après avoir élargi autant que possible, dans le sens transversal, le conduit qu'on a créé. On peut s'en tenir là ; mais mieux vaut, comme l'a l'ait Picqué (1), revêtir de tégument le vagin artificiel, a.u moYen d'une autoplastie par glissemejit. On fait passer, par les extrémités de l'incision transversale du début, deux débridements latéraux en H ; on dissèque, d'une part, la muqueuse vestibulaire; de l'autre, la peau de la région inter-vulvo-anale ; enfin, l'on fait glisser les deux lambeaux ainsi obtenus sur les parois correspondantes du vagin artificiel et on les y maintient par des sutures. Un tamponnement à la gaze iodoformée est maintenu jusqu'à cicatrisation complète. Que l'on pratique ou non l'autoplastie, le résultat opératoire se maintient difficilement. Pour assurer autant que possible la perméabilité du conduit, on viendra en aide au coït en conseillant la dilatation fréquente à l'aide des doigts, des bougies d'IIégar ou de pessaires à air.

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