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II. — PESSAIRES ET LEUR MODE D'EMPLOI

A part un petit nombre de cas peu accentués, d'origine récente, traumatique ou puerpérale, les déplacements génitau.x ne peuvent être guéris par les pessaires. Ces appareils atténuent certainement les symptômes d'ordi-e mécanique, mais tendent à aggraver les lésions dont ceux-ci dépendent en distendant les parois vaginales et en provoquant ou ravivant l'inflammation.

Force est bien cependant de leur accorder quelque crédit, dans les cas où la malade ne veut ou ne peut se soumettre au traitement chirurgical.

Nous parlerons seulement des pessaires vaginaux qui n'agissent guère, en somme, qu'en provoquant la tersion du vagin. Les uns le tendent en masse (pessaire de Gariel) (fig. 217), d'autres par un mécanisme de levier (pessaire genre Hodge) (fig. 218), d'autres circulairement (pessaire de DumontpaUier) (fig. 219).

Contre-indications. — Les principales contre-indications à l'emploi de ces appareils consistent : dans l'inflammation péri-utérine, qui rend le déplacement irréductible et le pessaire insupportable; dans les lésions profondes du périnée, qui enlèvent à l'appareil sa base d'action; dans les érosions' vaginales, qui s'aggraveraient rapidement à son contact.

Composition des pessaires. — Les pessaires sont faits de caoutchouc durci, de celluloïde, d'aluminium, d'étain, de caoutchouc (sac à air de Gariel), de fil de cuivre recouvert de caoutchouc. Ces différentes substances, sauf la première, ont le grand inconvénient de s'incruster assez rapidement de sels calcaires, d'où lésions du vagin, enkystement de l'appareil. L'étain, le fil de cuivre recouvert de caoutchouc, ne servent ordinairement qu'à prendre la forme de l'appareil définitif. L'aluminium a pour lui sa légèreté. Schullze préfère le celluloïde.

Choix des pessaires. — Pour bien clioisir un pessaire. on mieux,

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