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LIVRE IV

LÉSIONS PARASITAIRES

1° ENTOPHYTES Muguet.

Le muguet de la muqueuse vaginale {Oidium nlbicans) s'observe, non seulement aux âges extrêmes de la vie et dans les états cachectiques, mais encore chez des femmes bien portantes, de vingt-cinq à trente-cinq ans et, particulièrement, sous l'influence de

la grossesse (de Sinéty).

Il se présente sous forme d'îlots grisâtres, tranchant, par leur coloration, sur le fond rouge violacé de la muqueuse ; ou bien, sous forme de larges plaques blanches.

Les symptômes, parfois très peu marqués, consistent en une sensation de chaleur, de cuisson, de fourmillement, exagérée, surtout la nuit, après la miction, la marche, le coït (de Sinéty). Le prurit est parfois insupportable et le sommeil impossible.

11 ne semble pas que la contagion se fasse jamais à l'homme par les rapprochements sexuels: et, en dehors des cas symptomatiques d'un état de cachexie, l'affection ne présente aucune

gravité. . , . ,

Le diagnostic, si jamais il était douteux, serait précise par 1 examen microscopique.

Le traitement consiste en badigeonnages au moyen d une solution de nitrate d'argent au 1/20, de subUmé au 1/tOOO, de sulfate de cuivre au 1/50 (Gasser) et en lavages alcalins.

Acné varioliforme.

Barthélémy a attiré l'attention sur la fréquence, à la vulve, de Vacné varioliforme {Molluscum contagiosum des Allemands), en parti-

ENTOPHYTES. l-J-i , ulier chez les prostituées. Cette lésion, d'origine psorospermigue

l'ig. 47. — Acnô varioliforme (Barthélémy).

(Renaul et Darier), a son siège dans les glandes sébacées de la lace externe des grandes lèvres et dos régions voisines (fig. 47).

LÉSIONS PARASITAIRES

Elle se présente sous forme de petites tumeurs arrondies, lisses, brillantes, perlées, plus transparentes que les verrues simples, avec lesquelles elles ont toujours été conlondues jusqu'ici. Ces éléments, qui se présentent au nombre de b, 15, 20 à la fois, ont d'abord une consistance ferme et peuvent atteindre le voluim^ d'une lentille, voire môme d'un pois. Ils peuvent s'enflammer, rougir, devenir douloureux et suppurer, ou bien, ils restent insensibles et stationnaires; mais ils ne rétrocèdent jamais (fig. 47).

Le mieux est de les traiter par le raclage ou l'excision, suivis do badigeonnage de la plaie à la teinture d'iode, ou mieux, au nitrate d'argent.

Actînomycose.

On connaît un cas d'actinomycose de la trompe (Zeinann). Le conduit était dilaté et rempli de pus dans lequel nageaient des masses d'actinomycètes.

Pelade, Tricophytie, Favus.

On a signalé, à la vulve, la pelade, qui peut exister en même temps au pubis et raser tous les poils, voire même, la tricophytie. le favus, etc.

2" ENTOZOAIRES

Trîcliomoiias.

Certains infusoires, le Trichomonas vaginalis, notamment, qui ont été assez souvent trouvés dans les sécrétions vaginales, ne semblent avoir aucune importance pathologique.

Oxyures.

Les oxyures vermiculaires émigrent parfois de l'anus à la vul\ e et dans le vagin, et causent un prurit intense. La leucorrhée et la vaginite peuvent résulter de leur présence et surtout des manœuvres de grattage.

Des injections d'infusion de tanaisieou de sublimé, des tampons imprégnés de glycérine phéniquée ou d'onguent mercuriel, ont assez rapidement raison de ces parasites et des lésions inflannnatoires secondaires.

ENTOZOAIRES.

Éléphantiasis.

Très rare dans nos climats, V éléphantiasis de la vulve (éléphan-

Fig. 48. — Éléphantiasis de la vulve.

tiasis des Arabes), dû à la présence, dans le sang, de la. Filaria san-

LÉSIONS PARASITAIRES

guinis hominis, détermine une augmentation de volume considérable des grandes lèvres (fig. 48), à laquelle participent, tout à la fois, l'hypergenôse du tissu conjonctif et les cctasies lymphatiques. Le diagnostic ne saurait guère être discuté.

Le seul traitement rationnel consiste dans l'ablation au bistouri, suivie de suture.

Kystes hydatiques.

Le kyste hydatique a été rencontré, au voisinage immédiat du vagin ou dans son intérieur, par Hil, Ebridge, Porak, etc., dans l'utérus, par Rokitansky, Graily Hewit, Bisch. On l'a également signalé dans l'ovaire.

Sang-sues.

11 est parfois arrivé que des sangsues, appliquées sur le col, se soient introduites dans la cavité utérine.

Une simple injection intra-utérine d'eau salée suffit à les expulser.

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